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Mon Frère,
Son Excellence le Président Yoweri Museveni,
Président de la République d’Ouganda,
C’est pour moi un réel plaisir de vous accueillir aujourd’hui, ainsi que la délégation qui vous accompagne, dans votre deuxième patrie, l’Égypte. Nous apprécions tout particulièrement cette visite, car elle s’inscrit dans le cadre des relations historiques qui unissent nos deux pays et nos deux peuples frères, liés par le lien éternel du Nil, rassemblés par des décennies de solidarité et de coopération dans divers domaines et instances.
Mesdames et Messieurs,
Les relations bilatérales égypto-ougandaises ont connu, ces dernières années, un développement notable, traduisant la solidité des liens et des intérêts communs qui nous unissent.
Au cours de nos entretiens aujourd’hui avec Son Excellence le Président Museveni, j’ai réaffirmé la volonté de l’Égypte de hisser ses relations avec l’Ouganda vers des horizons encore plus vastes, en espérant que cette visite marque le point de départ d’un nouveau partenariat authentique entre nos deux pays.
Nous avons assisté aujourd’hui à la signature de plusieurs mémorandums d’entente dans les domaines de la coopération technique dans le secteur de la gestion des ressources en eau, de la coopération agricole et alimentaire, de l’investissement, de l’exemption réciproque de visas d’entrée pour les titulaires des passeports officiels, et de la coopération diplomatique pour soutenir la création d’un institut diplomatique ougandais.
Nous avons également abordé les moyens d’activer la coopération économique et d’accroître le volume des échanges commerciaux entre les deux pays. Nous sommes convenus d’accélérer la création d’un Conseil d’hommes d’affaires conjoint et d’encourager les visites entre les communautés d’affaires, afin de contribuer à la réalisation des intérêts mutuels. À cet égard, un Forum économique conjoint se tiendra en marge de la visite pour identifier les opportunités d’investissement dans les deux pays et entamer des démarches concrètes et efficaces dans ce domaine.
Nous avons également évoqué les opportunités de coopération dans les domaines de la formation et du renforcement des capacités, tout en soulignant notre volonté de poursuivre la coopération dans la lutte contre les maladies vétérinaires, ainsi que notre intérêt croissant pour le secteur de l’énergie.
Sur le plan sécuritaire, nous sommes convenus de poursuivre la coopération en cours, notamment à la lumière des développements importants survenus à la suite de la récente visite du Commandant des forces de défense populaire ougandaises en Égypte, et de la décision de tenir annuellement le Comité de coopération militaire.
Mesdames et Messieurs,
Le Président Museveni et moi-même avons échangé nos vues sur le Nil, source de vie pour nos deux pays. Nous sommes convenus que la meilleure manière de gérer les relations entre les pays du bassin du Nil doit se fonder sur la nécessité de promouvoir l’intérêt mutuel, de préserver et de développer cette ressource vitale, et de coopérer dans un esprit de « prise en compte des intérêts de tous », tout en évitant de causer un préjudice, conformément aux règles du droit international.
Comme l’a si justement souligné Son Excellence le Président Museveni : « Sans préservation de l’environnement du bassin du Nil, il n’y aura rien à partager. »
Dans ce contexte, j’ai affirmé à Son Excellence le Président Museveni notre plein soutien aux efforts de développement en Ouganda, et des autres frères des pays du bassin sud du Nil. Outre, notre disposition à contribuer au financement du projet du barrage d’Angololo entre l’Ouganda et le Kenya à travers le mécanisme lancé par l’Égypte pour l’investissement dans les projets d’infrastructures dans le bassin du Nil, avec un financement initial de 100 millions de dollars.
Je suis également heureux d’annoncer la signature, aujourd’hui, d’un nouveau mémorandum d’entente dans le domaine de la gestion intégrée des ressources en eau, afin de capitaliser sur plus de vingt années de coopération entre les deux pays, dans le but de préserver l’environnement du fleuve Nil et de développer ses ressources, pour une valeur totale de 6 millions de dollars sur cinq ans, réaffirmant ainsi notre engagement constant à soutenir le développement en Ouganda et dans les autres pays frères du bassin du Nil.
