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mardi, 05 août 2025 / 03:53
Au nom d'Allah, le Tout Clément, le Très Miséricordieux
Votre Excellence Monsieur Luong Cuong,
Président de la République socialiste du Vietnam,
Je vous souhaite, ainsi qu’à la délégation qui vous accompagne, la bienvenue en Égypte, à l’occasion de cette visite importante qui s’inscrit dans le cadre de nos efforts conjoints pour faire progresser les relations bilatérales et consolider l’élan positif qu’elles connaissent actuellement. Je vous renouvelle mes sincères félicitations pour votre élection à la présidence de la République socialiste du Vietnam en octobre 2024.
Votre Excellence,
Nous sommes convaincus que votre mandat sera jalonné de succès, et nous nous réjouissons à l’idée de travailler ensemble afin de renforcer les liens de coopération entre nos deux gouvernements et nos deux peuples amis.
Mesdames et Messieurs,
Cette visite constitue l’aboutissement des efforts entrepris au cours de la période écoulée pour hisser nos relations bilatérales – établies depuis des décennies – à un niveau supérieur, qui ont toujours été marquées par une coordination distinguée à tous les niveaux, au service des objectifs communs de nos deux peuples. Résultant un rapprochement croissant de nos positions sur les principales questions politiques aux niveaux régional et international.
Dans ce cadre, les discussions que j’ai tenues aujourd’hui avec notre cher invité ont abouti à un accord pour hisser les relations entre l’Égypte et le Vietnam au niveau de partenariat global, fondé sur une coopération conjointe dans tous les domaines, notamment l’agriculture, l’industrie, le commerce et l’investissement, reposant à la fois sur les efforts gouvernementaux et ceux du secteur privé, afin de contribuer à la réalisation des objectifs de développement économique et social des deux pays.
Nous avons, à cette occasion, assisté à la signature de deux mémorandums d’accord concernant les domaines du développement local et du développement économique.
Nos points de vue ont convergé sur le fait que les potentialités dont disposent nos deux pays ne sont pas encore pleinement exploitées. Il est donc essentiel de tirer parti de l’élan actuel pour consolider nos relations économiques au service de nos deux pays et peuples. Dans ce contexte, l’Égypte peut constituer comme une porte d’entrée pour le Vietnam vers le Moyen-Orient et l’Afrique, notamment grâce aux nombreux accords de libre-échange qu’elle a signés avec ces régions. De même, le Vietnam peut être une fenêtre pour l’Égypte sur l’Asie du Sud-Est.
Nos discussions ont également mis en l’accent sur l’importance de renforcer notre coordination afin de mettre en place des mécanismes efficaces visant à accroître le volume des échanges commerciaux et des investissements, et à promouvoir la coopération dans les domaines prioritaires, notamment les infrastructures, les technologies de l’information, et la transformation numérique. En plus d’explorer de nouveaux secteurs prometteurs tels que la pisciculture, les textiles et les vêtements prêt-à-porter, ainsi que les appareils électriques, les engrais, les produits alimentaires, les produits chimiques, les produits pharmaceutiques, les énergies renouvelables, et les véhicules électriques.
Mesdames et Messieurs,
Au-delà des relations économiques, nos discussions ont porté sur l’importance de renforcer les liens populaires et culturels entre nos deux pays. À cet égard, nous nous sommes convenus de mettre en œuvre les mémorandums d’accord relatifs au développement local, ainsi que les accords de coopération entre nos villes respectives, et d’organiser des événements de promotion culturelle.
Nous avons également affirmé notre volonté de coopérer dans le domaine du tourisme afin de promouvoir les flux touristiques entre nos deux pays. Nous poursuivons également notre coopération dans le secteur de l’éducation, notamment à travers les bourses d’études octroyées par le ministère de l’Enseignement supérieur égyptien et l’Université d’Al-Azhar aux étudiants vietnamiens.
