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dimanche, 25 octobre 2026 / 10:02
Au nom d’Allah, le Tout Clément, le Très Miséricordieux.
Altesses, Excellences,
Mesdames et Messieurs les Ministres et chefs de délégation, représentants des organisations et institutions internationales et régionales,
Mesdames et Messieurs,
Depuis l’aube de l’histoire, l’une des plus grandes civilisations humaines a vu le jour sur les rives du Nil, en Égypte. Le Nil a ainsi constitué le fondement de la stabilité et le moteur du développement et de la prospérité. Pour l’Égypte, il n’a jamais été un simple fleuve, mais bien l’artère vitale de la nation, hier comme aujourd’hui, ainsi qu’un pont de communication et de coopération entre les peuples.
Depuis l’Égypte, la terre du Nil et de la civilisation, je vous souhaite la bienvenue à la neuvième édition de la Semaine du Caire pour l’eau, qui constitue une plateforme internationale de dialogue, d’échange d’expertises et de développement de partenariats. Nous nous réunissons cette année autour du thème : « L’eau, catalyseur de paix, de prospérité partagée et d’une planète durable », qui traduit notre conviction quant au rôle de l’eau dans la réalisation du développement et le renforcement de la stabilité et de la coopération entre les États et les peuples.
Chers participants,
L’Égypte est confrontée à un défi hydrique particulier en raison de sa situation géographique et de sa dépendance essentielle à l’égard du Nil, partagé entre les pays du bassin. Ce fleuve fournit à l’Égypte plus de 98 % de ses ressources en eau renouvelables. Face à la croissance démographique, à l’augmentation des besoins en eau et en denrées alimentaires, ainsi qu’aux effets croissants du changement climatique, l’Égypte poursuit ses efforts pour améliorer l’efficacité de l’utilisation de l’eau, développer ses ressources et en optimiser l’exploitation. Parallèlement, elle œuvre à soutenir la coopération entre les pays du bassin afin de garantir la sécurité hydrique et le développement durable au bénéfice de l’ensemble de nos peuples.
Mesdames et Messieurs,
Les questions relatives à l’eau occupent une place prioritaire dans l’agenda de la politique étrangère égyptienne, l’eau étant considérée comme un moteur de coopération et de prospérité partagée, et non comme un instrument politique destiné à attiser les conflits et les différends.
L’Égypte est pleinement consciente qu’elle n’est pas la seule à faire face à de tels défis. Les différents pays du monde sont également confrontés aux menaces liées à la rareté de l’eau, à l’aggravation des risques de sécheresse et d’inondations, ainsi qu’à la pression croissante exercée sur les ressources, dans un contexte de demande grandissante en eau, en denrées alimentaires et en énergie.
La sécurité hydrique est ainsi devenue une responsabilité commune, qui exige une véritable coopération internationale, la mobilisation de financements, le transfert de technologies et le renforcement des capacités.
Dans cette perspective, l’Égypte accorde une grande importance au renforcement de la coopération dans le domaine de l’eau, fondée sur le respect des règles pertinentes du droit international, tant à l’échelle africaine qu’arabe. Elle veille également à favoriser l’échange d’expertises et à développer des projets et des partenariats au service de nos peuples.
Mesdames et Messieurs,
L’Égypte respecte et soutient le droit de tous les pays du bassin du Nil au développement. Nous avons traduit concrètement cette position à travers notre coopération avec nos frères, concernant les projets proposés dans le cadre des programmes d’investissement des pays du bassin du Nil méridional, notamment dans les domaines de l’énergie, de l’agriculture et de l’irrigation.
Cette expérience a démontré que la notification préalable, l’échange d’études et la concertation constituent des outils concrets permettant de faire avancer la mobilisation des financements nécessaires aux projets, de renforcer la confiance et de préserver les intérêts de tous. Ils ne sauraient être considérés comme des moyens d’entraver le développement ou d’imposer une tutelle à quelque État que ce soit. Cette expérience confirme que la véritable coopération est possible dès lors que la volonté existe.
Telle est également l’approche que nous aspirons à consolider dans le bassin du Nil oriental, de manière à préserver les intérêts de l’Égypte, du Soudan et de l’Éthiopie.
Chaque État a le droit de se développer et de tirer profit de ses ressources naturelles, à condition d’exercer ce droit de manière responsable, sans porter préjudice aux autres États ni compromettre leur sécurité hydrique. La présence des sources d’un fleuve sur le territoire d’un État ne lui confère pas le droit d’exercer un contrôle unilatéral sur une ressource partagée par plusieurs peuples.
