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73ème session de l'Assemblée générale de l'ONU

Au nom de Dieu le Miséricordieux

Madame la présidente,

Je voudrais vous féliciter pour votre accession à la présidence de la 73e session de l'Assemblée générale des Nations Unies (ONU) et j'exprime mon appréciation à M. Miroslav Lajčák pour ses efforts effectués au cours de sa présidence de la session précédente.

Je voudrais également vous saluer pour votre choix du thème du débat général de cette session, c'est un besoin impérieux de favoriser l'engagement et la contribution des pays membres de l'ONU à la promotion de la place et du rôle de cette instance qui constitue la base primordiale d'un ordre international juste et efficace reposant sur l'équilibre des intérêts et des responsabilités, le respect de la souveraineté et la propagation de la culture de la paix tout en transcendant le racisme, l'extrémisme et la violence et réalisant le développement durable.

Telles sont les valeurs ayant régi la politique égyptienne vis-à-vis des Nations Unies depuis notre participation (l'Egypte) à sa création - sept ayant déjà été - et pendant les six fois où l'Egypte a été élée membre du Conseil Sécurité de l'ONU, la dernière en date 2016/2017.

Ces valeurs ont également joué un rôle catalyseur dans la participation dynamique de l'Egypte aux opérations de maintien de la paix des nations unies, la positionnant 7e plus grand contributeur au monde à ces opérations.

Partant de cette conviction sans borne en les valeurs et le rôle de l'ONU, j'estime qu'il nous incombe d'admettre que le système onusien souffre d'une certaine déviation, ce qui a beaucoup d'ombre sur sa crédibilité auprès de plusieurs peuples notamment dans les régions arabe et africaine, au cœur desquelles l'Egypte existe.

Comment pouvez-nous blâmer un Arabe qui s'interroge sur la crédibilité de l'ONU et sur ses valeurs, alors que sa région est confrontée aux dangers de démantèlement et d'effondrement d'État-nation au profit d'une vague de terrorisme et de conflits sectaires qui épuisent les ressources des peuples arabes, ou encore qui se demande sur les raisons pour le peuple palestinien n'a pas obtenu jusqu'à présent ses droits légitimes pour vivre avec dignité et paix dans un Etat indéendendant ref , ses espoirs et ses aspirations?

Est-il possible de considérer qu'un citoyen africain "exagère" s'il se plaint de l'inefficacité de l'ONU face aux souffrances de son continent à cause d'un système économique qui favorise la pauvreté et les inégalités, reproduit es crises sociales et politiques et n'offrent que de perspectives au développement et au progrès?

Je vous transmets les interrogations de nos peuples partant de la présidence de l'Égypte du G 77 et de la Chine, groupe qui englobe la majorité de la population de cette planète et a le plus grand intérêt à la revitalisation du rôle de l'Organisation des Nations-Unies. Les pays en développement ne peuvent pas exister au sein d'un ordre international non régi par la loi et les nobles principes sur les nations-unies ont été établies, et être en proie à la polarisation et aux tentatives de certains de dominer l ' ordre international et d'imposer leurs orientations aux membres de la communauté internationale.

A la fin, je vais résumer la vision de l'Égypte en trois principes à respecter et en trois questions prioritaires pour que récupéré son efficacité et son rôle.

Le premier de ces principes

Il est hors de question de parler de la revitalisation de l'ordre international si son unité
fondamentale - c'est à dire l'État - nation reposant sur les principes de la citoyenneté,
de la démocratie et de l'égalité - est menacé de désintégration, je dis ces propose au au vu expune égyptienne unique, l'expérience d'un peuple qui a déployé d'énormes efforts livrer restaurer son etat et sauver son identité et qui a choisi l'État-nation capable et équitable, soit par la voie vers la réforme, la liberté, le développement et la dignité.

Le démantèlement des Etats sous le coup des guerres civiles et des loyautés sectaires en tant qu'une alternative à l'identité nationale, à l'origine des phénomènes les plus graves du monde contemporain, tels que les conflits armés, la traite des êtres humains , l'immigration clandestine, la criminalité organisée et le trafic d'armes et de drogue.

