Tous droits réservés à la présidence ©2020
dimanche, 12 octobre 2025 / 09:58
Le Président Abdel Fattah Al-Sissi a prononcé un discours enregistré lors de la séance d'ouverture de la 8e Semaine de l'eau du Caire, qui a débuté aujourd'hui sous le thème "Solutions innovantes pour la résilience climatique et la durabilité des ressources en eau". L'événement a réuni un large éventail de ministres, de décideurs, d'experts internationaux et de représentants d'organisations internationales, du secteur privé et de la société civile.
Voici le texte du discours de SE M. le Président Al-Sissi :
Au nom d’Allah le Tout Clément, le Très Miséricordieux,
Excellences, Ministres...
Chefs de délégation...
Représentants des délégations et des organisations...
Mesdames et Messieurs,
J'ai l'honneur de vous accueillir sur la terre d'Égypte, don du Nil, terre du fleuve éternel, lien vital qui relie notre passé à notre présent et à l'avenir de nos générations, à l'occasion de la huitième édition de la Semaine de l'eau du Caire, un événement annuel qui est devenu un phare intellectuel et un centre mondial de dialogue et de coopération, où les visions convergent et les volontés s'unissent pour une cause essentielle : "Protéger l'eau… Secret de la vie et origine de l'existence".
Cette semaine se déroule sous le thème "Solutions innovantes pour la résilience au changement climatique et la durabilité des ressources en eau", cela tient à notre conviction que la question de l'eau n'est plus seulement une préoccupation locale ou régionale, mais plutôt mondiale, exigeant ainsi une coopération internationale renforcée et des efforts concertés pour trouver des solutions innovantes et durables pour cette ressource existentielle.
Mesdames et Messieurs,
Le monde est confronté à des défis multiples et complexes liés à la demande croissante en eau, à la rareté des ressources, à l'insuffisance des projets de purification et d'assainissement, à la mauvaise gestion des ressources hydriques, outre, les graves répercussions du changement climatique et à l'urgente nécessité de renforcer la coopération transfrontalière pour la gestion des ressources partagées. Notre continent africain n'est pas à l'abri de ces défis, il est le deuxième continent le plus sec au monde, plus de 300 millions de citoyens africains peinent à accéder à l'eau potable, selon les rapports des Nations Unies. Il s'agit d'une crise existentielle face au changement climatique, à la faiblesse des ressources et à l'absence de solutions efficaces. Notre monde arabe est également l'une des régions les plus pauvres en précipitations au monde et dépend, pour la plupart de ses ressources, de l'eau de sources situées hors de ses frontières.
Chers invités,
L'Égypte est confrontée à d'importants défis dans le secteur de l'eau. Puisque l'eau constitue un problème existentiel qui affecte la vie de plus de 100 millions de citoyens, dont plus de 98 % dépendent d'une seule source, le Nil, qui prend sa source hors de ses frontières. L'Égypte est classée parmi les pays les plus pauvres en eau, avec une pluviométrie annuelle inférieure à 1,3 milliard de mètres cubes et une disponibilité en eau par habitant d'environ 500 mètres cubes par an, constituant la moitié du seuil mondial de pauvreté hydrique. De ce point de vue, l'approvisionnement en eau potable occupe une place importante dans l'agenda national, notamment face à la croissance démographique rapide, à la demande croissante en ressources et à la menace du changement climatique pour le delta du Nil et nos côtes nord. Face à ces défis, une nouvelle génération de systèmes d'irrigation égyptiens a émergé, incarnant la transition vers une gestion intégrée et durable des ressources en eau. Cette génération a débuté par des projets de réutilisation des eaux de drainage agricoles, avec la construction de trois grandes stations : Bahr Al-Baqar, Al-Mahsama et le Nouveau Delta. Ces stations comptent parmi les plus grands projets de réutilisation au monde et ont contribué à fournir des ressources en eau supplémentaires pour soutenir l'expansion agricole et les plans de récupération des terres. Les efforts ont également porté sur la réhabilitation des réseaux de canaux, afin d'améliorer l'efficacité du transport et de la distribution de l'eau, le développement de systèmes d'irrigation modernes, la mise en œuvre de projets de protection côtière et le renforcement de la capacité d'adaptation au changement climatique. Ainsi que la gestion des ressources en eau, s'appuyant sur les technologies les plus récentes, représentant un bond qualitatif en matière de gestion intelligente et durable des ressources en eau, grâce à l'intégration de la technologie et de l'innovation à toutes les étapes de la gestion de l'eau.