L’Égypte a consciemment choisi la voie de la coopération et du dialogue, forte de sa confiance dans le bien-fondé de sa cause et la légalité de sa position, convaincue que la protection des intérêts de son peuple constitue une responsabilité à laquelle elle ne saurait se soustraire.
Je tiens à affirmer clairement : « Tout pari sur l’acceptation par l’Égypte d’un fait accompli imposé, ou sur sa renonciation à sa sécurité hydrique, est un pari voué à l’échec. »
Dans cet esprit, l’Égypte tend toujours la main à ses frères, en vue d’une coopération fondée sur les règles du droit international, la concertation, la coordination, le bon voisinage et le principe de non-préjudice.
Nous formons une seule et même famille, unie par le Nil. Nos intérêts communs dépassent nos divergences, et notre bassin dispose d’importantes ressources et potentialités qui, grâce à une gestion judicieuse et à leur valorisation, peuvent répondre aux besoins et aux aspirations de nos peuples.
Œuvrons ensemble à transformer ces potentialités en partenariats permettant de maximiser les bénéfices communs, de préserver les droits de tous nos États et de faire du Nil une source de développement, de prospérité et de stabilité pour tous les peuples du bassin.
Mesdames et Messieurs,
Depuis l’aube de l’histoire, le Nil a été le berceau d’une civilisation et un pont entre les peuples. Nous souhaitons qu’il le demeure : un fleuve qui nous rassemble au lieu de nous diviser, une ressource dont les bienfaits profitent à tous les peuples riverains et dont les droits de chacun sont préservés, et non une arène où s’imposent des volontés unilatérales.
Depuis Le Caire, nous renouvelons notre appel à faire de l’eau un catalyseur de paix et de prospérité partagée, et à passer ensemble de la gestion des crises à l’élaboration de solutions, et des engagements à leur mise en œuvre.
En déclarant ouverte la neuvième édition de la Semaine du Caire pour l’eau, je vous souhaite le plein succès dans vos travaux et forme le vœu que nos efforts communs produisent des résultats tangibles, propres à renforcer la paix et à offrir à nos peuples un avenir plus sûr, plus juste et plus prospère.
Je vous remercie de votre aimable attention.
Que la paix, la miséricorde et les bénédictions d’Allah soient sur vous.
dimanche, 25 octobre 2026 / 10:02
Au nom d’Allah, le Tout Clément, le Très Miséricordieux.
Altesses, Excellences,
Mesdames et Messieurs les Ministres et chefs de délégation, représentants des organisations et institutions internationales et régionales,
Mesdames et Messieurs,
Depuis l’aube de l’histoire, l’une des plus grandes civilisations humaines a vu le jour sur les rives du Nil, en Égypte. Le Nil a ainsi constitué le fondement de la stabilité et le moteur du développement et de la prospérité. Pour l’Égypte, il n’a jamais été un simple fleuve, mais bien l’artère vitale de la nation, hier comme aujourd’hui, ainsi qu’un pont de communication et de coopération entre les peuples.
Depuis l’Égypte, la terre du Nil et de la civilisation, je vous souhaite la bienvenue à la neuvième édition de la Semaine du Caire pour l’eau, qui constitue une plateforme internationale de dialogue, d’échange d’expertises et de développement de partenariats. Nous nous réunissons cette année autour du thème : « L’eau, catalyseur de paix, de prospérité partagée et d’une planète durable », qui traduit notre conviction quant au rôle de l’eau dans la réalisation du développement et le renforcement de la stabilité et de la coopération entre les États et les peuples.
Chers participants,
L’Égypte est confrontée à un défi hydrique particulier en raison de sa situation géographique et de sa dépendance essentielle à l’égard du Nil, partagé entre les pays du bassin. Ce fleuve fournit à l’Égypte plus de 98 % de ses ressources en eau renouvelables. Face à la croissance démographique, à l’augmentation des besoins en eau et en denrées alimentaires, ainsi qu’aux effets croissants du changement climatique, l’Égypte poursuit ses efforts pour améliorer l’efficacité de l’utilisation de l’eau, développer ses ressources et en optimiser l’exploitation. Parallèlement, elle œuvre à soutenir la coopération entre les pays du bassin afin de garantir la sécurité hydrique et le développement durable au bénéfice de l’ensemble de nos peuples.
Mesdames et Messieurs,
Les questions relatives à l’eau occupent une place prioritaire dans l’agenda de la politique étrangère égyptienne, l’eau étant considérée comme un moteur de coopération et de prospérité partagée, et non comme un instrument politique destiné à attiser les conflits et les différends.