Mesdames et messieurs,
Nos discussions ont également abordé la situation actuelle au Moyen-Orient, en particulier les efforts déployés par l’Égypte pour contenir l’escalade dans la région, mettre fin à la guerre à Gaza, et soutenir le peuple palestinien dans sa quête de ses droits légitimes, notamment l’établissement d’un État palestinien sur les frontières du 4 juin 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale.
Permettez-moi, à cet égard, en ce qui concerne le point de passage de Rafah, il doit être clair pour tous que la guerre en cours à Gaza n’est plus une guerre motivée par des objectifs politiques ou la libération d’otages. Elle a depuis longtemps dépassé toute logique ou justification, pour devenir une guerre de famine, de génocide, et de liquidation de la Cause Palestinienne.
Je tiens à préciser ici que mon message ne s'adresse pas à l'opinion publique égyptienne ou régionale, mais à l'opinion publique mondiale.
La vérité, c’est que la vie du peuple palestinien à Gaza – et même en Cisjordanie – est désormais utilisée comme monnaie d’échange politique, tandis que la conscience humaine et la communauté internationale restent spectatrices de ce qui se passe dans la bande de Gaza.
Je tiens ici à souligner qu’au cours des dernières semaines et mois, de nombreuses accusations infondées ont été proférées à l’encontre de l’Égypte concernant l’acheminement de l’aide humanitaire. J’ai déjà abordé ce sujet, tout comme les médias, mais permettez-moi de le clarifier davantage :
La bande de Gaza est reliée au monde extérieur par cinq points de passage, dont le point de passage de Rafah, tandis que les autres sont sous contrôle israélien. Il est important de préciser que le point de passage de Rafah n’a jamais été fermé par l’Égypte, ni depuis le début de cette guerre, ni auparavant.
Depuis près de vingt ans, l’Égypte joue un rôle essentiel pour éviter l’embrasement dans la bande de Gaza. Notre rôle a toujours été d’apaiser les tensions entre Gaza et Israël, conscients que tout affrontement serait dévastateur pour les civils. Cette guerre est la cinquième au cours de laquelle l’Égypte joue un rôle actif et constructif pour obtenir un cessez-le-feu. C’est la cinquième fois. Nous accomplissons cet effort afin que notre rôle demeure positif et pacifique dans tout conflit survenant, d’une manière ou d’une autre, dans notre région. En ce qui concerne la bande de Gaza nous jouons ce rôle depuis le 7 octobre jusqu’à ce jour, dans le cadre d’efforts intenses visant à mettre fin à la guerre, à acheminer l’aide humanitaire, ainsi qu’à obtenir la libération des otages et des détenus. Ce rôle n’a pas encore pris fin. Toutefois, au cours des dernières semaines, j’ai constaté une certaine forme d’impasse à cet égard.
Il a été dit que l’aide humanitaire n’entrait pas par le poste-frontière en raison de l’Égypte, que l’Égypte en empêchait l’acheminement. Cette situation soulève de vives interrogations … Car le point de passage n’a pas été fermé, et il a été détruit à quatre reprises au cours de la dernière guerre… Quatre fois, et nous avons procédé à sa réhabilitation et à sa réparation à chaque fois, jusqu’à ce que les forces israéliennes atteignent le côté opposé du poste-frontière. Ce poste-frontière comprend une partie située sur la frontière égyptienne — c’est-à-dire sur le territoire égyptien — et une autre partie à l’intérieur du territoire palestinien. Le passage aurait pu permettre l’acheminement de l’aide tant qu’aucune force israélienne ne se trouvait stationnée du côté palestinien. Telle est la question. Et lorsque nous œuvrons — comme je l’ai déjà mentionné — en coordination avec nos partenaires du Qatar et des États-Unis d’Amérique, c’est dans le but, tout simplement, de mettre fin à la guerre, de permettre l’acheminement de l’aide humanitaire et d’obtenir la libération des otages. Ce rôle n’a pas pris fin. Mais, aujourd’hui, alors que je m’adresse à vous, et depuis de longs mois, plus de 5 000 