Mesdames et Messieurs,
Ces efforts nationaux ne porteront pas leurs fruits sans une coopération internationale efficace garantissant le droit humain à l'eau potable, en tant que droit fondamental et concrétisation des objectifs de développement durable (ODD). Dans cette perspective, l'Égypte a tenu à inscrire la question de l'eau parmi les priorités de la communauté internationale. Pour la première fois, les questions liées à l'eau ont été intégrées aux conférences mondiales sur le climat lors de la COP27, organisée par l'Égypte à Charm Al-Cheikh en novembre 2022.
Lors de ce sommet, l'Égypte a lancé l'Initiative "Adaptation et résilience dans le secteur de l'eau", en coopération avec l'UNESCO et l'Organisation météorologique mondiale (OMM). Cette initiative vise à renforcer les partenariats régionaux et internationaux et à aider les pays en développement à relever les défis liés à l'eau et au climat grâce à des projets réalistes qui reflètent les aspirations de l'Afrique, les espoirs des peuples arabes et les ambitions des pays du Sud, en consacrant les principes de justice et d'équité dans la gestion des ressources.
Croyant en l'esprit de solidarité africaine, l'Égypte a tendu la main à ses frères africains, notamment aux pays du bassin du Nil, en mettant en œuvre des projets de développement comprenant le forage de puits d'eau souterraine alimentés à l'énergie solaire, la mise en place d'installations de récupération des eaux de précipitations, la création de centres d'alerte précoce et de prévision, et la diffusion de technologies d'irrigation modernes. Elle a également accordé une attention particulière au renforcement des capacités grâce à des programmes de formation annuels au Centre africain de formation pour l'eau et l'adaptation au climat, afin de former des cadres africains. Dans le même esprit, l'Égypte défend les intérêts de ses frères africains dans les forums internationaux, convaincue que la justice climatique et hydrique ne sera instaurée que si le continent africain a voix au chapitre et occupe une place légitime à la table des décisions internationales.
Mesdames et Messieurs,
L'Égypte est fermement convaincue que les fleuves internationaux n'ont pas été créés pour diviser les nations, mais plutôt pour être des artères vitales, des ponts de coopération, reliant les peuples et unissant leurs destins. La sécurité hydrique n'est pas un luxe, et le développement durable n'est pas une option. Il s'agit plutôt de deux droits inaliénables, garantis uniquement par un partenariat équitable fondé sur les principes du droit international, incarnant l'esprit d'intérêt mutuel, promouvant le principe de non-atteinte et reconnaissant que le droit au bénéfice va toujours de pair avec le devoir de respecter les droits. De ce point de vue, l'Égypte déclare clairement et fermement son rejet absolu de toute mesure unilatérale prise sur le Nil qui méconnaît les normes et accords internationaux, menace les intérêts des peuples du bassin et sape les fondements de la justice et de la stabilité. Le développement n'est pas le privilège d'un seul pays, mais la responsabilité collective de tous les peuples riverains, un droit garanti par la coopération et non par l'isolement. Au cours de quatorze années de négociations ardues avec l'Éthiopie, l'Égypte a adopté une approche diplomatique juste, sage et équilibrée. Elle a ardemment cherché à parvenir à un accord juridiquement contraignant sur le barrage éthiopien, un accord qui préserve les intérêts de tous et équilibre les droits et les responsabilités. Au fil des ans, l'Égypte a présenté de nombreuses alternatives techniques solides, répondant aux objectifs affichés par l'Éthiopie et préservant les intérêts des deux pays en aval. Cependant, ces efforts ont rencontré une intransigeance qui ne peut s'expliquer que par un manque de volonté politique et une tentative d'imposer un fait accompli, motivée par des considérations politiques étroites et éloignées des besoins réels de développement. Ces efforts ont également été alimentés par de fausses revendications de souveraineté exclusive sur le Nil, alors qu'en réalité, le Nil est la propriété partagée de tous les États riverains et une ressource collective et non monopolistique. Quelques jours seulement après l'inauguration du barrage éthiopien, notre demande d'un accord juridiquement contraignant entre les parties pour en réglementer l'exploitation s'est avérée fondée. Ces derniers jours, l'Éthiopie, par sa gestion indisciplinée du barrage, a causé des dommages aux deux pays situés en aval, en raison de débits irréguliers, libérés sans notification ni coordination avec les pays en aval. Il est donc inévitable que la communauté internationale en général, et le continent africain en particulier, s'opposent à ces actions irresponsables de l'administration éthiopienne et garantissent la régulation des débits du barrage en cas de sécheresse et d'inondations, dans le cadre de l'accord recherché par les pays en aval. C'est la seule façon de parvenir à un équilibre entre le développement réel des pays en amont et la prévention des préjudices pour les pays en aval.