Il ne fait aucun doute que la région arabe est l'une des parties du monde la plus exposée aux risques de démantèlement de l'État-nation, ce qui engendrera un terreau propice au terrorisme et à l'exacerbation des conflits sectaires, raison pour dont le maintien de l'intégrité de l'État et sa réforme constituant une priorité majeure de la politique extérieure de l'Égypte dans la région arabe.

Il n'y a pas d'émission à la crise en Syrie et au désastre au Yémen, que par la récupération de l'État-nation, la préservation de leur souveraineté et l'intégrité de leurs institutions et la réalisation des aspirations légitimes de leurs citoyens.

L’Égypte est à l’avant-garde des pays soutenant la solution politique proposée par l’ONU vis-à-vis de la Syrie et du Yémen; elle rejette toute exploitation des crises de ces deux pays frères au profit des convoitises et des interventions régionales et leur transformation en incubateurs du terrorisme, de l’extrémisme et du sectarisme.

Le principe est le même dans notre politique envers la Libye où l'Egypte joue un rôle pivot pour soutenir la reconstruction de cet Etat, notamment en ce qui concerne l'unification de son institution militaire pourqu'elle soit apte à défendre la Libye et éradiquer les dangers terroristes.

Et nous ne devons pas oublier qu'un an s'est écoulé depuis l'adoption de l'initiative de l'ONU sur le règlement global de la crise libyenne, sans progrès réel sur le terrain. Ce qui nous impose de renouveler notre engagement sans failles à la solution politique conformément aux termes de l'initiative. Alors, Il est hors de question d'évoquer les règlements partiels en Libye, en Syrie et au Yémen. Les crises majeures nécessitent des solutions globales, et non partielles, si nous voulons freiner l'épuisement des humains et des ressources et amorcer la phase de la construction.

Madame la Présidente,

Le deuxième principe est l'engagement à trouver des solutions pacifiques durables aux conflits internationaux. C'est la principale justification de la création des Nations Unies. Malgré les efforts de l'organisation internationale dans de nombreux conflits, tels que le Soudan du Sud, l'Afrique centrale et le Mali, il ne fait aucun doute que ces efforts sont encore incomplets pour trouver le règlement final des conflits.

Il est urgent de mobiliser des ressources pour aider les pays sortant d'un conflit à remettre en état leurs institutions et à commencer la reconstruction et le développement. Le principal problème est que ce principe se traduise par un soutien spécifique aux efforts nationaux pour surmonter les conflits et construire des États en fonction de leurs priorités, tout en évitant l'imposition de modèles de gouvernance ou de développement importés, ou l'ingérence dans les affaires intérieures des États et une violation de leur souveraineté.

Nous ne pouvons pas parler du règlement des différends en tant que principe fondateur de l'Organisation des Nations Unies et indication de sa crédibilité, sans évoquer la question palestinienne, qui témoigne de l'incapacité du système international à trouver une solution juste fondée sur la légitimité internationale et les résolutions des Nations Unies, qui garantissent l'établissement de l'État palestinien avec Jérusalem-Est comme capitale. Les termes de référence d'une solution juste et les déterminants du règlement final sont connus, et il n'y a pas de place pour perdre du temps dans un différend à ce sujet. Ce qui est requis, c'est la volonté politique de reprendre les négociations et de parvenir à un règlement conformément à ces références. Je répéterai ici ce que j'ai mentionné les années précédentes sur ce podium, que les mains des Arabes sont toujours tendues en paix, et nos peuples méritent de tourner cette triste page de son histoire.

Madame la Présidente,

Le troisième principe est l'engagement à réaliser un développement global et durable en tant que condition nécessaire à un ordre mondial stable et le meilleur moyen de prévenir les conflits armés et les crises humanitaires.