L’Égypte est pleinement consciente qu’elle n’est pas la seule à faire face à de tels défis. Les différents pays du monde sont également confrontés aux menaces liées à la rareté de l’eau, à l’aggravation des risques de sécheresse et d’inondations, ainsi qu’à la pression croissante exercée sur les ressources, dans un contexte de demande grandissante en eau, en denrées alimentaires et en énergie.
La sécurité hydrique est ainsi devenue une responsabilité commune, qui exige une véritable coopération internationale, la mobilisation de financements, le transfert de technologies et le renforcement des capacités.
Dans cette perspective, l’Égypte accorde une grande importance au renforcement de la coopération dans le domaine de l’eau, fondée sur le respect des règles pertinentes du droit international, tant à l’échelle africaine qu’arabe. Elle veille également à favoriser l’échange d’expertises et à développer des projets et des partenariats au service de nos peuples.
Mesdames et Messieurs,
L’Égypte respecte et soutient le droit de tous les pays du bassin du Nil au développement. Nous avons traduit concrètement cette position à travers notre coopération avec nos frères, concernant les projets proposés dans le cadre des programmes d’investissement des pays du bassin du Nil méridional, notamment dans les domaines de l’énergie, de l’agriculture et de l’irrigation.
Cette expérience a démontré que la notification préalable, l’échange d’études et la concertation constituent des outils concrets permettant de faire avancer la mobilisation des financements nécessaires aux projets, de renforcer la confiance et de préserver les intérêts de tous. Ils ne sauraient être considérés comme des moyens d’entraver le développement ou d’imposer une tutelle à quelque État que ce soit. Cette expérience confirme que la véritable coopération est possible dès lors que la volonté existe.
Telle est également l’approche que nous aspirons à consolider dans le bassin du Nil oriental, de manière à préserver les intérêts de l’Égypte, du Soudan et de l’Éthiopie.
Chaque État a le droit de se développer et de tirer profit de ses ressources naturelles, à condition d’exercer ce droit de manière responsable, sans porter préjudice aux autres États ni compromettre leur sécurité hydrique. La présence des sources d’un fleuve sur le territoire d’un État ne lui confère pas le droit d’exercer un contrôle unilatéral sur une ressource partagée par plusieurs peuples.
L’Égypte a consciemment choisi la voie de la coopération et du dialogue, forte de sa confiance dans le bien-fondé de sa cause et la légalité de sa position, convaincue que la protection des intérêts de son peuple constitue une responsabilité à laquelle elle ne saurait se soustraire.
Je tiens à affirmer clairement : « Tout pari sur l’acceptation par l’Égypte d’un fait accompli imposé, ou sur sa renonciation à sa sécurité hydrique, est un pari voué à l’échec. »
Dans cet esprit, l’Égypte tend toujours la main à ses frères, en vue d’une coopération fondée sur les règles du droit international, la concertation, la coordination, le bon voisinage et le principe de non-préjudice.
Nous formons une seule et même famille, unie par le Nil. Nos intérêts communs dépassent nos divergences, et notre bassin dispose d’importantes ressources et potentialités qui, grâce à une gestion judicieuse et à leur valorisation, peuvent répondre aux besoins et aux aspirations de nos peuples.
Œuvrons ensemble à transformer ces potentialités en partenariats permettant de maximiser les bénéfices communs, de préserver les droits de tous nos États et de faire du Nil une source de développement, de prospérité et de stabilité pour tous les peuples du bassin.
Mesdames et Messieurs,
Depuis l’aube de l’histoire, le Nil a été le berceau d’une civilisation et un pont entre les peuples. Nous souhaitons qu’il le demeure : un fleuve qui nous rassemble au lieu de nous diviser, une ressource dont les bienfaits profitent à tous les peuples riverains et dont les droits de chacun sont préservés, et non une arène où s’imposent des volontés unilatérales.
Depuis Le Caire, nous renouvelons notre appel à faire de l’eau un catalyseur de paix et de prospérité partagée, et à passer ensemble de la gestion des crises à l’élaboration de solutions, et des engagements à leur mise en œuvre.
En déclarant ouverte la neuvième édition de la Semaine du Caire pour l’eau, je vous souhaite le plein succès dans vos travaux et forme le vœu que nos efforts communs produisent des résultats tangibles, propres à renforcer la paix et à offrir à nos peuples un avenir plus sûr, plus juste et plus prospère.
Je vous remercie de votre aimable attention.
Que la paix, la miséricorde et les bénédictions d’Allah soient sur vous.