Chers Messieurs,
Si l'Égypte a choisi la voie diplomatique et a fait appel aux institutions internationales, Nations Unies en tête, elle affirme que ce choix n'a jamais été un signe de faiblesse ou de recul. Il témoigne plutôt de la force de notre position, de la maturité de notre vision et de notre conviction profonde que le dialogue est la meilleure voie et la coopération le moyen le plus efficace de défendre les intérêts de tous les pays du bassin du Nil, sans mettre en danger aucun d'entre eux. Cependant, l'Égypte ne restera pas inactive face à l'approche irresponsable de l'Éthiopie et prendra toutes les mesures nécessaires pour protéger ses intérêts et sa sécurité hydrique.
Chers invités,
L'avenir de la sécurité hydrique dépend d'une coopération internationale efficace, fondée sur le respect des règles applicables du droit international, ainsi que sur le développement, l'innovation et la recherche scientifique. Soyons tous partenaires pour concrétiser nos visions, transformer nos idées en projets et nos recommandations en initiatives concrètes, afin de préserver l'eau, cette ressource existentielle. Que "la Semaine de l'eau du Caire" soit un véritable point de départ vers un monde où l'eau est un pont de coopération, non un lieu de conflit, une source d'espoir et non un motif de dispute.
En conclusion, je vous invite à engager une discussion sérieuse et un dialogue constructif lors des événements de cette semaine, afin de trouver des solutions innovantes pour relever les défis croissants auxquels nos ressources en eau sont confrontées. Qu'Allah vous bénisse et couronne vos efforts de succès et de prospérité.
Que la paix, la miséricorde et les bénédictions d'Allah soient sur vous.
dimanche, 12 octobre 2025 / 09:58
Le Président Abdel Fattah Al-Sissi a prononcé un discours enregistré lors de la séance d'ouverture de la 8e Semaine de l'eau du Caire, qui a débuté aujourd'hui sous le thème "Solutions innovantes pour la résilience climatique et la durabilité des ressources en eau". L'événement a réuni un large éventail de ministres, de décideurs, d'experts internationaux et de représentants d'organisations internationales, du secteur privé et de la société civile.
Voici le texte du discours de SE M. le Président Al-Sissi :
Au nom d’Allah le Tout Clément, le Très Miséricordieux,
Excellences, Ministres...
Chefs de délégation...
Représentants des délégations et des organisations...
Mesdames et Messieurs,
J'ai l'honneur de vous accueillir sur la terre d'Égypte, don du Nil, terre du fleuve éternel, lien vital qui relie notre passé à notre présent et à l'avenir de nos générations, à l'occasion de la huitième édition de la Semaine de l'eau du Caire, un événement annuel qui est devenu un phare intellectuel et un centre mondial de dialogue et de coopération, où les visions convergent et les volontés s'unissent pour une cause essentielle : "Protéger l'eau… Secret de la vie et origine de l'existence".
Cette semaine se déroule sous le thème "Solutions innovantes pour la résilience au changement climatique et la durabilité des ressources en eau", cela tient à notre conviction que la question de l'eau n'est plus seulement une préoccupation locale ou régionale, mais plutôt mondiale, exigeant ainsi une coopération internationale renforcée et des efforts concertés pour trouver des solutions innovantes et durables pour cette ressource existentielle.
Mesdames et Messieurs,
Le monde est confronté à des défis multiples et complexes liés à la demande croissante en eau, à la rareté des ressources, à l'insuffisance des projets de purification et d'assainissement, à la mauvaise gestion des ressources hydriques, outre, les graves répercussions du changement climatique et à l'urgente nécessité de renforcer la coopération transfrontalière pour la gestion des ressources partagées. Notre continent africain n'est pas à l'abri de ces défis, il est le deuxième continent le plus sec au monde, plus de 300 millions de citoyens africains peinent à accéder à l'eau potable, selon les rapports des Nations Unies. Il s'agit d'une crise existentielle face au changement climatique, à la faiblesse des ressources et à l'absence de solutions efficaces. Notre monde arabe est également l'une des régions les plus pauvres en précipitations au monde et dépend, pour la plupart de ses ressources, de l'eau de sources situées hors de ses frontières.