camions se trouvent actuellement sur les territoires égyptiens. J’appelle les médias à accorder à cela une couverture plus large. Plus de 5 000 camions chargés d’aides humanitaires se trouvent actuellement sur le sol égyptien, qu’il s’agisse d’aides fournies par l’Égypte elle-même ou par d’autres pays partenaires contribuant à cet effort. Il convient de rappeler que plus de 70 % de l’aide ayant été acheminée vers la bande de Gaza au cours des 21 derniers mois provenait de l’Égypte — bien que ce ne soit pas, à ce stade, le point central. L’enjeu, à l’heure actuelle, est de faire parvenir le plus grand volume possible d’aides à nos frères palestiniens, car nous sommes témoins d’une opération d’extermination méthodique dans la bande de Gaza… d’une extermination méthodique visant à liquider la Cause Palestinienne. J’ai donc lancé, à plusieurs reprises, un appel — un appel adressé au monde entier, aux Européens, ainsi qu’au président Trump — et je le renouvelle aujourd’hui, comme je le renouvellerai chaque fois, jusqu’à ce que cette guerre cesse et que l’aide humanitaire parvienne à la bande de Gaza. Avant le déclenchement de la guerre, entre 600 et 700 camions en provenance d’Égypte entraient quotidiennement dans le territoire, transportant des denrées alimentaires et des produits nécessaires pour assurer la subsistance de quelque 2,3 millions de Palestiniens. Imaginez que cette quantité d'aide ait été réduite à néant au cours des 21 derniers mois… La situation que vous observez aujourd'hui dans la bande de Gaza en est la conséquence. Elle n’est nullement le résultat d’un quelconque désengagement de l’Égypte quant à son rôle dans l’acheminement de l’aide, ni d’une prétendue participation au blocus du territoire. Il s’agit là d’une question grave et capitale, que les peuples — non seulement en Égypte, mais dans le monde entier — doivent pleinement comprendre. Les allégations formulées à l’encontre de l’Égypte relèvent d’une posture en faillite. Nous sommes prêts à acheminer des volumes d’aide bien supérieurs, à plusieurs reprises s’il le faut, afin de porter secours au peuple palestinien. Nous appelons à la cessation des hostilités, une fois, deux fois, trois fois — et nous continuerons à œuvrer de toutes nos forces en ce sens. À tous ceux qui nous écoutent, je le dis : l'Histoire marquera un temps d'arrêt prolongé sur cette guerre. Elle jugera les personnes, les responsables et les États sur la base de leurs positions. L'Histoire nous observe. Et la conscience humaine ne restera pas éternellement muette face à ce qui se déroule sous nos yeux. L’Égypte restera toujours une porte d’entrée pour l’aide humanitaire, mais jamais une voie de déplacement forcé pour le peuple palestinien. Notre position n’a pas changé : elle était la même les 8 et 9 octobre, elle est restée la même depuis, et elle le restera. Notre position est claire : nous sommes prêts à laisser passer l’aide à tout moment, mais nous ne sommes pas disposés à accueillir ou à faciliter le déplacement des Palestiniens hors de leur territoire. Certains tentent de détourner l'attention du véritable responsable de la tragédie humanitaire que subit le peuple palestinien. Je mets en garde, comme je l’ai déjà fait, contre la poursuite de cette situation intenable. Et je tiens, à cet égard, à saluer la position constante du Vietnam, en soutien au droit du peuple palestinien à établir son État indépendant, ainsi que notre position commune rejetant le déplacement des Palestiniens hors de leur terre, appelant à un cessez-le-feu immédiat dans la bande de Gaza, et à entamer la reconstruction, en vue d’une solution globale et durable fondée sur les principes de la légalité internationale, garantissant la sécurité et la stabilité dans la région.
Votre Excellence,
Je vous renouvelle mes souhaits de bienvenue dans votre seconde patrie, l’Égypte, en espérant que cette visite constitue une étape importante dans le renforcement des relations entre nos deux pays amis.