Tout en se félicitant du consensus auquel nous sommes tous parvenus dans le cadre des Nations Unies sur le Programme de développement durable à l'horizon 2030, la mise en œuvre des promesses de ce plan ambitieux nécessite de s'attaquer au problème du financement du développement en créant un climat international approprié pour le flux des ressources nécessaires sans conditions et en soutenant les efforts nationaux de mobilisation de financements pour le développement. La réforme de la structure du système économique et financier mondial est devenue irréversible. Nous comptons sur les Nations Unies comme un forum pour développer des idées pour réaliser cette réforme, en particulier en ce qui concerne la recherche de mécanismes pour arrêter les flux financiers illicites en provenance des pays en développement et faciliter la restauration de ces ressources vitales pour leurs propriétaires.

Madame la Présidente,

L'engagement international de préserver l'État national, le règlement pacifique des différends et d'intensifier la coopération pour parvenir à un développement global et remédier aux déséquilibres du système économique mondial sont des conditions nécessaires à toute discussion sérieuse sur l'opérationnalisation du système des Nations Unies et le rétablissement de sa crédibilité.

Dans ce contexte, il y a également trois questions fondamentales qui représentent les priorités nécessaires pour l'application de ces principes, puis pour déterminer la crédibilité et l'avenir de l'ONU et du système international dans son ensemble, à savoir:

Premièrement: Renforcer le partenariat entre l’ONU et les organisations régionales. Je suis particulièrement intéressé à souligner l'expérience réussie du partenariat entre les Nations Unies et l'Union africaine, en tant que modèle de partage des charges et de bénéficier des avantages comparatifs de chaque partie pour faire face aux défis complexes de notre continent, qui est le principal objectif des efforts internationaux dans le domaine du maintien de la paix, de la consolidation de la paix, de l'aide humanitaire et de l'aide au développement. Alors que l'Égypte s'approche de la présidence de l'Union africaine en 2019, nous attendons avec intérêt d'activer le partenariat stratégique entre l'Union et les Nations Unies par le biais de programmes avec des retours tangibles sur le continent, et de s'appuyer sur les progrès accomplis pour relancer la politique de l'Union africaine pour la reconstruction et le développement post-conflit, y compris l'Égypte qui héberge le Centre de mise en œuvre de l'Union africaine. Cette politique, ainsi que le Centre Sahel-Sahara de lutte contre le terrorisme.

Deuxièmement: achever les travaux visant à mettre en œuvre l'initiative lancée par l'Égypte lors de son adhésion au Conseil de sécurité des Nations Unies afin de créer un cadre international complet pour l'élaboration de politiques et de cadres de coopération pour lutter contre le terrorisme. Dans ce contexte, nous nous félicitons de l'initiative du Secrétaire général de tenir la conférence des Nations Unies contre le terrorisme en juin dernier, après la fin de l'examen périodique de la stratégie des Nations Unies pour lutter contre le terrorisme.

Comme vous le savez, depuis le début de cette année, l'Égypte a lancé l'opération globale "Sinaï 2018" pour lutter contre le terrorisme et le vaincre de manière permanente, grâce à une stratégie qui aborde les aspects sécuritaires, idéologiques et développementaux. Sur la base de cette expérience et de l'expérience de l'Égypte dans le soutien à la lutte contre le terrorisme au Moyen-Orient et en Afrique, je peux vous assurer que le volume de financement, la qualité de l'armement, de la formation et des moyens de communication obtenus par les groupes extrémistes, ainsi que la clémence dans les mouvements et les voyages des combattants terroristes étrangers, indiquent que non Il est impératif de construire un système mondial de lutte contre le terrorisme partout où il existe et de confronter quiconque le soutient de quelque manière que ce soit.

Troisièmement: combler les principales lacunes dans la manière dont la communauté internationale traite les questions des droits de l'homme. Il n'y a aucun moyen de restaurer la crédibilité de l'Organisation des Nations Unies tant que des millions de personnes continuent de souffrir d'une pauvreté extrême, de vivre sous occupation étrangère ou d'être victimes du terrorisme et des conflits armés.

