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Conférence d’urgence pour Gaza

Au nom d'Allah le Miséricordieux,
Mon frère, Sa Majesté le Roi Abdallah II bin Al Hussein, Roi du Royaume hachémite de Jordanie,
Son Excellence M. António Guterres, Secrétaire général des Nations Unies,
Vos Majestés, Excellences et Altesses,
 
Mesdames et messieurs,
Tout d'abord, je voudrais remercier le Royaume frère de Jordanie d'avoir accueilli cette importante conférence, et j'exprime ma gratitude à Sa Majesté le Roi Abdallah II et à Son Excellence le Secrétaire général des Nations Unies pour leurs efforts visant à mettre fin à la guerre contre Gaza, et à réduire le lourd fardeau humanitaire qui en résulte, j'adresse également mes remerciements à tous les pays qui ont répondu à l'invitation à participer à cette conférence conjointe, que l'Égypte a l'honneur de coprésider. 
Mesdames et messieurs,
Les enfants innocents du peuple palestinien à Gaza, entourés de meurtres, de famine et d'intimidation, soumis à un siège moral et matériel honteux pour la conscience humaine mondiale, nous regardent avec tristesse et espérance, attendant avec impatience que cette réunion leur offre l’espoir d’un avenir différent, leur redonnant leur dignité humaine gaspillée et leur droit légitime de vivre en paix et de retrouver une certaine confiance dans le droit international, ainsi que dans la justice et la crédibilité du soi-disant "ordre international fondé sur des règles".
La responsabilité de la crise humanitaire sans précédent que connaît la bande de Gaza incombe directement à la partie israélienne, elle est le produit délibéré d'une guerre de vengeance destructrice contre la bande, sa population, ses infrastructures et son système médical, dans laquelle les armes de famine et de siège sont utilisées pour rendre la bande de Gaza non viable et déplacer forcément sa population de leurs terres sans le moindre souci ni respect des conventions internationales ou des normes morales humanitaires.
Mesdames et messieurs,
L'Égypte a mis en garde à plusieurs reprises contre la gravité de cette guerre et ses conséquences, ainsi que contre les graves répercussions des opérations militaires israéliennes dans la ville palestinienne de Rafah, ce qui a conduit à l'entrave des flux de secours qui entraient principalement à Gaza depuis le terminal de Rafah. Par conséquent, je demande de concerter les efforts et la volonté de ceux qui sont réunis aujourd'hui pour prendre des mesures immédiates, efficaces et tangibles pour appliquer ce qui suit :
Premièrement : Alors que l'Égypte salue la résolution n° 2735 du Conseil de sécurité publiée hier, le 10 juin 2024, ainsi que d'autres résolutions pertinentes et exige leur pleine mise en œuvre, elle souligne un cessez-le-feu immédiat, global et durable dans la bande de Gaza, la libération immédiate de tous les otages et détenus, et le plein respect de ce que le droit international et le droit international humanitaire ont imposé, à savoir la nécessité de protéger les civils et de ne pas cibler les infrastructures, les employés des Nations Unies ou les travailleurs des secteurs médicaux et de services.
Deuxièmement : obliger Israël à mettre fin à l'état de siège, à cesser d'utiliser l'arme de la famine pour punir le peuple gazaoui, et à l'obliger à supprimer tous les obstacles à l'accès immédiat, durable et adéquat des aides humanitaires et de secours à la bande de Gaza de tous les points de passage, en assurant les conditions nécessaires à l'acheminement et à la distribution de cette aide à la population de Gaza dans ses différentes régions et au retrait de la ville de Rafah.
Troisièmement : fournir le soutien et le financement nécessaires à l'UNRWA, afin qu'il puisse jouer son rôle vital et important en aidant les civils palestiniens, et travailler à la mise en œuvre des résolutions du Conseil de sécurité concernant les affaires humanitaires, y compris la résolution n° 2720, et accélérer le lancement des mécanismes internationaux nécessaires pour faciliter l'entrée et la distribution de l'aide dans la bande de Gaza.
Quatrièmement : Assurer les conditions nécessaires au retour immédiat des Palestiniens déplacés de la bande de Gaza dans leurs zones de résidence, d'où ils ont été contraints de fuir en raison de la guerre israélienne.
Mesdames et messieurs,
Les solutions militaires et sécuritaires ne feront qu’apporter davantage de chaos et de sang dans notre région. La seule façon d’instaurer la paix, la stabilité et la coexistence dans la région consiste à s’attaquer aux racines du conflit, par le biais de la solution à deux États, et à accorder au peuple palestinien son droit légitime à un État indépendant et viable, sur les lignes du 4 juin 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale et membre à part entière des Nations Unies.
À cet égard, je voudrais apprécier la reconnaissance de l'État palestinien par les États et les gouvernements d'Espagne, d'Irlande, de Norvège et de Slovénie, et j'appelle le reste du monde à emboîter le pas et à se tenir du bon côté de l’histoire, à côté de la justice, de la paix, de la sécurité et de l’espoir.
Merci pour vous.
Que la paix, la miséricorde et les bénédictions d’Allah soient sur vous.
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11 / 06 / 2024 - 11 / 06 / 2024