Pour conclure, je souhaite le plein succès à Votre Excellence, ainsi que davantage de progrès et de prospérité au peuple vietnamien ami, sous votre sage conduite.
mardi, 05 août 2025 / 03:53
Au nom d'Allah, le Tout Clément, le Très Miséricordieux
Votre Excellence Monsieur Luong Cuong,
Président de la République socialiste du Vietnam,
Je vous souhaite, ainsi qu’à la délégation qui vous accompagne, la bienvenue en Égypte, à l’occasion de cette visite importante qui s’inscrit dans le cadre de nos efforts conjoints pour faire progresser les relations bilatérales et consolider l’élan positif qu’elles connaissent actuellement. Je vous renouvelle mes sincères félicitations pour votre élection à la présidence de la République socialiste du Vietnam en octobre 2024.
Votre Excellence,
Nous sommes convaincus que votre mandat sera jalonné de succès, et nous nous réjouissons à l’idée de travailler ensemble afin de renforcer les liens de coopération entre nos deux gouvernements et nos deux peuples amis.
Mesdames et Messieurs,
Cette visite constitue l’aboutissement des efforts entrepris au cours de la période écoulée pour hisser nos relations bilatérales – établies depuis des décennies – à un niveau supérieur, qui ont toujours été marquées par une coordination distinguée à tous les niveaux, au service des objectifs communs de nos deux peuples. Résultant un rapprochement croissant de nos positions sur les principales questions politiques aux niveaux régional et international.
Dans ce cadre, les discussions que j’ai tenues aujourd’hui avec notre cher invité ont abouti à un accord pour hisser les relations entre l’Égypte et le Vietnam au niveau de partenariat global, fondé sur une coopération conjointe dans tous les domaines, notamment l’agriculture, l’industrie, le commerce et l’investissement, reposant à la fois sur les efforts gouvernementaux et ceux du secteur privé, afin de contribuer à la réalisation des objectifs de développement économique et social des deux pays.
Nous avons, à cette occasion, assisté à la signature de deux mémorandums d’accord concernant les domaines du développement local et du développement économique.
Nos points de vue ont convergé sur le fait que les potentialités dont disposent nos deux pays ne sont pas encore pleinement exploitées. Il est donc essentiel de tirer parti de l’élan actuel pour consolider nos relations économiques au service de nos deux pays et peuples. Dans ce contexte, l’Égypte peut constituer comme une porte d’entrée pour le Vietnam vers le Moyen-Orient et l’Afrique, notamment grâce aux nombreux accords de libre-échange qu’elle a signés avec ces régions. De même, le Vietnam peut être une fenêtre pour l’Égypte sur l’Asie du Sud-Est.
Nos discussions ont également mis en l’accent sur l’importance de renforcer notre coordination afin de mettre en place des mécanismes efficaces visant à accroître le volume des échanges commerciaux et des investissements, et à promouvoir la coopération dans les domaines prioritaires, notamment les infrastructures, les technologies de l’information, et la transformation numérique. En plus d’explorer de nouveaux secteurs prometteurs tels que la pisciculture, les textiles et les vêtements prêt-à-porter, ainsi que les appareils électriques, les engrais, les produits alimentaires, les produits chimiques, les produits pharmaceutiques, les énergies renouvelables, et les véhicules électriques.
Mesdames et Messieurs,
Au-delà des relations économiques, nos discussions ont porté sur l’importance de renforcer les liens populaires et culturels entre nos deux pays. À cet égard, nous nous sommes convenus de mettre en œuvre les mémorandums d’accord relatifs au développement local, ainsi que les accords de coopération entre nos villes respectives, et d’organiser des événements de promotion culturelle.
Nous avons également affirmé notre volonté de coopérer dans le domaine du tourisme afin de promouvoir les flux touristiques entre nos deux pays. Nous poursuivons également notre coopération dans le secteur de l’éducation, notamment à travers les bourses d’études octroyées par le ministère de l’Enseignement supérieur égyptien et l’Université d’Al-Azhar aux étudiants vietnamiens.