Chers invités,
L'Égypte est confrontée à d'importants défis dans le secteur de l'eau. Puisque l'eau constitue un problème existentiel qui affecte la vie de plus de 100 millions de citoyens, dont plus de 98 % dépendent d'une seule source, le Nil, qui prend sa source hors de ses frontières. L'Égypte est classée parmi les pays les plus pauvres en eau, avec une pluviométrie annuelle inférieure à 1,3 milliard de mètres cubes et une disponibilité en eau par habitant d'environ 500 mètres cubes par an, constituant la moitié du seuil mondial de pauvreté hydrique. De ce point de vue, l'approvisionnement en eau potable occupe une place importante dans l'agenda national, notamment face à la croissance démographique rapide, à la demande croissante en ressources et à la menace du changement climatique pour le delta du Nil et nos côtes nord. Face à ces défis, une nouvelle génération de systèmes d'irrigation égyptiens a émergé, incarnant la transition vers une gestion intégrée et durable des ressources en eau. Cette génération a débuté par des projets de réutilisation des eaux de drainage agricoles, avec la construction de trois grandes stations : Bahr Al-Baqar, Al-Mahsama et le Nouveau Delta. Ces stations comptent parmi les plus grands projets de réutilisation au monde et ont contribué à fournir des ressources en eau supplémentaires pour soutenir l'expansion agricole et les plans de récupération des terres. Les efforts ont également porté sur la réhabilitation des réseaux de canaux, afin d'améliorer l'efficacité du transport et de la distribution de l'eau, le développement de systèmes d'irrigation modernes, la mise en œuvre de projets de protection côtière et le renforcement de la capacité d'adaptation au changement climatique. Ainsi que la gestion des ressources en eau, s'appuyant sur les technologies les plus récentes, représentant un bond qualitatif en matière de gestion intelligente et durable des ressources en eau, grâce à l'intégration de la technologie et de l'innovation à toutes les étapes de la gestion de l'eau.
Mesdames et Messieurs,
Ces efforts nationaux ne porteront pas leurs fruits sans une coopération internationale efficace garantissant le droit humain à l'eau potable, en tant que droit fondamental et concrétisation des objectifs de développement durable (ODD). Dans cette perspective, l'Égypte a tenu à inscrire la question de l'eau parmi les priorités de la communauté internationale. Pour la première fois, les questions liées à l'eau ont été intégrées aux conférences mondiales sur le climat lors de la COP27, organisée par l'Égypte à Charm Al-Cheikh en novembre 2022.
Lors de ce sommet, l'Égypte a lancé l'Initiative "Adaptation et résilience dans le secteur de l'eau", en coopération avec l'UNESCO et l'Organisation météorologique mondiale (OMM). Cette initiative vise à renforcer les partenariats régionaux et internationaux et à aider les pays en développement à relever les défis liés à l'eau et au climat grâce à des projets réalistes qui reflètent les aspirations de l'Afrique, les espoirs des peuples arabes et les ambitions des pays du Sud, en consacrant les principes de justice et d'équité dans la gestion des ressources.
Croyant en l'esprit de solidarité africaine, l'Égypte a tendu la main à ses frères africains, notamment aux pays du bassin du Nil, en mettant en œuvre des projets de développement comprenant le forage de puits d'eau souterraine alimentés à l'énergie solaire, la mise en place d'installations de récupération des eaux de précipitations, la création de centres d'alerte précoce et de prévision, et la diffusion de technologies d'irrigation modernes. Elle a également accordé une attention particulière au renforcement des capacités grâce à des programmes de formation annuels au Centre africain de formation pour l'eau et l'adaptation au climat, afin de former des cadres africains. Dans le même esprit, l'Égypte défend les intérêts de ses frères africains dans les forums internationaux, convaincue que la justice climatique et hydrique ne sera instaurée que si le continent africain a voix au chapitre et occupe une place légitime à la table des décisions internationales.