La protection des droits de l'homme ne sera pas assurée par la diffamation des médias, la politisation des mécanismes des droits de l'homme et l'ignorance d'un traitement équitable dans tous les domaines des droits de l'homme, y compris les droits économiques, sociaux et culturels.

L'Égypte possède une base constitutionnelle solide pour la protection des droits de l'homme dans son sens le plus complet, et a connu des sauts spécifiques dans le domaine de l'autonomisation des femmes et des jeunes, de sorte que les femmes occupent 25% des postes ministériels et plus de 15% des sièges au Parlement, et les jeunes comptent sur divers postes de direction dans L'État et les conférences internationales de la jeunesse organisées chaque année en Égypte sont devenus un forum régulier et constant de communication entre les jeunes et de diffusion de leurs préoccupations et priorités. Nous avons l'intention de placer la question de l'autonomisation économique des femmes, ainsi que celle des jeunes et des questions scientifiques, technologiques et d'innovation, au premier plan de la présidence égyptienne du Groupe des 77 et de la Chine, en tant que modèle pratique pour mettre en œuvre notre engagement envers un concept global pour faire avancer les situations des droits de l'homme au sens le plus large.

Madame la Présidente,

L'Égypte, comme l'écrasante majorité des peuples et des pays du monde, a un intérêt certain à restaurer la crédibilité de l'action multilatérale internationale et le rôle des Nations Unies comme locomotive. Nous pensons que l’organisation est capable de surmonter le scepticisme quant à sa pertinence et sa crédibilité en rétablissant les nobles principes sur lesquels se fonde la charte de l’organisation et en travaillant conformément aux priorités qu’elle a abordées, qui reflètent les aspirations de nos peuples. Ce n’est qu’ainsi que notre Organisation retrouvera sa crédibilité et nos peuples rétabliront leur confiance dans un avenir fondé sur la paix, la coopération et le respect de l’autre.

Merci de votre aimable attention et que Dieu nous bénisse ainsi que vous pour le bien de tous nos peuples.

Vive l'Egypte ... Vive l'Egypte ... Vive l'Egypte. "

 

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25 / 09 / 2018 - 25 / 09 / 2018

73ème session de l'Assemblée générale de l'ONU

Au nom de Dieu le Miséricordieux

Madame la présidente,

Je voudrais vous féliciter pour votre accession à la présidence de la 73e session de l'Assemblée générale des Nations Unies (ONU) et j'exprime mon appréciation à M. Miroslav Lajčák pour ses efforts effectués au cours de sa présidence de la session précédente.

Je voudrais également vous saluer pour votre choix du thème du débat général de cette session, c'est un besoin impérieux de favoriser l'engagement et la contribution des pays membres de l'ONU à la promotion de la place et du rôle de cette instance qui constitue la base primordiale d'un ordre international juste et efficace reposant sur l'équilibre des intérêts et des responsabilités, le respect de la souveraineté et la propagation de la culture de la paix tout en transcendant le racisme, l'extrémisme et la violence et réalisant le développement durable.

Telles sont les valeurs ayant régi la politique égyptienne vis-à-vis des Nations Unies depuis notre participation (l'Egypte) à sa création - sept ayant déjà été - et pendant les six fois où l'Egypte a été élée membre du Conseil Sécurité de l'ONU, la dernière en date 2016/2017.

Ces valeurs ont également joué un rôle catalyseur dans la participation dynamique de l'Egypte aux opérations de maintien de la paix des nations unies, la positionnant 7e plus grand contributeur au monde à ces opérations.

Partant de cette conviction sans borne en les valeurs et le rôle de l'ONU, j'estime qu'il nous incombe d'admettre que le système onusien souffre d'une certaine déviation, ce qui a beaucoup d'ombre sur sa crédibilité auprès de plusieurs peuples notamment dans les régions arabe et africaine, au cœur desquelles l'Egypte existe.