Mesdames et messieurs,
Nos discussions ont également abordé la situation actuelle au Moyen-Orient, en particulier les efforts déployés par l’Égypte pour contenir l’escalade dans la région, mettre fin à la guerre à Gaza, et soutenir le peuple palestinien dans sa quête de ses droits légitimes, notamment l’établissement d’un État palestinien sur les frontières du 4 juin 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale.
Permettez-moi, à cet égard, en ce qui concerne le point de passage de Rafah, il doit être clair pour tous que la guerre en cours à Gaza n’est plus une guerre motivée par des objectifs politiques ou la libération d’otages. Elle a depuis longtemps dépassé toute logique ou justification, pour devenir une guerre de famine, de génocide, et de liquidation de la Cause Palestinienne.
Je tiens à préciser ici que mon message ne s'adresse pas à l'opinion publique égyptienne ou régionale, mais à l'opinion publique mondiale.
La vérité, c’est que la vie du peuple palestinien à Gaza – et même en Cisjordanie – est désormais utilisée comme monnaie d’échange politique, tandis que la conscience humaine et la communauté internationale restent spectatrices de ce qui se passe dans la bande de Gaza.
Je tiens ici à souligner qu’au cours des dernières semaines et mois, de nombreuses accusations infondées ont été proférées à l’encontre de l’Égypte concernant l’acheminement de l’aide humanitaire. J’ai déjà abordé ce sujet, tout comme les médias, mais permettez-moi de le clarifier davantage :
La bande de Gaza est reliée au monde extérieur par cinq points de passage, dont le point de passage de Rafah, tandis que les autres sont sous contrôle israélien. Il est important de préciser que le point de passage de Rafah n’a jamais été fermé par l’Égypte, ni depuis le début de cette guerre, ni auparavant.
Depuis près de vingt ans, l’Égypte joue un rôle essentiel pour éviter l’embrasement dans la bande de Gaza. Notre rôle a toujours été d’apaiser les tensions entre Gaza et Israël, conscients que tout affrontement serait dévastateur pour les civils. Cette guerre est la cinquième au cours de laquelle l’Égypte joue un rôle actif et constructif pour obtenir un cessez-le-feu. C’est la cinquième fois. Nous accomplissons cet effort afin que notre rôle demeure positif et pacifique dans tout conflit survenant, d’une manière ou d’une autre, dans notre région. En ce qui concerne la bande de Gaza nous jouons ce rôle depuis le 7 octobre jusqu’à ce jour, dans le cadre d’efforts intenses visant à mettre fin à la guerre, à acheminer l’aide humanitaire, ainsi qu’à obtenir la libération des otages et des détenus. Ce rôle n’a pas encore pris fin. Toutefois, au cours des dernières semaines, j’ai constaté une certaine forme d’impasse à cet égard.
Il a été dit que l’aide humanitaire n’entrait pas par le poste-frontière en raison de l’Égypte, que l’Égypte en empêchait l’acheminement. Cette situation soulève de vives interrogations … Car le point de passage n’a pas été fermé, et il a été détruit à quatre reprises au cours de la dernière guerre… Quatre fois, et nous avons procédé à sa réhabilitation et à sa réparation à chaque fois, jusqu’à ce que les forces israéliennes atteignent le côté opposé du poste-frontière. Ce poste-frontière comprend une partie située sur la frontière égyptienne — c’est-à-dire sur le territoire égyptien — et une autre partie à l’intérieur du territoire palestinien. Le passage aurait pu permettre l’acheminement de l’aide tant qu’aucune force israélienne ne se trouvait stationnée du côté palestinien. Telle est la question. Et lorsque nous œuvrons — comme je l’ai déjà mentionné — en coordination avec nos partenaires du Qatar et des États-Unis d’Amérique, c’est dans le but, tout simplement, de mettre fin à la guerre, de permettre l’acheminement de l’aide humanitaire et d’obtenir la libération des otages. Ce rôle n’a pas pris fin. Mais, aujourd’hui, alors que je m’adresse à vous, et depuis de longs mois, plus de 5 000 camions se trouvent actuellement sur les territoires égyptiens. J’appelle les médias