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Discours du Président Al-Sissi à la séance d’ouverture du Forum d’Affaires Alamein Africa 2026

samedi, 03 octobre 2026 / 11:15

Au nom d’Allah, le Tout Clément, le Très Miséricordieux,
Excellences,
Chefs des États africains frères,
Mon frère, Son Excellence Monsieur Mahmoud Ali Youssouf, Président de la Commission de l’Union africaine,
Madame Nardos Bekele-Thomas, Directrice générale de l’Agence de développement de l’Union africaine AUDA– NEPAD,
Monsieur George Elombi, Président de la Banque africaine d’import-export (Afreximbank) ,
Mesdames et Messieurs les dirigeants des institutions économiques et financières,
Honorables invités,
Permettez-moi, tout d’abord, de souhaiter à vous tous la bienvenue sur la terre d’Égypte, et dans la nouvelle ville d’Al-Alamein Al-Gadida, qui a de tout temps été témoin de l’Histoire et qui constitue désormais un modèle de développement et de prospérité, après avoir été le théâtre de l’une des plus grandes batailles de la Seconde Guerre mondiale.
Nous nous réunissons aujourd’hui à un moment particulièrement délicat, marqué par des crises successives et des mutations accélérées à l’échelle mondiale, où les tensions géopolitiques se conjuguent aux défis du développement et de l’économie, et où les cartes de la production, de l’énergie et des technologies sont en pleine recomposition.
Dans de telles circonstances, les États doivent renforcer leurs capacités afin de consolider leur résilience et de bâtir par eux-mêmes leur avenir et celui de leur population.
Permettez-moi de réaffirmer un principe auquel nous croyons fermement : le développement économique ne peut s'épanouir dans des États instables. La stabilité n’est pas un luxe, mais un pilier fondamental recherché par les investisseurs, les industriels et les agriculteurs, afin de pouvoir exercer leurs activités dans un environnement sûr, propice à la réalisation de leurs objectifs.
Sur notre continent africain, nous sommes pleinement conscients que la sécurité commence par le soutien à l’État national et à ses institutions, le respect de son unité et de sa souveraineté, la primauté des solutions pacifiques aux conflits et aux crises, ainsi que la préservation du principe de bon voisinage. Tout cela permet d’activer les mécanismes de coopération commune et d’intégration économique, afin de répondre aux aspirations légitimes de nos peuples au développement et à la prospérité.
L’Égypte a toujours été à l’avant-garde des États qui soutiennent cette vision, forte de son attachement à son appartenance africaine profondément enracinée. Elle n’a ménagé aucun effort pour lancer et soutenir des initiatives de développement et économiques en Afrique, convaincue que l’essor du continent, son indépendance et la prospérité de ses peuples constituent un droit légitime qu’il convient de défendre et de préserver.
Mes frères et sœurs,
L'Égypte accueille aujourd'hui la première édition du Forum d'affaires « Alamein Africa », issu d’une décision adoptée par l'Union africaine lors de son Sommet de février 2026, et organisé en partenariat avec l'AUDA-NEPAD et la Banque africaine d’import-export (Afreximbank).
Ce Forum offre une plateforme stratégique à l’échelle continentale pour mobiliser les efforts en vue d’atteindre les ambitions de l’Agenda 2063 et de traduire l’action africaine commune en réalisations concrètes. Il constitue un espace privilégié permettant au secteur privé d'échanger avec les dirigeants des États, d'examiner ses défis et de nouer des partenariats transfrontaliers afin d'accélérer l’intégration et le développement du continent.
Mesdames et Messieurs,
Les statistiques indiquent que le secteur privé constitue le principal moteur des économies du continent, contribuant à plus de 70 % du produit intérieur brut (PIB) de l’Afrique. Il est particulièrement frappant de constater qu’environ 85 % de ses échanges s’effectuent avec des entreprises extérieures au continent. Par ailleurs, plus de 50 % des petites et moyennes entreprises manquent d’informations sur les opportunités offertes par les marchés voisins, ce qui les incite à chercher des débouchés à l'international plutôt que sur les marchés africains de proximité.
Malgré les accords et arrangements commerciaux préférentiels qui lient les pays du continent, le commerce intra-africain n’a représenté qu’environ 18 % du commerce total du continent au cours des dernières années.
C’est dans ce contexte qu’est née l’idée d’organiser ce Forum, afin d'établir un pont institutionnel capable de surmonter l’isolement et de combler le déficit d’information. En effet, les échanges entre les acteurs du secteur privé et les investisseurs du continent exigent une communication directe et des plateformes efficaces pour favoriser le rapprochement. Cela permettra au secteur privé africain d’explorer les opportunités disponibles, de contribuer à la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) et de participer à la réalisation des objectifs de l’Agenda 2063.
La tenue de la première édition de ce Forum coïncide avec l’accueil, par la ville d’Al-Alamein, de la huitième édition du Sommet de coordination semestrielle de l’Union africaine, ce qui reflète l’interconnexion organique entre l’action politique et l’action économique, dans le cadre de l’action africaine commune.

