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mercredi, 29 janvier 2025 / 05:20
Au nom d’Allah, le plus Clément, le plus Miséricordieux,
Mon frère, Sa Majesté le Président William Ruto, Monsieur le Président de la République sœur du Kenya,
Je voudrais exprimer à Votre Majesté mes vœux chaleureux de bienvenue dans votre deuxième pays "l’Égypte". Cette visite se coïncide avec le soixantième anniversaire de l'établissement des relations diplomatiques entre nos deux pays frères, reflètant l'importance et la profondeur des relations historiques et les liens entre l’Égypte et le Kenya, tant au niveau officiel que populaire.
Mesdames et Messieurs,
Cette visite a été l'occasion de tenir des discussions bilatérales constructives avec mon frère, Sa Majesté le Président "Ruto", au cours desquelles, on a confirmé la poursuite du travail, afin de renforcer et développer les relations bilatérales, afin d'atteindre le niveau de partenariat stratégique et global, ce qui ouvrira la voie à plus de coopération bilatérale dans tous les domaines, notamment la défense et la sécurité, la lutte contre le terrorisme, les questions liées à l'eau, la culture et l'éducation, l'échange d'expertises et le renforcement des capacités.
Au cours de ces discussions, j'ai souligné l'importance de consolider les liens économiques, d'activer les échanges commerciaux entre les deux pays et de renforcer la coopération d'investissement, en soutenant la présence des entreprises égyptiennes sur les marchés kenyans, en particulier dans les secteurs d'intérêt commun, ayant une priorité chez le côté kenyan, et dans lequel les entreprises égyptiennes bénéficient d'avantages comparatifs et d’expériences accumulées, dont les plus importants sont l'infrastructure, la santé, l’agriculture et l’irrigation, en plus de la poursuite du travail conjoint visant à former des cadres kenyans dans divers domaines.
Mon frère, Sa Majesté le Président "Ruto", et moi sommes également convenus de continuer à resserrer les liens du dialogue politique et de coordination sur les questions prioritaires, que ce soit au niveau régional ou en ce qui concerne l'action africaine commune, sous l'égide de l'Union africaine, notamment dans les domaines de l’intégration régionale, du renforcement de la paix et de la sécurité régionales et de la mise en œuvre des objectifs de développement de l’Agenda 2063, de la réforme institutionnelle et de la promotion des priorités du continent africain sur l’agenda international.
Distingués invités,
J'ai abordé avec Sa Majesté le Président "Ruto" les derniers développements liés à la Corne de l'Afrique et à la région de la mer Rouge, où nous sommes convenus de la gravité des menaces sécuritaires auxquelles est confrontée la région de la mer Rouge, ce qui étend le conflit et affecte le rôle principal et effectif de ses États riverains à gérer leurs affaires, cette situation ne peut être dissociée de l’agression israélienne contre Gaza, puisqu'elle constitue une cause majeure de ces menaces sécuritaires. D'où, la nécessité de mettre pleinement en œuvre l'accord de cessez-le-feu dans la bande de Gaza, qui a été conclu après des efforts égyptiens acharnés, en partenariat avec nos partenaires du Qatar et des États-Unis d'Amérique, ainsi que la nécessité de permettre la reprise d'un accès humanitaire complet pour les Palestiniens à Gaza, pour mettre fin à la situation humanitaire catastrophique, et lancer un véritable processus politique pour trouver un règlement durable de la cause palestinienne, en établissant l'État palestinien, sur les lignes du 4 juin 1967, avec Jérusalem-Est comme capitale.
Permettez-moi de souligner qu'il y a des constantes de la position historique égyptienne à l'égard de la cause palestinienne et qu'il n'est jamais possible de neutraliser ni de renoncer, sous n'importe quelle forme, à ces constantes. Et lorsque je mentionne ces constantes, je signale les bases essentielles sur lesquelles la position est fondée, incluant certainement l'établissement de l'État palestinien, et la préservation des composantes de ce pays, en particulier son peuple et sa région.
Je le dis à l’occasion de ce qu'on entend à propos du déplacement des Palestiniens, et je voudrais rassurer le peuple égyptien : "que la sécurité nationale égyptienne ne peut jamais être tolérée ni copromise" Je vous assure que nous sommes déterminés à travailler avec le président "Trump", qui veut parvenir à la paix, pour atteindre cet objectif souhaité reposant sur la solution à deux États, et nous pensons que le président "Trump" est en mesure de réaliser cet objectif tant attendu pour établir une paix juste et durable au Moyen-Orient.