Mesdames et Messieurs,
L'Égypte est fermement convaincue que les fleuves internationaux n'ont pas été créés pour diviser les nations, mais plutôt pour être des artères vitales, des ponts de coopération, reliant les peuples et unissant leurs destins. La sécurité hydrique n'est pas un luxe, et le développement durable n'est pas une option. Il s'agit plutôt de deux droits inaliénables, garantis uniquement par un partenariat équitable fondé sur les principes du droit international, incarnant l'esprit d'intérêt mutuel, promouvant le principe de non-atteinte et reconnaissant que le droit au bénéfice va toujours de pair avec le devoir de respecter les droits. De ce point de vue, l'Égypte déclare clairement et fermement son rejet absolu de toute mesure unilatérale prise sur le Nil qui méconnaît les normes et accords internationaux, menace les intérêts des peuples du bassin et sape les fondements de la justice et de la stabilité. Le développement n'est pas le privilège d'un seul pays, mais la responsabilité collective de tous les peuples riverains, un droit garanti par la coopération et non par l'isolement. Au cours de quatorze années de négociations ardues avec l'Éthiopie, l'Égypte a adopté une approche diplomatique juste, sage et équilibrée. Elle a ardemment cherché à parvenir à un accord juridiquement contraignant sur le barrage éthiopien, un accord qui préserve les intérêts de tous et équilibre les droits et les responsabilités. Au fil des ans, l'Égypte a présenté de nombreuses alternatives techniques solides, répondant aux objectifs affichés par l'Éthiopie et préservant les intérêts des deux pays en aval. Cependant, ces efforts ont rencontré une intransigeance qui ne peut s'expliquer que par un manque de volonté politique et une tentative d'imposer un fait accompli, motivée par des considérations politiques étroites et éloignées des besoins réels de développement. Ces efforts ont également été alimentés par de fausses revendications de souveraineté exclusive sur le Nil, alors qu'en réalité, le Nil est la propriété partagée de tous les États riverains et une ressource collective et non monopolistique. Quelques jours seulement après l'inauguration du barrage éthiopien, notre demande d'un accord juridiquement contraignant entre les parties pour en réglementer l'exploitation s'est avérée fondée. Ces derniers jours, l'Éthiopie, par sa gestion indisciplinée du barrage, a causé des dommages aux deux pays situés en aval, en raison de débits irréguliers, libérés sans notification ni coordination avec les pays en aval. Il est donc inévitable que la communauté internationale en général, et le continent africain en particulier, s'opposent à ces actions irresponsables de l'administration éthiopienne et garantissent la régulation des débits du barrage en cas de sécheresse et d'inondations, dans le cadre de l'accord recherché par les pays en aval. C'est la seule façon de parvenir à un équilibre entre le développement réel des pays en amont et la prévention des préjudices pour les pays en aval.
Chers Messieurs,
Si l'Égypte a choisi la voie diplomatique et a fait appel aux institutions internationales, Nations Unies en tête, elle affirme que ce choix n'a jamais été un signe de faiblesse ou de recul. Il témoigne plutôt de la force de notre position, de la maturité de notre vision et de notre conviction profonde que le dialogue est la meilleure voie et la coopération le moyen le plus efficace de défendre les intérêts de tous les pays du bassin du Nil, sans mettre en danger aucun d'entre eux. Cependant, l'Égypte ne restera pas inactive face à l'approche irresponsable de l'Éthiopie et prendra toutes les mesures nécessaires pour protéger ses intérêts et sa sécurité hydrique.
Chers invités,
L'avenir de la sécurité hydrique dépend d'une coopération internationale efficace, fondée sur le respect des règles applicables du droit international, ainsi que sur le développement, l'innovation et la recherche scientifique. Soyons tous partenaires pour concrétiser nos visions, transformer nos idées en projets et nos recommandations en initiatives concrètes, afin de préserver l'eau, cette ressource existentielle. Que "la Semaine de l'eau du Caire" soit un véritable point de départ vers un monde où l'eau est un pont de coopération, non un lieu de conflit, une source d'espoir et non un motif de dispute.
En conclusion, je vous invite à engager une discussion sérieuse et un dialogue constructif lors des événements de cette semaine, afin de trouver des solutions innovantes pour relever les défis croissants auxquels nos ressources en eau sont confrontées. Qu'Allah vous bénisse et couronne vos efforts de succès et de prospérité.
Que la paix, la miséricorde et les bénédictions d'Allah soient sur vous.