Honorables invités,
L’Afrique est un continent jeune et dynamique, où la jeunesse représente environ 65 % de la population. Elle dispose d’immenses ressources naturelles et humaines et compte des États qui s’engagent avec une efficacité et une influence croissantes sur la scène internationale. Aujourd’hui, l’Afrique œuvre résolument à devenir un partenaire essentiel dans la définition de l’ordre mondial.
Le continent aspire à un monde empreint de paix et de stabilité, plutôt qu’à devoir payer le prix de crises mondiales auxquelles il n’a pas pris part, mais dont il subit de plein fouet leurs répercussions négatives.
La crise énergétique mondiale actuelle en offre une illustration frappante : elle pèse lourdement sur les pays du continent à travers la hausse des prix des carburants et des engrais, les perturbations des chaînes d’approvisionnement et du transport maritime, ainsi que bien d'autres contrecoups.
Excellences,
Mesdames et Messieurs,
Notre objectif est clair : bâtir des États modernes, capables de s’adapter aux mutations économiques mondiales et de façonner un avenir plus juste et plus durable.
Avançons ensemble vers la réalisation de cet objectif. Je suis convaincu que le XXIᵉ siècle sera, par excellence, le siècle de l’Afrique si nous savons agir de concert.
Dans cette perspective, j’invite les participants à prendre une part active aux différentes composantes de ce Forum et à en faire un véritable tremplin pour explorer de nouvelles perspectives de coopération. Nous espérons que les travaux donneront lieu à des échanges constructifs et des solutions concrètes. Puissent les rencontres d’affaires et les expositions contribuer à nouer davantage de partenariats transfrontaliers, en accordant une attention particulière à la plateforme dédiée aux start-up, qui incarnent l’avenir prometteur de nos économies africaines.
Enfin,
J’ai le plaisir d’annoncer l'ouverture des sessions officielles du Forum Alamein Africa 2026 .
Je vous remercie.
Vive l’Égypte ! Vive l’Afrique !
Que la paix, la miséricorde d’Allah et Ses bénédictions soient sur vous.

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Allocutions du Président de la République 03 octobre 2026

Discours du Président Al-Sissi à la séance d’ouverture du Forum d’Affaires Alamein Africa 2026