Comment pouvez-nous blâmer un Arabe qui s'interroge sur la crédibilité de l'ONU et sur ses valeurs, alors que sa région est confrontée aux dangers de démantèlement et d'effondrement d'État-nation au profit d'une vague de terrorisme et de conflits sectaires qui épuisent les ressources des peuples arabes, ou encore qui se demande sur les raisons pour le peuple palestinien n'a pas obtenu jusqu'à présent ses droits légitimes pour vivre avec dignité et paix dans un Etat indéendendant ref , ses espoirs et ses aspirations?

Est-il possible de considérer qu'un citoyen africain "exagère" s'il se plaint de l'inefficacité de l'ONU face aux souffrances de son continent à cause d'un système économique qui favorise la pauvreté et les inégalités, reproduit es crises sociales et politiques et n'offrent que de perspectives au développement et au progrès?

Je vous transmets les interrogations de nos peuples partant de la présidence de l'Égypte du G 77 et de la Chine, groupe qui englobe la majorité de la population de cette planète et a le plus grand intérêt à la revitalisation du rôle de l'Organisation des Nations-Unies. Les pays en développement ne peuvent pas exister au sein d'un ordre international non régi par la loi et les nobles principes sur les nations-unies ont été établies, et être en proie à la polarisation et aux tentatives de certains de dominer l ' ordre international et d'imposer leurs orientations aux membres de la communauté internationale.

A la fin, je vais résumer la vision de l'Égypte en trois principes à respecter et en trois questions prioritaires pour que récupéré son efficacité et son rôle.

Le premier de ces principes

Il est hors de question de parler de la revitalisation de l'ordre international si son unité
fondamentale - c'est à dire l'État - nation reposant sur les principes de la citoyenneté,
de la démocratie et de l'égalité - est menacé de désintégration, je dis ces propose au au vu expune égyptienne unique, l'expérience d'un peuple qui a déployé d'énormes efforts livrer restaurer son etat et sauver son identité et qui a choisi l'État-nation capable et équitable, soit par la voie vers la réforme, la liberté, le développement et la dignité.

Le démantèlement des Etats sous le coup des guerres civiles et des loyautés sectaires en tant qu'une alternative à l'identité nationale, à l'origine des phénomènes les plus graves du monde contemporain, tels que les conflits armés, la traite des êtres humains , l'immigration clandestine, la criminalité organisée et le trafic d'armes et de drogue.

Il ne fait aucun doute que la région arabe est l'une des parties du monde la plus exposée aux risques de démantèlement de l'État-nation, ce qui engendrera un terreau propice au terrorisme et à l'exacerbation des conflits sectaires, raison pour dont le maintien de l'intégrité de l'État et sa réforme constituant une priorité majeure de la politique extérieure de l'Égypte dans la région arabe.

Il n'y a pas d'émission à la crise en Syrie et au désastre au Yémen, que par la récupération de l'État-nation, la préservation de leur souveraineté et l'intégrité de leurs institutions et la réalisation des aspirations légitimes de leurs citoyens.

L’Égypte est à l’avant-garde des pays soutenant la solution politique proposée par l’ONU vis-à-vis de la Syrie et du Yémen; elle rejette toute exploitation des crises de ces deux pays frères au profit des convoitises et des interventions régionales et leur transformation en incubateurs du terrorisme, de l’extrémisme et du sectarisme.

Le principe est le même dans notre politique envers la Libye où l'Egypte joue un rôle pivot pour soutenir la reconstruction de cet Etat, notamment en ce qui concerne l'unification de son institution militaire pourqu'elle soit apte à défendre la Libye et éradiquer les dangers terroristes.

Et nous ne devons pas oublier qu'un an s'est écoulé depuis l'adoption de l'initiative de l'ONU sur le règlement global de la crise libyenne, sans progrès réel sur le terrain. Ce qui nous impose de renouveler notre engagement sans failles à la solution politique conformément aux termes de l'initiative. Alors, Il est hors de question d'évoquer les règlements partiels en Libye, en Syrie et au Yémen. Les crises majeures nécessitent des solutions globales, et non partielles, si nous voulons freiner l'épuisement des humains et des ressources et amorcer la phase de la construction.