Dans le même contexte, j’ai réaffirmé notre confiance dans le rôle constructif de l’Ouganda à la tête du processus de concertation au sein de l’Initiative du bassin du Nil, afin de restaurer l’inclusivité et de parvenir à un consensus entre les pays du bassin, dans l’intérêt de tous.
J’ai également souligné le rejet catégorique de l’Égypte face aux mesures unilatérales dans le bassin oriental du Nil, que nous avons toujours œuvré à considérer comme une source de coopération et non de conflit. Se trompe celui qui s’imagine que l’Égypte fermerait les yeux sur une menace existentielle à sa sécurité hydrique. Nous resterons vigilants et prendrons toutes les mesures garanties par le droit international afin de préserver les capacités existentielles de notre peuple.
Permettez-moi de m’arrêter un instant sur ce point, car cette question a fait l’objet d’une longue discussion avec le Président Museveni, en raison de sa sagesse et de sa longue expérience.
Nous sommes convenus que la question de l’eau est cruciale, et que le développement l’est tout autant. Notre position a été claire dès le début : nous n’avons jamais refusé le développement de nos partenaires et frères dans les pays du bassin du Nil. Nous n’avons aucune objection à ce que ce développement se fasse, à condition qu’il n’ait pas d’impact sur le volume ou la part des eaux qui parviennent à l’Égypte.
J’ai trouvé, dans la discussion avec Son Excellence Monsieur le Président, un point de vue qu’il convient de vous rapporter.
Son Excellence s’est interrogé : « Sommes-nous tous ensemble ? »
J’ai répondu que, bien entendu, nous sommes tous ensemble et qu’il n’y a aucun désaccord à ce sujet.
Le Président Museveni a indiqué que le volume d’eau qui tombe sur le bassin, qu’il s’agisse du Nil Bleu ou du Nil Blanc, atteint, selon les bases scientifiques, 1 600 milliards de mètres cubes par an. Ce volume se répartit entre, d’une part, les forêts et les marécages, d’autre part, l’eau utilisée pour l’agriculture, l’eau qui s’évapore, et l’eau qui alimente les nappes souterraines.
La faible partie restante est celle qui parvient au Nil Blanc et au Nil Bleu, soit environ 85 milliards de mètres cubes d’eau, dont nous parlons, ce qui représente environ 4 % des 1 600 milliards de mètres cubes.
Et lorsque nous demandons que ce volume d’eau parvienne à l’Égypte et au Soudan afin de permettre à nos peuples d’y vivre, étant donné que nous n’avons aucune autre source d’eau que celle-ci, cela signifie-t-il que nous rejetons le développement dans les pays du bassin ou que nous refusons qu’ils bénéficient des ressources hydriques dont ils disposent, que ce soit pour l’agriculture ou pour la production d’électricité ? Bien sûr que non, et je tiens à le confirmer ici, devant Son Excellence Monsieur le Président et devant vous: depuis le début, notre position n’a jamais été contre le développement, et nous n’avons jamais évoqué un « partage équitable » de l’ensemble des eaux, car cela impliquerait de discuter des 1 600 milliards de mètres cubes. Nous parlons seulement de la petite part restante, qui ne dépasse pas 4 à 5 %, et cela est fondamental.
Nous ne parlons pas en termes de « nous et eux », mais de « nous tous ».
Il ne s’agit pas seulement de l’Égypte et du Soudan d’un côté, et des autres de l’autre : nous vivons tous ensemble, nous nous développons ensemble, et nous coopérons pour la prospérité et la stabilité de nos pays.
C’est pourquoi je réaffirme que, pour l’Égypte, il n’existe pas d’alternative : comme le Président Museveni me l’a rappelé, en Ouganda, le nom de l’Égypte signifie « le jardin », et ce jardin n’a pas d’autre source d’eau que le Nil. Il n’y a pas de pluies en Égypte, et personne ne peut imaginer que nous renoncions à cette eau, car y renoncer reviendrait à renoncer à notre vie — et cela n’aura jamais lieu.
