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mercredi, 21 octobre 2026 / 06:08
M. le Président Abdel Fattah Al-Sissi a participé aujourd’hui à la session intitulée « Sécurité de la patrie et du citoyen », dans le cadre des travaux de la troisième journée du Forum d’Égypte 2026, en présence du Dr Moustafa Madbouly, Premier Ministre, et du général de corps d’armée Achraf Salem Zaher, Ministre de la Défense et de la Production militaire, du général de division Mahmoud Tawfiq, Ministre de l’Intérieur, le Dr Badr Abd Al-Aaty, Ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et des Égyptiens à l’étranger, ainsi que le général de corps d’armée Mohamed Abdel Rahman Rabie, Chef du Département des opérations des Forces Armées et Président de l’Autorité nationale de gestion des crises et des situations d’urgence.
Le porte-parole officiel de la Présidence de la République a déclaré que la session avait débuté par la projection d’un film intitulé « Votre appel est entendu… Un parcours de prise en charge », consacré aux efforts déployés par les institutions de l’État, notamment le Ministère de l’Intérieur, pour assurer la sécurité et la sûreté des citoyens, en particulier depuis les événements de janvier 2011.
Dans ce contexte, le général de division Mahmoud Tawfiq, Ministre de l’Intérieur, a présenté les différents efforts entrepris pour moderniser le système de sécurité, lutter contre la criminalité de droit commun et rétablir durablement la sécurité dans les rues égyptiennes, ainsi que pour assurer une réponse rapide aux signalements des citoyens. Il a notamment cité l’exemple des vols de véhicules, dont le nombre a enregistré une baisse considérable atteignant 94 %.
Il a indiqué que le ministère de l’Intérieur avait élaboré un plan intégré visant à refondre l’action sécuritaire, notamment face à l’évolution des modes opératoires criminels. Ce plan repose sur cinq axes :
Premièrement, la modernisation des infrastructures policières et leur équipement en technologies de pointe afin de suivre les évolutions observées dans les différents domaines.
Deuxièmement, la mise en place d’un système intégré fondé sur une approche scientifique de l’action sécuritaire, faisant appel à l’intelligence artificielle et à la détection précoce des différentes formes de criminalité, ainsi qu’à l’élaboration de plans adaptés pour y faire face. Cette démarche a nécessité la modernisation des différentes salles d’opérations dans les gouvernorats et leur interconnexion avec le centre principal.
Troisièmement, le développement des ressources humaines, condition essentielle à la réussite du système envisagé. À cet effet, différents domaines de l’action sécuritaire ont été créés ou développés, et des compétences spécialisées ont été formées dans les domaines de la cybercriminalité, de la propriété intellectuelle et de la détection précoce des activités des organisations terroristes.
Quatrièmement, le renforcement de la sensibilisation des citoyens, étant le premier rempart contre les tentatives de porter atteinte à la stabilité de la patrie et à la sécurité des citoyens.
Cinquièmement, la modernisation de la politique pénale applicable aux personnes condamnées.
Le porte-parole officiel a ajouté que le général de corps d’armée Mohamed Abdel Rahman Rabie, chef du Département des opérations des Forces Armées et président de l’Autorité nationale de gestion des crises et des situations d’urgence, avait présenté les mécanismes de fonctionnement de cette Autorité ainsi que ceux du Centre de coordination de la défense de l’État.
Il a précisé que cette Autorité est un organisme public souverain doté de la personnalité morale, bénéficiant d’une indépendance en matière de sécurité, d’administration et de compétences techniques, et relevant de la Présidence de la République. Elle a pour objectif de garantir la sécurité nationale égyptienne, de protéger les biens publics et privés, ainsi que tout ce qui contribue au bien-être, à la sécurité et à la stabilité des citoyens. Il a confirmé que les volets administratif et juridique relatifs à cette Autorité avaient été achevés, soulignant qu’elle disposait des organes exécutifs nécessaires pour gérer efficacement toute situation de crise.
Le porte-parole officiel a indiqué que le Dr Badr Abd Al-Aaty, Ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et des Égyptiens à l’étranger, avait commencé son intervention en soulignant que la politique étrangère est devenue un sujet d’intérêt pour toutes les composantes du peuple égyptien. Il a précisé que cela tenait essentiellement au fait que la politique étrangère constituait le prolongement de la politique intérieure, les deux étant liées par une relation réciproque. Une politique étrangère efficace découle de la stabilité intérieure, tandis que les événements à l’étranger ont également des répercussions sur la situation intérieure.