Madame la Présidente,

Le deuxième principe est l'engagement à trouver des solutions pacifiques durables aux conflits internationaux. C'est la principale justification de la création des Nations Unies. Malgré les efforts de l'organisation internationale dans de nombreux conflits, tels que le Soudan du Sud, l'Afrique centrale et le Mali, il ne fait aucun doute que ces efforts sont encore incomplets pour trouver le règlement final des conflits.

Il est urgent de mobiliser des ressources pour aider les pays sortant d'un conflit à remettre en état leurs institutions et à commencer la reconstruction et le développement. Le principal problème est que ce principe se traduise par un soutien spécifique aux efforts nationaux pour surmonter les conflits et construire des États en fonction de leurs priorités, tout en évitant l'imposition de modèles de gouvernance ou de développement importés, ou l'ingérence dans les affaires intérieures des États et une violation de leur souveraineté.

Nous ne pouvons pas parler du règlement des différends en tant que principe fondateur de l'Organisation des Nations Unies et indication de sa crédibilité, sans évoquer la question palestinienne, qui témoigne de l'incapacité du système international à trouver une solution juste fondée sur la légitimité internationale et les résolutions des Nations Unies, qui garantissent l'établissement de l'État palestinien avec Jérusalem-Est comme capitale. Les termes de référence d'une solution juste et les déterminants du règlement final sont connus, et il n'y a pas de place pour perdre du temps dans un différend à ce sujet. Ce qui est requis, c'est la volonté politique de reprendre les négociations et de parvenir à un règlement conformément à ces références. Je répéterai ici ce que j'ai mentionné les années précédentes sur ce podium, que les mains des Arabes sont toujours tendues en paix, et nos peuples méritent de tourner cette triste page de son histoire.

Madame la Présidente,

Le troisième principe est l'engagement à réaliser un développement global et durable en tant que condition nécessaire à un ordre mondial stable et le meilleur moyen de prévenir les conflits armés et les crises humanitaires.

Tout en se félicitant du consensus auquel nous sommes tous parvenus dans le cadre des Nations Unies sur le Programme de développement durable à l'horizon 2030, la mise en œuvre des promesses de ce plan ambitieux nécessite de s'attaquer au problème du financement du développement en créant un climat international approprié pour le flux des ressources nécessaires sans conditions et en soutenant les efforts nationaux de mobilisation de financements pour le développement. La réforme de la structure du système économique et financier mondial est devenue irréversible. Nous comptons sur les Nations Unies comme un forum pour développer des idées pour réaliser cette réforme, en particulier en ce qui concerne la recherche de mécanismes pour arrêter les flux financiers illicites en provenance des pays en développement et faciliter la restauration de ces ressources vitales pour leurs propriétaires.

Madame la Présidente,

L'engagement international de préserver l'État national, le règlement pacifique des différends et d'intensifier la coopération pour parvenir à un développement global et remédier aux déséquilibres du système économique mondial sont des conditions nécessaires à toute discussion sérieuse sur l'opérationnalisation du système des Nations Unies et le rétablissement de sa crédibilité.

Dans ce contexte, il y a également trois questions fondamentales qui représentent les priorités nécessaires pour l'application de ces principes, puis pour déterminer la crédibilité et l'avenir de l'ONU et du système international dans son ensemble, à savoir:

Premièrement: Renforcer le partenariat entre l’ONU et les organisations régionales. Je suis particulièrement intéressé à souligner l'expérience réussie du partenariat entre les Nations Unies et l'Union africaine, en tant que modèle de partage des charges et de bénéficier des avantages comparatifs de chaque partie pour faire face aux défis complexes de notre continent, qui est le principal objectif des efforts internationaux dans le domaine du maintien de la paix, de la consolidation de la paix, de l'aide humanitaire et de l'aide au développement. Alors que l'Égypte s'approche de la présidence de l'Union africaine en 2019, nous attendons avec intérêt d'activer le partenariat stratégique entre l'Union et les Nations Unies par le biais de programmes avec des retours tangibles sur le continent, et de s'appuyer sur les progrès accomplis pour relancer la politique de l'Union africaine pour la reconstruction et le développement post-conflit, y compris l'Égypte qui héberge le Centre de mise en œuvre de l'Union africaine. Cette politique, ainsi que le Centre Sahel-Sahara de lutte contre le terrorisme.