Conférence d’urgence pour Gaza

Au nom d'Allah le Miséricordieux,
Mon frère, Sa Majesté le Roi Abdallah II bin Al Hussein, Roi du Royaume hachémite de Jordanie,
Son Excellence M. António Guterres, Secrétaire général des Nations Unies,
Vos Majestés, Excellences et Altesses,
 
Mesdames et messieurs,
Tout d'abord, je voudrais remercier le Royaume frère de Jordanie d'avoir accueilli cette importante conférence, et j'exprime ma gratitude à Sa Majesté le Roi Abdallah II et à Son Excellence le Secrétaire général des Nations Unies pour leurs efforts visant à mettre fin à la guerre contre Gaza, et à réduire le lourd fardeau humanitaire qui en résulte, j'adresse également mes remerciements à tous les pays qui ont répondu à l'invitation à participer à cette conférence conjointe, que l'Égypte a l'honneur de coprésider. 
Mesdames et messieurs,
Les enfants innocents du peuple palestinien à Gaza, entourés de meurtres, de famine et d'intimidation, soumis à un siège moral et matériel honteux pour la conscience humaine mondiale, nous regardent avec tristesse et espérance, attendant avec impatience que cette réunion leur offre l’espoir d’un avenir différent, leur redonnant leur dignité humaine gaspillée et leur droit légitime de vivre en paix et de retrouver une certaine confiance dans le droit international, ainsi que dans la justice et la crédibilité du soi-disant "ordre international fondé sur des règles".
La responsabilité de la crise humanitaire sans précédent que connaît la bande de Gaza incombe directement à la partie israélienne, elle est le produit délibéré d'une guerre de vengeance destructrice contre la bande, sa population, ses infrastructures et son système médical, dans laquelle les armes de famine et de siège sont utilisées pour rendre la bande de Gaza non viable et déplacer forcément sa population de leurs terres sans le moindre souci ni respect des conventions internationales ou des normes morales humanitaires.
Mesdames et messieurs,
L'Égypte a mis en garde à plusieurs reprises contre la gravité de cette guerre et ses conséquences, ainsi que contre les graves répercussions des opérations militaires israéliennes dans la ville palestinienne de Rafah, ce qui a conduit à l'entrave des flux de secours qui entraient principalement à Gaza depuis le terminal de Rafah. Par conséquent, je demande de concerter les efforts et la volonté de ceux qui sont réunis aujourd'hui pour prendre des mesures immédiates, efficaces et tangibles pour appliquer ce qui suit :
Premièrement : Alors que l'Égypte salue la résolution n° 2735 du Conseil de sécurité publiée hier, le 10 juin 2024, ainsi que d'autres résolutions pertinentes et exige leur pleine mise en œuvre, elle souligne un cessez-le-feu immédiat, global et durable dans la bande de Gaza, la libération immédiate de tous les otages et détenus, et le plein respect de ce que le droit international et le droit international humanitaire ont imposé, à savoir la nécessité de protéger les civils et de ne pas cibler les infrastructures, les employés des Nations Unies ou les travailleurs des secteurs médicaux et de services.
Deuxièmement : obliger Israël à mettre fin à l'état de siège, à cesser d'utiliser l'arme de la famine pour punir le peuple gazaoui, et à l'obliger à supprimer tous les obstacles à l'accès immédiat, durable et adéquat des aides humanitaires et de secours à la bande de Gaza de tous les points de passage, en assurant les conditions nécessaires à l'acheminement et à la distribution de cette aide à la population de Gaza dans ses différentes régions et au retrait de la ville de Rafah.
Troisièmement : fournir le soutien et le financement nécessaires à l'UNRWA, afin qu'il puisse jouer son rôle vital et important en aidant les civils palestiniens, et travailler à la mise en œuvre des résolutions du Conseil de sécurité concernant les affaires humanitaires, y compris la résolution n° 2720, et accélérer le lancement des mécanismes internationaux nécessaires pour faciliter l'entrée et la distribution de l'aide dans la bande de Gaza.
Quatrièmement : Assurer les conditions nécessaires au retour immédiat des Palestiniens déplacés de la bande de Gaza dans leurs zones de résidence, d'où ils ont été contraints de fuir en raison de la guerre israélienne.
Mesdames et messieurs,
Les solutions militaires et sécuritaires ne feront qu’apporter davantage de chaos et de sang dans notre région. La seule façon d’instaurer la paix, la stabilité et la coexistence dans la région consiste à s’attaquer aux racines du conflit, par le biais de la solution à deux États, et à accorder au peuple palestinien son droit légitime à un État indépendant et viable, sur les lignes du 4 juin 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale et membre à part entière des Nations Unies.
À cet égard, je voudrais apprécier la reconnaissance de l'État palestinien par les États et les gouvernements d'Espagne, d'Irlande, de Norvège et de Slovénie, et j'appelle le reste du monde à emboîter le pas et à se tenir du bon côté de l’histoire, à côté de la justice, de la paix, de la sécurité et de l’espoir.
Merci pour vous.
Que la paix, la miséricorde et les bénédictions d’Allah soient sur vous.