Le ministre a indiqué que l’Égypte est entourée de pays confrontés à des crises et à des conflits, des situations qui touchent à la sécurité nationale égyptienne, soulignant que l’Égypte entretenait des relations et des partenariats stratégiques avec les différentes puissances mondiales et qu’elle gérait ces relations et partenariats avec sagesse, conformément à la doctrine de « l’équilibre stratégique » définie par M. le Président.
S’agissant de la sécurité de la région de la mer Rouge, le ministre des Affaires étrangères a indiqué que l’Égypte œuvrait à y assurer la sécurité et la stabilité, en coopération avec les États riverains, à travers le renforcement de la coopération et l’établissement de partenariats avec ces pays dans différents domaines, notamment la logistique, l’économie et le développement touristique.
Concernant le volet africain, M. le ministre a affirmé que l’avenir économique et le développement de l’Égypte sont liés au développement de l’Afrique. Il a souligné que M. le Président avait effectué 38 visites dans des pays africains, un nombre sans précédent. Il a précisé que cette ouverture sur le continent africain vise à renforcer la solidarité avec les pays africains.
S’agissant de la sécurité hydrique, M. le ministre a affirmé qu’il s’agissait d’une question existentielle et que la vie de 110 millions d’Égyptiens ne pouvait être soumise à la volonté unilatérale de quelque partie que ce soit, soulignant que l’Égypte demandait uniquement l’application des règles du droit international.
Il a également indiqué que la politique égyptienne à l’égard des pays de la Corne de l’Afrique obéissait à plusieurs principes, en particulier la non-ingérence dans les affaires intérieures des États, le respect de leur unité et de leur indépendance, ainsi que le rejet catégorique de la sécession, de la partition et du démembrement des États de la Corne de l’Afrique. Il a également évoqué la question de l’accès à la mer, qui doit se faire en coordination et en accord avec les pays voisins.
S’agissant du Soudan, le ministre a souligné que l’Égypte entretenait des relations historiques avec ce pays et qu’elle était attachée à l’unité et à la stabilité de l’État soudanais. Il a affirmé que l’Égypte ne permettrait ni la partition du Soudan ni l’effondrement des institutions de l’État soudanais. Il a enfin précisé que les efforts de l’Égypte se poursuivaient, en coordination avec les autres parties régionales, en vue de parvenir à une solution politique au Soudan.
S’agissant de la Question Palestinienne, le Ministre a souligné la position constante de M. le Président, qui a toujours affirmé son rejet du déplacement forcé des Palestiniens. Il a également mis en avant les efforts déployés par l’Égypte pour assurer la poursuite de l’acheminement de l’aide humanitaire, dont plus d’un million de tonnes ont été acheminées et sont entrées par le poste-frontière de Rafah. Ces efforts visent également à préserver la Question Palestinienne contre les plans visant à la liquider et à parvenir à un consensus entre les Palestiniens.
Le porte-parole officiel a indiqué que M. le Président est intervenu pour souligner que les attaques contre les institutions de l’État, en tant que piliers fondamentaux, visent toujours à provoquer l’effondrement des États, comme cela était clairement apparu en 2011. SE M. le Président a précisé que les Forces Armées et le ministère de l’Intérieur constituent les deux piliers de la sécurité de l’État, et que la campagne persistante visant le ministère de l’Intérieur, en tant que pilier de la sécurité, ne cessait pas. Il a fait remarquer qu’un examen des événements des dernières années permettait de constater que les tentatives visant à cibler ce ministère et à donner une image négative de ses pratiques se poursuivaient sans relâche. Il arrive également que, dans le cadre des réactions quotidiennes aux événements, certains contribuent involontairement à la formation de cette image négative.
À cet égard, M. le Président a souligné que cette situation impose au ministère de l’Intérieur de prendre des initiatives visant à améliorer l’image qu’en ont les citoyens et à préserver cette image. Il a rappelé une nouvelle fois que les attaques contre l’institution chargée de la sécurité en 2011 avaient notamment pour objectif de mettre en œuvre le plan visant l’État égyptien.
Le Président Al-Sissi a mis l’accent sur la nécessité de préserver les institutions de l’État, car leur affaiblissement conduit à l’effondrement de celui-ci, entraînant de très graves problèmes. Il a fait observer que la situation actuelle dans la région en apportait la preuve.