à accorder à cela une couverture plus large. Plus de 5 000 camions chargés d’aides humanitaires se trouvent actuellement sur le sol égyptien, qu’il s’agisse d’aides fournies par l’Égypte elle-même ou par d’autres pays partenaires contribuant à cet effort. Il convient de rappeler que plus de 70 % de l’aide ayant été acheminée vers la bande de Gaza au cours des 21 derniers mois provenait de l’Égypte — bien que ce ne soit pas, à ce stade, le point central. L’enjeu, à l’heure actuelle, est de faire parvenir le plus grand volume possible d’aides à nos frères palestiniens, car nous sommes témoins d’une opération d’extermination méthodique dans la bande de Gaza… d’une extermination méthodique visant à liquider la Cause Palestinienne. J’ai donc lancé, à plusieurs reprises, un appel — un appel adressé au monde entier, aux Européens, ainsi qu’au président Trump — et je le renouvelle aujourd’hui, comme je le renouvellerai chaque fois, jusqu’à ce que cette guerre cesse et que l’aide humanitaire parvienne à la bande de Gaza. Avant le déclenchement de la guerre, entre 600 et 700 camions en provenance d’Égypte entraient quotidiennement dans le territoire, transportant des denrées alimentaires et des produits nécessaires pour assurer la subsistance de quelque 2,3 millions de Palestiniens. Imaginez que cette quantité d'aide ait été réduite à néant au cours des 21 derniers mois… La situation que vous observez aujourd'hui dans la bande de Gaza en est la conséquence. Elle n’est nullement le résultat d’un quelconque désengagement de l’Égypte quant à son rôle dans l’acheminement de l’aide, ni d’une prétendue participation au blocus du territoire. Il s’agit là d’une question grave et capitale, que les peuples — non seulement en Égypte, mais dans le monde entier — doivent pleinement comprendre. Les allégations formulées à l’encontre de l’Égypte relèvent d’une posture en faillite. Nous sommes prêts à acheminer des volumes d’aide bien supérieurs, à plusieurs reprises s’il le faut, afin de porter secours au peuple palestinien. Nous appelons à la cessation des hostilités, une fois, deux fois, trois fois — et nous continuerons à œuvrer de toutes nos forces en ce sens. À tous ceux qui nous écoutent, je le dis : l'Histoire marquera un temps d'arrêt prolongé sur cette guerre. Elle jugera les personnes, les responsables et les États sur la base de leurs positions. L'Histoire nous observe. Et la conscience humaine ne restera pas éternellement muette face à ce qui se déroule sous nos yeux. L’Égypte restera toujours une porte d’entrée pour l’aide humanitaire, mais jamais une voie de déplacement forcé pour le peuple palestinien. Notre position n’a pas changé : elle était la même les 8 et 9 octobre, elle est restée la même depuis, et elle le restera. Notre position est claire : nous sommes prêts à laisser passer l’aide à tout moment, mais nous ne sommes pas disposés à accueillir ou à faciliter le déplacement des Palestiniens hors de leur territoire. Certains tentent de détourner l'attention du véritable responsable de la tragédie humanitaire que subit le peuple palestinien. Je mets en garde, comme je l’ai déjà fait, contre la poursuite de cette situation intenable. Et je tiens, à cet égard, à saluer la position constante du Vietnam, en soutien au droit du peuple palestinien à établir son État indépendant, ainsi que notre position commune rejetant le déplacement des Palestiniens hors de leur terre, appelant à un cessez-le-feu immédiat dans la bande de Gaza, et à entamer la reconstruction, en vue d’une solution globale et durable fondée sur les principes de la légalité internationale, garantissant la sécurité et la stabilité dans la région.
Votre Excellence,
Je vous renouvelle mes souhaits de bienvenue dans votre seconde patrie, l’Égypte, en espérant que cette visite constitue une étape importante dans le renforcement des relations entre nos deux pays amis.
Pour conclure, je souhaite le plein succès à Votre Excellence, ainsi que davantage de progrès et de prospérité au peuple vietnamien ami, sous votre sage conduite.