Je souhaitais évoquer ce point, et nous comptons beaucoup sur le comité des sept, sous la présidence de l’Ouganda, pour parvenir à un consensus permettant à tous de bénéficier et de coopérer au profit des pays du bassin. De nombreux pays sont confrontés à des situations similaires et sont parvenus à des ententes et à des accords profitant à toutes les parties. Nous aspirons, pour notre part, à parvenir à un tel résultat.
En lien avec ce point, Monsieur le Président, je tiens à préciser que celui qui reçoit des précipitations ne peut ressentir ce que vit celui qui n’en reçoit pas.
L’Égypte ne connaît pas de pluies, et le peuple égyptien éprouve une grande prudence et une vive inquiétude quant à la question de l’eau.
Je dis aux Égyptiens que je comprends parfaitement cette préoccupation et que j’assume, avec mes frères et les sages, à l’instar du Président Museveni, la responsabilité de trouver une solution qui ne porte jamais atteinte à la vie des Égyptiens.
L’Égypte est soumise à de fortes pressions sur ce sujet, et il est possible que la question de l’eau fasse partie d’une campagne de pressions visant à atteindre d’autres objectifs. Nous en sommes pleinement conscients. Je réaffirme une fois encore que nous nous opposons toujours à toute ingérence dans les affaires d’autrui, à toute manœuvre de déstabilisation et à toute entreprise de destruction. Nous sommes en faveur de la construction, de la coopération et du développement, car nos pays en Afrique ont déjà connu, des années durant, les affres des conflits et des affrontements.
Je rassure une nouvelle fois le peuple égyptien, si Allah le veut, à ce sujet : jamais nous ne permettrons que l’on porte atteinte aux ressources en eau dont dépendent 105 millions d’habitants, ainsi qu’environ 10 millions d’hôtes, que nous ne qualifions pas de réfugiés.
Ici, je tiens à réaffirmer que la conscience et la résilience du peuple égyptien constituent le pilier fondamental sur lequel je compte pour faire face à tout défi ou à toute menace potentielle.
Pour conclure, je vous remercie, et je remercie encore une fois Son Excellence le Président, en lui souhaitant la bienvenue dans son pays, l’Égypte.
Merci.
Mon Frère,
Son Excellence le Président Yoweri Museveni,
Président de la République d’Ouganda,
C’est pour moi un réel plaisir de vous accueillir aujourd’hui, ainsi que la délégation qui vous accompagne, dans votre deuxième patrie, l’Égypte. Nous apprécions tout particulièrement cette visite, car elle s’inscrit dans le cadre des relations historiques qui unissent nos deux pays et nos deux peuples frères, liés par le lien éternel du Nil, rassemblés par des décennies de solidarité et de coopération dans divers domaines et instances.
Mesdames et Messieurs,
Les relations bilatérales égypto-ougandaises ont connu, ces dernières années, un développement notable, traduisant la solidité des liens et des intérêts communs qui nous unissent.
Au cours de nos entretiens aujourd’hui avec Son Excellence le Président Museveni, j’ai réaffirmé la volonté de l’Égypte de hisser ses relations avec l’Ouganda vers des horizons encore plus vastes, en espérant que cette visite marque le point de départ d’un nouveau partenariat authentique entre nos deux pays.
Nous avons assisté aujourd’hui à la signature de plusieurs mémorandums d’entente dans les domaines de la coopération technique dans le secteur de la gestion des ressources en eau, de la coopération agricole et alimentaire, de l’investissement, de l’exemption réciproque de visas d’entrée pour les titulaires des passeports officiels, et de la coopération diplomatique pour soutenir la création d’un institut diplomatique ougandais.
Nous avons également abordé les moyens d’activer la coopération économique et d’accroître le volume des échanges commerciaux entre les deux pays. Nous sommes convenus d’accélérer la création d’un Conseil d’hommes d’affaires conjoint et d’encourager les visites entre les communautés d’affaires, afin de contribuer à la réalisation des intérêts mutuels. À cet égard, un Forum économique conjoint se tiendra en marge de la visite pour identifier les opportunités d’investissement dans les deux pays et entamer des démarches concrètes et efficaces dans ce domaine.