SE M. le Président a également insisté sur la nécessité de raviver la mémoire collective et de mettre en lumière les événements de 2011 afin d’éviter qu’ils ne se reproduisent. Il a notamment évoqué les attaques contre les forces de sécurité, les assauts contre les postes de police et les prisons, ainsi que l’évasion de 33 000 détenus et les conséquences qui en ont découlé. Il a précisé que les attaques visant la police et les Forces Armées avaient également pour objectif de mettre en doute la compétence et l’efficacité de ces deux institutions, affirmant qu’il était difficile de faire s’effondrer l’État tant que ses institutions demeurent solides et bénéficient de la confiance du peuple.
Dans ce contexte, M. le Président a demandé aux Forces armées et au ministère de l’Intérieur de proposer davantage d’idées et d’initiatives afin de maintenir un dialogue permanent avec la population et de lui exposer les faits, ce qui contribuera à renforcer une perception positive de ces institutions.
SE M. le Président a expliqué que la construction, la reconstruction, le développement et la modernisation des centres de réhabilitation et de réinsertion procédaient d’une approche morale, religieuse et humanitaire, reposant sur le principe selon lequel une personne ne doit pas être punie deux fois pour la même infraction. L’accent a donc été mis sur la reconstruction de la personnalité des personnes condamnées et leur transformation en membres utiles à la société. C’est dans cette perspective que l’État a transformé les prisons en centres de réhabilitation et de réinsertion.
Il a souligné l’importance d’organiser des visites dans ces centres afin de prendre connaissance des efforts déployés dans ce domaine. M. le Président a également insisté sur le fait que l’ampleur considérable des dommages survenus avant 2011 avait conduit à repenser entièrement le volet sécuritaire relatif aux conditions de détention, lequel fait lui aussi l’objet de tentatives de remise en cause.
SE a ainsi demandé aux ministères de la Défense et de l’Intérieur de proposer des idées et des initiatives permettant de maintenir un dialogue permanent avec le peuple égyptien, afin de garantir que la population ne soit pas séparée des institutions de l’État.
SE M. le Président a enfin indiqué que l’Autorité nationale de gestion des crises et des situations d’urgence constitue un dispositif d’appui complémentaire à l’État égyptien et au gouvernement pour la gestion des affaires de l’État en période de crise ou d’urgence, sur l’ensemble du territoire de la République. Il a notamment mis en avant la base de données constituée par cette Autorité et affirmé qu’elle disposait des moyens nécessaires à l’accomplissement de ses missions. SE a ajouté qu’elle est devenue un véritable dispositif d’observation et de soutien supplémentaire pour les organismes de l’État, contribuant ainsi à améliorer plus efficacement les performances de l’État et du gouvernement.
Le Président Al-Sissi a indiqué que les constantes de la politique étrangère égyptienne, depuis 2014, reposent sur les principes suivants : la non-ingérence dans les affaires intérieures des États, le refus de toute conspiration, la préservation de l’unité de l’État-nation et de ses institutions, le refus de traiter avec les milices armées, la coopération en faveur de la construction, du développement et de l’urbanisation, ainsi que l’engagement positif dans des relations équilibrées avec toutes les parties.
SE M. le Président a souligné la nécessité de respecter le principe de l’équilibre stratégique et de ne pas laisser l’État se précipiter dans l’action ou prendre des mesures sous la pression de l’opinion publique.
Dans le même contexte, le Dr Hani Sewilam, Ministre des Ressources en eau et de l’Irrigation, a évoqué les efforts déployés au cours des périodes précédentes pour protéger l’État égyptien contre les risques liés au barrage éthiopien. Les directives étaient alors de veiller à ce que les citoyens égyptiens ne subissent aucun préjudice. À cette fin, des stations de traitement des eaux ont été construites et différents projets ont été mis en œuvre, notamment le revêtement des canaux d’irrigation et le projet du Nouveau Delta.
À cet égard, le Ministre a indiqué que le volume annuel des eaux traitées puis réutilisées atteignait 23,2 milliards de mètres cubes. Ces efforts visent à protéger les citoyens contre les conséquences d’éventuelles mesures unilatérales, les effets du changement climatique et les besoins liés à la croissance démographique. Il a également présenté en détail certains des projets réalisés en Égypte pour assurer la disponibilité de l’eau.