Deuxièmement: achever les travaux visant à mettre en œuvre l'initiative lancée par l'Égypte lors de son adhésion au Conseil de sécurité des Nations Unies afin de créer un cadre international complet pour l'élaboration de politiques et de cadres de coopération pour lutter contre le terrorisme. Dans ce contexte, nous nous félicitons de l'initiative du Secrétaire général de tenir la conférence des Nations Unies contre le terrorisme en juin dernier, après la fin de l'examen périodique de la stratégie des Nations Unies pour lutter contre le terrorisme.

Comme vous le savez, depuis le début de cette année, l'Égypte a lancé l'opération globale "Sinaï 2018" pour lutter contre le terrorisme et le vaincre de manière permanente, grâce à une stratégie qui aborde les aspects sécuritaires, idéologiques et développementaux. Sur la base de cette expérience et de l'expérience de l'Égypte dans le soutien à la lutte contre le terrorisme au Moyen-Orient et en Afrique, je peux vous assurer que le volume de financement, la qualité de l'armement, de la formation et des moyens de communication obtenus par les groupes extrémistes, ainsi que la clémence dans les mouvements et les voyages des combattants terroristes étrangers, indiquent que non Il est impératif de construire un système mondial de lutte contre le terrorisme partout où il existe et de confronter quiconque le soutient de quelque manière que ce soit.

Troisièmement: combler les principales lacunes dans la manière dont la communauté internationale traite les questions des droits de l'homme. Il n'y a aucun moyen de restaurer la crédibilité de l'Organisation des Nations Unies tant que des millions de personnes continuent de souffrir d'une pauvreté extrême, de vivre sous occupation étrangère ou d'être victimes du terrorisme et des conflits armés.

La protection des droits de l'homme ne sera pas assurée par la diffamation des médias, la politisation des mécanismes des droits de l'homme et l'ignorance d'un traitement équitable dans tous les domaines des droits de l'homme, y compris les droits économiques, sociaux et culturels.

L'Égypte possède une base constitutionnelle solide pour la protection des droits de l'homme dans son sens le plus complet, et a connu des sauts spécifiques dans le domaine de l'autonomisation des femmes et des jeunes, de sorte que les femmes occupent 25% des postes ministériels et plus de 15% des sièges au Parlement, et les jeunes comptent sur divers postes de direction dans L'État et les conférences internationales de la jeunesse organisées chaque année en Égypte sont devenus un forum régulier et constant de communication entre les jeunes et de diffusion de leurs préoccupations et priorités. Nous avons l'intention de placer la question de l'autonomisation économique des femmes, ainsi que celle des jeunes et des questions scientifiques, technologiques et d'innovation, au premier plan de la présidence égyptienne du Groupe des 77 et de la Chine, en tant que modèle pratique pour mettre en œuvre notre engagement envers un concept global pour faire avancer les situations des droits de l'homme au sens le plus large.

Madame la Présidente,

L'Égypte, comme l'écrasante majorité des peuples et des pays du monde, a un intérêt certain à restaurer la crédibilité de l'action multilatérale internationale et le rôle des Nations Unies comme locomotive. Nous pensons que l’organisation est capable de surmonter le scepticisme quant à sa pertinence et sa crédibilité en rétablissant les nobles principes sur lesquels se fonde la charte de l’organisation et en travaillant conformément aux priorités qu’elle a abordées, qui reflètent les aspirations de nos peuples. Ce n’est qu’ainsi que notre Organisation retrouvera sa crédibilité et nos peuples rétabliront leur confiance dans un avenir fondé sur la paix, la coopération et le respect de l’autre.

Merci de votre aimable attention et que Dieu nous bénisse ainsi que vous pour le bien de tous nos peuples.

Vive l'Egypte ... Vive l'Egypte ... Vive l'Egypte. "