samedi, 03 octobre 2026 / 11:15

Au nom d’Allah, le Tout Clément, le Très Miséricordieux,
Excellences,
Chefs des États africains frères,
Mon frère, Son Excellence Monsieur Mahmoud Ali Youssouf, Président de la Commission de l’Union africaine,
Madame Nardos Bekele-Thomas, Directrice générale de l’Agence de développement de l’Union africaine AUDA– NEPAD,
Monsieur George Elombi, Président de la Banque africaine d’import-export (Afreximbank) ,
Mesdames et Messieurs les dirigeants des institutions économiques et financières,
Honorables invités,
Permettez-moi, tout d’abord, de souhaiter à vous tous la bienvenue sur la terre d’Égypte, et dans la nouvelle ville d’Al-Alamein Al-Gadida, qui a de tout temps été témoin de l’Histoire et qui constitue désormais un modèle de développement et de prospérité, après avoir été le théâtre de l’une des plus grandes batailles de la Seconde Guerre mondiale.
Nous nous réunissons aujourd’hui à un moment particulièrement délicat, marqué par des crises successives et des mutations accélérées à l’échelle mondiale, où les tensions géopolitiques se conjuguent aux défis du développement et de l’économie, et où les cartes de la production, de l’énergie et des technologies sont en pleine recomposition.
Dans de telles circonstances, les États doivent renforcer leurs capacités afin de consolider leur résilience et de bâtir par eux-mêmes leur avenir et celui de leur population.
Permettez-moi de réaffirmer un principe auquel nous croyons fermement : le développement économique ne peut s'épanouir dans des États instables. La stabilité n’est pas un luxe, mais un pilier fondamental recherché par les investisseurs, les industriels et les agriculteurs, afin de pouvoir exercer leurs activités dans un environnement sûr, propice à la réalisation de leurs objectifs.
Sur notre continent africain, nous sommes pleinement conscients que la sécurité commence par le soutien à l’État national et à ses institutions, le respect de son unité et de sa souveraineté, la primauté des solutions pacifiques aux conflits et aux crises, ainsi que la préservation du principe de bon voisinage. Tout cela permet d’activer les mécanismes de coopération commune et d’intégration économique, afin de répondre aux aspirations légitimes de nos peuples au développement et à la prospérité.
L’Égypte a toujours été à l’avant-garde des États qui soutiennent cette vision, forte de son attachement à son appartenance africaine profondément enracinée. Elle n’a ménagé aucun effort pour lancer et soutenir des initiatives de développement et économiques en Afrique, convaincue que l’essor du continent, son indépendance et la prospérité de ses peuples constituent un droit légitime qu’il convient de défendre et de préserver.
Mes frères et sœurs,
L'Égypte accueille aujourd'hui la première édition du Forum d'affaires « Alamein Africa », issu d’une décision adoptée par l'Union africaine lors de son Sommet de février 2026, et organisé en partenariat avec l'AUDA-NEPAD et la Banque africaine d’import-export (Afreximbank).
Ce Forum offre une plateforme stratégique à l’échelle continentale pour mobiliser les efforts en vue d’atteindre les ambitions de l’Agenda 2063 et de traduire l’action africaine commune en réalisations concrètes. Il constitue un espace privilégié permettant au secteur privé d'échanger avec les dirigeants des États, d'examiner ses défis et de nouer des partenariats transfrontaliers afin d'accélérer l’intégration et le développement du continent.
Mesdames et Messieurs,
Les statistiques indiquent que le secteur privé constitue le principal moteur des économies du continent, contribuant à plus de 70 % du produit intérieur brut (PIB) de l’Afrique. Il est particulièrement frappant de constater qu’environ 85 % de ses échanges s’effectuent avec des entreprises extérieures au continent. Par ailleurs, plus de 50 % des petites et moyennes entreprises manquent d’informations sur les opportunités offertes par les marchés voisins, ce qui les incite à chercher des débouchés à l'international plutôt que sur les marchés africains de proximité.
Malgré les accords et arrangements commerciaux préférentiels qui lient les pays du continent, le commerce intra-africain n’a représenté qu’environ 18 % du commerce total du continent au cours des dernières années.
C’est dans ce contexte qu’est née l’idée d’organiser ce Forum, afin d'établir un pont institutionnel capable de surmonter l’isolement et de combler le déficit d’information. En effet, les échanges entre les acteurs du secteur privé et les investisseurs du continent exigent une communication directe et des plateformes efficaces pour favoriser le rapprochement. Cela permettra au secteur privé africain d’explorer les opportunités disponibles, de contribuer à la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) et de participer à la réalisation des objectifs de l’Agenda 2063.
La tenue de la première édition de ce Forum coïncide avec l’accueil, par la ville d’Al-Alamein, de la huitième édition du Sommet de coordination semestrielle de l’Union africaine, ce qui reflète l’interconnexion organique entre l’action politique et l’action économique, dans le cadre de l’action africaine commune.

Honorables invités,
L’Afrique est un continent jeune et dynamique, où la jeunesse représente environ 65 % de la population. Elle dispose d’immenses ressources naturelles et humaines et compte des États qui s’engagent avec une efficacité et une influence croissantes sur la scène internationale. Aujourd’hui, l’Afrique œuvre résolument à devenir un partenaire essentiel dans la définition de l’ordre mondial.
Le continent aspire à un monde empreint de paix et de stabilité, plutôt qu’à devoir payer le prix de crises mondiales auxquelles il n’a pas pris part, mais dont il subit de plein fouet leurs répercussions négatives.
La crise énergétique mondiale actuelle en offre une illustration frappante : elle pèse lourdement sur les pays du continent à travers la hausse des prix des carburants et des engrais, les perturbations des chaînes d’approvisionnement et du transport maritime, ainsi que bien d'autres contrecoups.
Excellences,
Mesdames et Messieurs,
Notre objectif est clair : bâtir des États modernes, capables de s’adapter aux mutations économiques mondiales et de façonner un avenir plus juste et plus durable.
Avançons ensemble vers la réalisation de cet objectif. Je suis convaincu que le XXIᵉ siècle sera, par excellence, le siècle de l’Afrique si nous savons agir de concert.
Dans cette perspective, j’invite les participants à prendre une part active aux différentes composantes de ce Forum et à en faire un véritable tremplin pour explorer de nouvelles perspectives de coopération. Nous espérons que les travaux donneront lieu à des échanges constructifs et des solutions concrètes. Puissent les rencontres d’affaires et les expositions contribuer à nouer davantage de partenariats transfrontaliers, en accordant une attention particulière à la plateforme dédiée aux start-up, qui incarnent l’avenir prometteur de nos économies africaines.
Enfin,
J’ai le plaisir d’annoncer l'ouverture des sessions officielles du Forum Alamein Africa 2026 .
Je vous remercie.
Vive l’Égypte ! Vive l’Afrique !
Que la paix, la miséricorde d’Allah et Ses bénédictions soient sur vous.