S’agissant du barrage éthiopien, le Ministre a souligné que l’État égyptien avait fait preuve de patience et avait toujours privilégié une approche calme. Il a précisé que l’Égypte avait entrepris tout ce qui était en son pouvoir dans ce dossier, tant au cours des négociations que dans le cadre de l’Accord sur la déclaration de principes, étant une démarche visant à démontrer la bonne volonté de l’Égypte à l’égard du peuple éthiopien. Malheureusement, la partie éthiopienne n’a pas mis en œuvre cet accord.
Il a également indiqué que les négociations correspondantes, accueillies à Washington, avaient abouti à un accord approuvé par les parties éthiopienne et soudanaise, ainsi que par la partie égyptienne. Cet accord était équilibré et tenait compte des intérêts de toutes les parties. Toutefois, la partie éthiopienne s’était dérobée avant sa signature. Les événements avaient ensuite évolué vers différentes voies qui n’avaient donné aucun résultat, jusqu’à ce que l’État égyptien décide de ne plus poursuivre les négociations.
Le ministre a également rappelé que le bassin du Nil ne se limitait pas à l’Éthiopie. Il a souligné que, sous la présidence de M. le Président, les relations de l’Égypte avec les autres pays du bassin du Nil situés en amont avaient atteint leur plus haut niveau. Cette coopération s’est notamment traduite par des investissements égyptiens dans ces pays, d’un montant total de 120 millions de dollars, ainsi que par la réalisation de projets de puits d’eau, de barrages et d’ouvrages de protection contre les inondations. Elle comprend également la fourniture d’une assistance technique pour la mise en place de centres de prévision météorologique, ainsi que des visites réciproques.
Dans ce contexte, le ministre a souligné que des solutions existaient, à condition que toutes les parties manifestent la volonté nécessaire. Il a évoqué la possibilité de mettre en place un réseau électrique reliant l’Égypte à l’ensemble des pays du bassin du Nil. Par conséquent, la question de la production d’électricité ne devrait pas être invoquée pour justifier la construction de barrages, puisqu’il s’agit d’une question technique susceptible d’être résolue à l’avenir.
Il a ajouté que, si l’objectif de la construction de barrages était le partage des ressources en eau, les pays du bassin du Nil disposaient de 7 000 milliards de mètres cubes d’eau provenant des précipitations, qui pourraient être exploitées, collectées et affectées à l’agriculture, à la consommation humaine ou à l’industrie.
Il a précisé que les précipitations dans le bassin du Nil représentaient entre 1 600 et 2 000 milliards de mètres cubes d’eau par an, tandis que l’Égypte ne recevait que 55,5 milliards de mètres cubes par an, soit moins de 3 % des précipitations enregistrées dans les pays du bassin du Nil. Cela signifie que les pays du bassin du Nil ne sont pas confrontés à une pénurie d’eau à l’échelle de l’ensemble du bassin, alors que l’Égypte connaît une crise hydrique en raison de l’insuffisance de ses propres ressources en eau. Il est donc possible de renforcer la coopération entre l’Égypte et les pays du bassin du Nil afin d’exploiter ces ressources et de réaliser des bénéfices mutuels pour tous les pays concernés.
SE M. le Président a conclu son intervention en soulignant la nécessité de continuer à renforcer les capacités de l’Égypte et de veiller à ce que l’opinion publique égyptienne demeure lucide et forte, compte tenu de la multiplicité des risques, qui ne se limitent pas au barrage éthiopien.
Le Président Al-Sissi a ajouté que la sécurité nationale arabe est indivisible, soulignant que la stabilité des pays frères du Golfe concernait directement l’Égypte du point de vue de sa sécurité nationale, ainsi que la nécessité de rétablir la stabilité dans tous les pays arabes, notamment au Soudan, en Libye et en Somalie. SE a également affirmé que le soutien de l’Égypte aux pays du Golfe s’inscrivait dans le prolongement de la sécurité nationale arabe commune.