Nous avons également évoqué les opportunités de coopération dans les domaines de la formation et du renforcement des capacités, tout en soulignant notre volonté de poursuivre la coopération dans la lutte contre les maladies vétérinaires, ainsi que notre intérêt croissant pour le secteur de l’énergie.
Sur le plan sécuritaire, nous sommes convenus de poursuivre la coopération en cours, notamment à la lumière des développements importants survenus à la suite de la récente visite du Commandant des forces de défense populaire ougandaises en Égypte, et de la décision de tenir annuellement le Comité de coopération militaire.
Mesdames et Messieurs,
Le Président Museveni et moi-même avons échangé nos vues sur le Nil, source de vie pour nos deux pays. Nous sommes convenus que la meilleure manière de gérer les relations entre les pays du bassin du Nil doit se fonder sur la nécessité de promouvoir l’intérêt mutuel, de préserver et de développer cette ressource vitale, et de coopérer dans un esprit de « prise en compte des intérêts de tous », tout en évitant de causer un préjudice, conformément aux règles du droit international.
Comme l’a si justement souligné Son Excellence le Président Museveni : « Sans préservation de l’environnement du bassin du Nil, il n’y aura rien à partager. »
Dans ce contexte, j’ai affirmé à Son Excellence le Président Museveni notre plein soutien aux efforts de développement en Ouganda, et des autres frères des pays du bassin sud du Nil. Outre, notre disposition à contribuer au financement du projet du barrage d’Angololo entre l’Ouganda et le Kenya à travers le mécanisme lancé par l’Égypte pour l’investissement dans les projets d’infrastructures dans le bassin du Nil, avec un financement initial de 100 millions de dollars.
Je suis également heureux d’annoncer la signature, aujourd’hui, d’un nouveau mémorandum d’entente dans le domaine de la gestion intégrée des ressources en eau, afin de capitaliser sur plus de vingt années de coopération entre les deux pays, dans le but de préserver l’environnement du fleuve Nil et de développer ses ressources, pour une valeur totale de 6 millions de dollars sur cinq ans, réaffirmant ainsi notre engagement constant à soutenir le développement en Ouganda et dans les autres pays frères du bassin du Nil.
Dans le même contexte, j’ai réaffirmé notre confiance dans le rôle constructif de l’Ouganda à la tête du processus de concertation au sein de l’Initiative du bassin du Nil, afin de restaurer l’inclusivité et de parvenir à un consensus entre les pays du bassin, dans l’intérêt de tous.
J’ai également souligné le rejet catégorique de l’Égypte face aux mesures unilatérales dans le bassin oriental du Nil, que nous avons toujours œuvré à considérer comme une source de coopération et non de conflit. Se trompe celui qui s’imagine que l’Égypte fermerait les yeux sur une menace existentielle à sa sécurité hydrique. Nous resterons vigilants et prendrons toutes les mesures garanties par le droit international afin de préserver les capacités existentielles de notre peuple.
Permettez-moi de m’arrêter un instant sur ce point, car cette question a fait l’objet d’une longue discussion avec le Président Museveni, en raison de sa sagesse et de sa longue expérience.
Nous sommes convenus que la question de l’eau est cruciale, et que le développement l’est tout autant. Notre position a été claire dès le début : nous n’avons jamais refusé le développement de nos partenaires et frères dans les pays du bassin du Nil. Nous n’avons aucune objection à ce que ce développement se fasse, à condition qu’il n’ait pas d’impact sur le volume ou la part des eaux qui parviennent à l’Égypte.
J’ai trouvé, dans la discussion avec Son Excellence Monsieur le Président, un point de vue qu’il convient de vous rapporter.
Son Excellence s’est interrogé : « Sommes-nous tous ensemble ? »
J’ai répondu que, bien entendu, nous sommes tous ensemble et qu’il n’y a aucun désaccord à ce sujet.
Le Président Museveni a indiqué que le volume d’eau qui tombe sur le bassin, qu’il s’agisse du Nil Bleu ou du Nil Blanc, atteint, selon les bases scientifiques, 1 600 milliards de mètres cubes par an. Ce volume se répartit entre, d’une part, les forêts et les marécages, d’autre part, l’eau utilisée pour l’agriculture, l’eau qui s’évapore, et l’eau qui alimente les nappes souterraines.
La faible partie restante est celle qui parvient au Nil Blanc et au Nil Bleu, soit environ 85 milliards de mètres cubes d’eau, dont nous parlons, ce qui représente environ 4 % des 1 600 milliards de mètres cubes.
Et lorsque nous demandons que ce volume d’eau parvienne à l’Égypte et au Soudan afin de permettre à nos peuples d’y vivre, étant donné que nous n’avons aucune autre source d’eau que celle-ci, cela signifie-t-il que nous rejetons le développement dans les pays du bassin ou que nous refusons qu’ils bénéficient des ressources hydriques dont ils disposent, que ce soit pour l’agriculture ou pour la production d’électricité ? Bien sûr que non, et je tiens à le confirmer ici, devant Son Excellence Monsieur le Président et devant vous: depuis le début, notre position n’a jamais été contre le développement, et nous n’avons jamais évoqué un « partage équitable » de l’ensemble des eaux, car cela impliquerait de discuter des 1 600 milliards de mètres cubes. Nous parlons seulement de la petite part restante, qui ne dépasse pas 4 à 5 %, et cela est fondamental.
Nous ne parlons pas en termes de « nous et eux », mais de « nous tous ».
Il ne s’agit pas seulement de l’Égypte et du Soudan d’un côté, et des autres de l’autre : nous vivons tous ensemble, nous nous développons ensemble, et nous coopérons pour la prospérité et la stabilité de nos pays.
C’est pourquoi je réaffirme que, pour l’Égypte, il n’existe pas d’alternative : comme le Président Museveni me l’a rappelé, en Ouganda, le nom de l’Égypte signifie « le jardin », et ce jardin n’a pas d’autre source d’eau que le Nil. Il n’y a pas de pluies en Égypte, et personne ne peut imaginer que nous renoncions à cette eau, car y renoncer reviendrait à renoncer à notre vie — et cela n’aura jamais lieu.
Je souhaitais évoquer ce point, et nous comptons beaucoup sur le comité des sept, sous la présidence de l’Ouganda, pour parvenir à un consensus permettant à tous de bénéficier et de coopérer au profit des pays du bassin. De nombreux pays sont confrontés à des situations similaires et sont parvenus à des ententes et à des accords profitant à toutes les parties. Nous aspirons, pour notre part, à parvenir à un tel résultat.
En lien avec ce point, Monsieur le Président, je tiens à préciser que celui qui reçoit des précipitations ne peut ressentir ce que vit celui qui n’en reçoit pas.
L’Égypte ne connaît pas de pluies, et le peuple égyptien éprouve une grande prudence et une vive inquiétude quant à la question de l’eau.
Je dis aux Égyptiens que je comprends parfaitement cette préoccupation et que j’assume, avec mes frères et les sages, à l’instar du Président Museveni, la responsabilité de trouver une solution qui ne porte jamais atteinte à la vie des Égyptiens.
L’Égypte est soumise à de fortes pressions sur ce sujet, et il est possible que la question de l’eau fasse partie d’une campagne de pressions visant à atteindre d’autres objectifs. Nous en sommes pleinement conscients. Je réaffirme une fois encore que nous nous opposons toujours à toute ingérence dans les affaires d’autrui, à toute manœuvre de déstabilisation et à toute entreprise de destruction. Nous sommes en faveur de la construction, de la coopération et du développement, car nos pays en Afrique ont déjà connu, des années durant, les affres des conflits et des affrontements.
Je rassure une nouvelle fois le peuple égyptien, si Allah le veut, à ce sujet : jamais nous ne permettrons que l’on porte atteinte aux ressources en eau dont dépendent 105 millions d’habitants, ainsi qu’environ 10 millions d’hôtes, que nous ne qualifions pas de réfugiés.
Ici, je tiens à réaffirmer que la conscience et la résilience du peuple égyptien constituent le pilier fondamental sur lequel je compte pour faire face à tout défi ou à toute menace potentielle.
Pour conclure, je vous remercie, et je remercie encore une fois Son Excellence le Président, en lui souhaitant la bienvenue dans son pays, l’Égypte.
Merci.