SE M. le Président a par ailleurs souligné que l’engagement militaire égyptien vise à défendre le territoire du Royaume et ne comprenait aucune attaque contre le Yémen. Il a précisé que l’objectif est de défendre le territoire et les frontières du Royaume, ainsi que ceux de tout autre pays arabe si l’Égypte en reçoit la demande. Le Président Al-Sissi a enfin affirmé que l’engagement militaire égyptien ne s’étendait pas au-delà des frontières de l’Égypte ou de celles de tout pays frère dont l’Égypte veille à préserver la sécurité et la stabilité.
mercredi, 21 octobre 2026 / 06:08
M. le Président Abdel Fattah Al-Sissi a participé aujourd’hui à la session intitulée « Sécurité de la patrie et du citoyen », dans le cadre des travaux de la troisième journée du Forum d’Égypte 2026, en présence du Dr Moustafa Madbouly, Premier Ministre, et du général de corps d’armée Achraf Salem Zaher, Ministre de la Défense et de la Production militaire, du général de division Mahmoud Tawfiq, Ministre de l’Intérieur, le Dr Badr Abd Al-Aaty, Ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et des Égyptiens à l’étranger, ainsi que le général de corps d’armée Mohamed Abdel Rahman Rabie, Chef du Département des opérations des Forces Armées et Président de l’Autorité nationale de gestion des crises et des situations d’urgence.
Le porte-parole officiel de la Présidence de la République a déclaré que la session avait débuté par la projection d’un film intitulé « Votre appel est entendu… Un parcours de prise en charge », consacré aux efforts déployés par les institutions de l’État, notamment le Ministère de l’Intérieur, pour assurer la sécurité et la sûreté des citoyens, en particulier depuis les événements de janvier 2011.
Dans ce contexte, le général de division Mahmoud Tawfiq, Ministre de l’Intérieur, a présenté les différents efforts entrepris pour moderniser le système de sécurité, lutter contre la criminalité de droit commun et rétablir durablement la sécurité dans les rues égyptiennes, ainsi que pour assurer une réponse rapide aux signalements des citoyens. Il a notamment cité l’exemple des vols de véhicules, dont le nombre a enregistré une baisse considérable atteignant 94 %.
Il a indiqué que le ministère de l’Intérieur avait élaboré un plan intégré visant à refondre l’action sécuritaire, notamment face à l’évolution des modes opératoires criminels. Ce plan repose sur cinq axes :
Premièrement, la modernisation des infrastructures policières et leur équipement en technologies de pointe afin de suivre les évolutions observées dans les différents domaines.
Deuxièmement, la mise en place d’un système intégré fondé sur une approche scientifique de l’action sécuritaire, faisant appel à l’intelligence artificielle et à la détection précoce des différentes formes de criminalité, ainsi qu’à l’élaboration de plans adaptés pour y faire face. Cette démarche a nécessité la modernisation des différentes salles d’opérations dans les gouvernorats et leur interconnexion avec le centre principal.
Troisièmement, le développement des ressources humaines, condition essentielle à la réussite du système envisagé. À cet effet, différents domaines de l’action sécuritaire ont été créés ou développés, et des compétences spécialisées ont été formées dans les domaines de la cybercriminalité, de la propriété intellectuelle et de la détection précoce des activités des organisations terroristes.
Quatrièmement, le renforcement de la sensibilisation des citoyens, étant le premier rempart contre les tentatives de porter atteinte à la stabilité de la patrie et à la sécurité des citoyens.
Cinquièmement, la modernisation de la politique pénale applicable aux personnes condamnées.
Le porte-parole officiel a ajouté que le général de corps d’armée Mohamed Abdel Rahman Rabie, chef du Département des opérations des Forces Armées et président de l’Autorité nationale de gestion des crises et des situations d’urgence, avait présenté les mécanismes de fonctionnement de cette Autorité ainsi que ceux du Centre de coordination de la défense de l’État.
Il a précisé que cette Autorité est un organisme public souverain doté de la personnalité morale, bénéficiant d’une indépendance en matière de sécurité, d’administration et de compétences techniques, et relevant de la Présidence de la République. Elle a pour objectif de garantir la sécurité nationale égyptienne, de protéger les biens publics et privés, ainsi que tout ce qui contribue au bien-être, à la sécurité et à la stabilité des citoyens. Il a confirmé que les volets administratif et juridique relatifs à cette Autorité avaient été achevés, soulignant qu’elle disposait des organes exécutifs nécessaires pour gérer efficacement toute situation de crise.
Le porte-parole officiel a indiqué que le Dr Badr Abd Al-Aaty, Ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et des Égyptiens à l’étranger, avait commencé son intervention en soulignant que la politique étrangère est devenue un sujet d’intérêt pour toutes les composantes du peuple égyptien. Il a précisé que cela tenait essentiellement au fait que la politique étrangère constituait le prolongement de la politique intérieure, les deux étant liées par une relation réciproque. Une politique étrangère efficace découle de la stabilité intérieure, tandis que les événements à l’étranger ont également des répercussions sur la situation intérieure.
Le ministre a indiqué que l’Égypte est entourée de pays confrontés à des crises et à des conflits, des situations qui touchent à la sécurité nationale égyptienne, soulignant que l’Égypte entretenait des relations et des partenariats stratégiques avec les différentes puissances mondiales et qu’elle gérait ces relations et partenariats avec sagesse, conformément à la doctrine de « l’équilibre stratégique » définie par M. le Président.
S’agissant de la sécurité de la région de la mer Rouge, le ministre des Affaires étrangères a indiqué que l’Égypte œuvrait à y assurer la sécurité et la stabilité, en coopération avec les États riverains, à travers le renforcement de la coopération et l’établissement de partenariats avec ces pays dans différents domaines, notamment la logistique, l’économie et le développement touristique.
Concernant le volet africain, M. le ministre a affirmé que l’avenir économique et le développement de l’Égypte sont liés au développement de l’Afrique. Il a souligné que M. le Président avait effectué 38 visites dans des pays africains, un nombre sans précédent. Il a précisé que cette ouverture sur le continent africain vise à renforcer la solidarité avec les pays africains.
S’agissant de la sécurité hydrique, M. le ministre a affirmé qu’il s’agissait d’une question existentielle et que la vie de 110 millions d’Égyptiens ne pouvait être soumise à la volonté unilatérale de quelque partie que ce soit, soulignant que l’Égypte demandait uniquement l’application des règles du droit international.
Il a également indiqué que la politique égyptienne à l’égard des pays de la Corne de l’Afrique obéissait à plusieurs principes, en particulier la non-ingérence dans les affaires intérieures des États, le respect de leur unité et de leur indépendance, ainsi que le rejet catégorique de la sécession, de la partition et du démembrement des États de la Corne de l’Afrique. Il a également évoqué la question de l’accès à la mer, qui doit se faire en coordination et en accord avec les pays voisins.
S’agissant du Soudan, le ministre a souligné que l’Égypte entretenait des relations historiques avec ce pays et qu’elle était attachée à l’unité et à la stabilité de l’État soudanais. Il a affirmé que l’Égypte ne permettrait ni la partition du Soudan ni l’effondrement des institutions de l’État soudanais. Il a enfin précisé que les efforts de l’Égypte se poursuivaient, en coordination avec les autres parties régionales, en vue de parvenir à une solution politique au Soudan.
S’agissant de la Question Palestinienne, le Ministre a souligné la position constante de M. le Président, qui a toujours affirmé son rejet du déplacement forcé des Palestiniens. Il a également mis en avant les efforts déployés par l’Égypte pour assurer la poursuite de l’acheminement de l’aide humanitaire, dont plus d’un million de tonnes ont été acheminées et sont entrées par le poste-frontière de Rafah. Ces efforts visent également à préserver la Question Palestinienne contre les plans visant à la liquider et à parvenir à un consensus entre les Palestiniens.
Le porte-parole officiel a indiqué que M. le Président est intervenu pour souligner que les attaques contre les institutions de l’État, en tant que piliers fondamentaux, visent toujours à provoquer l’effondrement des États, comme cela était clairement apparu en 2011. SE M. le Président a précisé que les Forces Armées et le ministère de l’Intérieur constituent les deux piliers de la sécurité de l’État, et que la campagne persistante visant le ministère de l’Intérieur, en tant que pilier de la sécurité, ne cessait pas. Il a fait remarquer qu’un examen des événements des dernières années permettait de constater que les tentatives visant à cibler ce ministère et à donner une image négative de ses pratiques se poursuivaient sans relâche. Il arrive également que, dans le cadre des réactions quotidiennes aux événements, certains contribuent involontairement à la formation de cette image négative.
À cet égard, M. le Président a souligné que cette situation impose au ministère de l’Intérieur de prendre des initiatives visant à améliorer l’image qu’en ont les citoyens et à préserver cette image. Il a rappelé une nouvelle fois que les attaques contre l’institution chargée de la sécurité en 2011 avaient notamment pour objectif de mettre en œuvre le plan visant l’État égyptien.
Le Président Al-Sissi a mis l’accent sur la nécessité de préserver les institutions de l’État, car leur affaiblissement conduit à l’effondrement de celui-ci, entraînant de très graves problèmes. Il a fait observer que la situation actuelle dans la région en apportait la preuve.
SE M. le Président a également insisté sur la nécessité de raviver la mémoire collective et de mettre en lumière les événements de 2011 afin d’éviter qu’ils ne se reproduisent. Il a notamment évoqué les attaques contre les forces de sécurité, les assauts contre les postes de police et les prisons, ainsi que l’évasion de 33 000 détenus et les conséquences qui en ont découlé. Il a précisé que les attaques visant la police et les Forces Armées avaient également pour objectif de mettre en doute la compétence et l’efficacité de ces deux institutions, affirmant qu’il était difficile de faire s’effondrer l’État tant que ses institutions demeurent solides et bénéficient de la confiance du peuple.
Dans ce contexte, M. le Président a demandé aux Forces armées et au ministère de l’Intérieur de proposer davantage d’idées et d’initiatives afin de maintenir un dialogue permanent avec la population et de lui exposer les faits, ce qui contribuera à renforcer une perception positive de ces institutions.
SE M. le Président a expliqué que la construction, la reconstruction, le développement et la modernisation des centres de réhabilitation et de réinsertion procédaient d’une approche morale, religieuse et humanitaire, reposant sur le principe selon lequel une personne ne doit pas être punie deux fois pour la même infraction. L’accent a donc été mis sur la reconstruction de la personnalité des personnes condamnées et leur transformation en membres utiles à la société. C’est dans cette perspective que l’État a transformé les prisons en centres de réhabilitation et de réinsertion.
Il a souligné l’importance d’organiser des visites dans ces centres afin de prendre connaissance des efforts déployés dans ce domaine. M. le Président a également insisté sur le fait que l’ampleur considérable des dommages survenus avant 2011 avait conduit à repenser entièrement le volet sécuritaire relatif aux conditions de détention, lequel fait lui aussi l’objet de tentatives de remise en cause.
SE a ainsi demandé aux ministères de la Défense et de l’Intérieur de proposer des idées et des initiatives permettant de maintenir un dialogue permanent avec le peuple égyptien, afin de garantir que la population ne soit pas séparée des institutions de l’État.
SE M. le Président a enfin indiqué que l’Autorité nationale de gestion des crises et des situations d’urgence constitue un dispositif d’appui complémentaire à l’État égyptien et au gouvernement pour la gestion des affaires de l’État en période de crise ou d’urgence, sur l’ensemble du territoire de la République. Il a notamment mis en avant la base de données constituée par cette Autorité et affirmé qu’elle disposait des moyens nécessaires à l’accomplissement de ses missions. SE a ajouté qu’elle est devenue un véritable dispositif d’observation et de soutien supplémentaire pour les organismes de l’État, contribuant ainsi à améliorer plus efficacement les performances de l’État et du gouvernement.
Le Président Al-Sissi a indiqué que les constantes de la politique étrangère égyptienne, depuis 2014, reposent sur les principes suivants : la non-ingérence dans les affaires intérieures des États, le refus de toute conspiration, la préservation de l’unité de l’État-nation et de ses institutions, le refus de traiter avec les milices armées, la coopération en faveur de la construction, du développement et de l’urbanisation, ainsi que l’engagement positif dans des relations équilibrées avec toutes les parties.
SE M. le Président a souligné la nécessité de respecter le principe de l’équilibre stratégique et de ne pas laisser l’État se précipiter dans l’action ou prendre des mesures sous la pression de l’opinion publique.
Dans le même contexte, le Dr Hani Sewilam, Ministre des Ressources en eau et de l’Irrigation, a évoqué les efforts déployés au cours des périodes précédentes pour protéger l’État égyptien contre les risques liés au barrage éthiopien. Les directives étaient alors de veiller à ce que les citoyens égyptiens ne subissent aucun préjudice. À cette fin, des stations de traitement des eaux ont été construites et différents projets ont été mis en œuvre, notamment le revêtement des canaux d’irrigation et le projet du Nouveau Delta.
À cet égard, le Ministre a indiqué que le volume annuel des eaux traitées puis réutilisées atteignait 23,2 milliards de mètres cubes. Ces efforts visent à protéger les citoyens contre les conséquences d’éventuelles mesures unilatérales, les effets du changement climatique et les besoins liés à la croissance démographique. Il a également présenté en détail certains des projets réalisés en Égypte pour assurer la disponibilité de l’eau.
S’agissant du barrage éthiopien, le Ministre a souligné que l’État égyptien avait fait preuve de patience et avait toujours privilégié une approche calme. Il a précisé que l’Égypte avait entrepris tout ce qui était en son pouvoir dans ce dossier, tant au cours des négociations que dans le cadre de l’Accord sur la déclaration de principes, étant une démarche visant à démontrer la bonne volonté de l’Égypte à l’égard du peuple éthiopien. Malheureusement, la partie éthiopienne n’a pas mis en œuvre cet accord.
Il a également indiqué que les négociations correspondantes, accueillies à Washington, avaient abouti à un accord approuvé par les parties éthiopienne et soudanaise, ainsi que par la partie égyptienne. Cet accord était équilibré et tenait compte des intérêts de toutes les parties. Toutefois, la partie éthiopienne s’était dérobée avant sa signature. Les événements avaient ensuite évolué vers différentes voies qui n’avaient donné aucun résultat, jusqu’à ce que l’État égyptien décide de ne plus poursuivre les négociations.
Le ministre a également rappelé que le bassin du Nil ne se limitait pas à l’Éthiopie. Il a souligné que, sous la présidence de M. le Président, les relations de l’Égypte avec les autres pays du bassin du Nil situés en amont avaient atteint leur plus haut niveau. Cette coopération s’est notamment traduite par des investissements égyptiens dans ces pays, d’un montant total de 120 millions de dollars, ainsi que par la réalisation de projets de puits d’eau, de barrages et d’ouvrages de protection contre les inondations. Elle comprend également la fourniture d’une assistance technique pour la mise en place de centres de prévision météorologique, ainsi que des visites réciproques.
Dans ce contexte, le ministre a souligné que des solutions existaient, à condition que toutes les parties manifestent la volonté nécessaire. Il a évoqué la possibilité de mettre en place un réseau électrique reliant l’Égypte à l’ensemble des pays du bassin du Nil. Par conséquent, la question de la production d’électricité ne devrait pas être invoquée pour justifier la construction de barrages, puisqu’il s’agit d’une question technique susceptible d’être résolue à l’avenir.
Il a ajouté que, si l’objectif de la construction de barrages était le partage des ressources en eau, les pays du bassin du Nil disposaient de 7 000 milliards de mètres cubes d’eau provenant des précipitations, qui pourraient être exploitées, collectées et affectées à l’agriculture, à la consommation humaine ou à l’industrie.
Il a précisé que les précipitations dans le bassin du Nil représentaient entre 1 600 et 2 000 milliards de mètres cubes d’eau par an, tandis que l’Égypte ne recevait que 55,5 milliards de mètres cubes par an, soit moins de 3 % des précipitations enregistrées dans les pays du bassin du Nil. Cela signifie que les pays du bassin du Nil ne sont pas confrontés à une pénurie d’eau à l’échelle de l’ensemble du bassin, alors que l’Égypte connaît une crise hydrique en raison de l’insuffisance de ses propres ressources en eau. Il est donc possible de renforcer la coopération entre l’Égypte et les pays du bassin du Nil afin d’exploiter ces ressources et de réaliser des bénéfices mutuels pour tous les pays concernés.
SE M. le Président a conclu son intervention en soulignant la nécessité de continuer à renforcer les capacités de l’Égypte et de veiller à ce que l’opinion publique égyptienne demeure lucide et forte, compte tenu de la multiplicité des risques, qui ne se limitent pas au barrage éthiopien.
Le Président Al-Sissi a ajouté que la sécurité nationale arabe est indivisible, soulignant que la stabilité des pays frères du Golfe concernait directement l’Égypte du point de vue de sa sécurité nationale, ainsi que la nécessité de rétablir la stabilité dans tous les pays arabes, notamment au Soudan, en Libye et en Somalie. SE a également affirmé que le soutien de l’Égypte aux pays du Golfe s’inscrivait dans le prolongement de la sécurité nationale arabe commune.
SE M. le Président a par ailleurs souligné que l’engagement militaire égyptien vise à défendre le territoire du Royaume et ne comprenait aucune attaque contre le Yémen. Il a précisé que l’objectif est de défendre le territoire et les frontières du Royaume, ainsi que ceux de tout autre pays arabe si l’Égypte en reçoit la demande. Le Président Al-Sissi a enfin affirmé que l’engagement militaire égyptien ne s’étendait pas au-delà des frontières de l’Égypte ou de celles de tout pays frère dont l’Égypte veille à préserver la sécurité et la stabilité.