Pendant près de 15 mois, nous avons confirmé que ce que nous avons vu depuis le 7 octobre jusqu'à maintenant est le résultat de longues années pendant lesquelles on n'a trouvé aucune solution à la cause palestinienne, par conséquent, les racines du problème n'ont pas été traitées. Chaque plusieurs années la situation explose et ce que nous voyons ou ce que nous avons vu se passe dans la bande de Gaza, c'est alors que la solution à cette cause est celle à deux États, l'établissement d'un État palestinien, ce sont des droits historiques infranchissables, et ce n'est pas mon avis, nous devons prendre en considération l'opinion publique, non pas l'arabe ni l'égyptienne, l'opinion publique mondiale qui voit qu'une injustice historique a été infligée au peuple palestinien au cours des soixante-dix dernières années, et il croit que la solution n'est pas de déplacer le peuple palestinien de sa place, mais plutôt celle à deux États côte à côte, la sécurité et la paix pour le citoyen israélien, et la sécurité et la sûreté pour le citoyen palestinien. D'autre part, c'est ce qu'on a vu il y a deux jours, durant le retour des Palestiniens après plus de 14 mois de destruction... Les milliers qui sont revenus, pourquoi sont-ils retournés? Où ils sont retournés? Ils sont retournés aux décombres qui ont été détruits au cours de 14 mois. Et nous, en Égypte, avons averti au début de la crise que ce qui se passait était une tentative de rendre la vie impossible dans la bande de Gaza, afin que les Palestiniens soient déplacés, et nous avons dit à l'époque, au cours de cette période en octobre et les mois qui l'ont suivi, avec tous les responsables que nous avons rencontrés, que cette crise résulte non seulement de l'agression et de la violence mutuelle entre les deux parties, mais aussi de la perte d'espoir à trouver une solution pour l'État et le peuple palestiniens. Que dirai-je à l’opinion publique égyptienne ? Je ne parlerai pas de l’opinion publique arabe, islamique ou mondiale. Que dirais-je si on me demandait ce qui se dit à propos du déplacement des Palestiniens vers l’Égypte ? J’imagine, théoriquement, que ce déplacement signifie l’instabilité de la sécurité nationale égyptienne et de la sécurité nationale arabe dans notre région. C'est très important que les gens qui nous écoutent savent qu'il y a une nation qui prend une position sur cette question, je suis à ma place ou non, il y a une nation qui prend une position sur cette question. L'injustice historique qui a été infligée aux Palestiniens et leur déplacement dans le passé, et ils ne sont pas retournés dans leurs régions, il leur a été confirmé auparavant qu'ils pourraient y retourner une fois qu'elles seront construites. Est-ce que cela se reproduira ? Je ne pense pas. Et si je le demande au peuple égyptien, il sortira dans la rue égyptienne et il dira "non, ne participez pas à l'injustice". Je le dis clairement que le déplacement du peuple palestinien de sa place est une injustice à laquelle nous ne pouvons participer.
Mesdames et Messieurs,
Le Président "Ruto" et moi avons discuté de la situation au Soudan frère, où nous avons échangé nos points de vue sur les moyens de mettre fin au conflit en cours. Nous avons souligné l'importance de poursuivre le travail conjoint entre l'Égypte et le Kenya afin de parvenir à des solutions sérieuses à la crise, pour mettre fin à la souffrance humaine que subissent les citoyens soudanais et ouvrir la voie à un dialogue politique qui répond aux aspirations et aux espoirs du peuple soudanais frère en matière de sécurité et de stabilité. J'ai également discuté avec mon frère, Sa Majesté M. le Président, des derniers développements du dossier du Nil, où j'ai mis l'accent sur la situation délicate de l'Égypte, qui souffre d'une grave pénurie d'eau, et j'ai affirmé notre plein soutien aux besoins développementaux et légitimes des pays du bassin du Nil, ce qui nécessite une coordination positive entre nous, afin de garantir qu’aucune partie ne soit lésée. Nos visions sont convenues que le Nil est porteur de bienfaits et de nombreuses opportunités de développement prometteuses pour tous les pays qui le bordent, tant qu'il y a une compatibilité entre eux pour se coopérer avec des intentions sincères, conformément aux règles pertinentes du droit international.
Mon frère, Sa Majesté le Président/ William Ruto, j'ai été heureux de vous rencontrer aujourd'hui et j'aspire à plus de coopération étroite entre nos deux pays, au profit des intérêts de nos deux peuples frères, en souhaitant au peuple kenyan frère tout le meilleur et la stabilité sous votre sage direction et je renouvelle ma bienvenue dans votre deuxième pays "l’Égypte".
Merci pour vous.
mercredi, 29 janvier 2025 / 05:20
Au nom d’Allah, le plus Clément, le plus Miséricordieux,
Mon frère, Sa Majesté le Président William Ruto, Monsieur le Président de la République sœur du Kenya,
Je voudrais exprimer à Votre Majesté mes vœux chaleureux de bienvenue dans votre deuxième pays "l’Égypte". Cette visite se coïncide avec le soixantième anniversaire de l'établissement des relations diplomatiques entre nos deux pays frères, reflètant l'importance et la profondeur des relations historiques et les liens entre l’Égypte et le Kenya, tant au niveau officiel que populaire.
Mesdames et Messieurs,
Cette visite a été l'occasion de tenir des discussions bilatérales constructives avec mon frère, Sa Majesté le Président "Ruto", au cours desquelles, on a confirmé la poursuite du travail, afin de renforcer et développer les relations bilatérales, afin d'atteindre le niveau de partenariat stratégique et global, ce qui ouvrira la voie à plus de coopération bilatérale dans tous les domaines, notamment la défense et la sécurité, la lutte contre le terrorisme, les questions liées à l'eau, la culture et l'éducation, l'échange d'expertises et le renforcement des capacités.
Au cours de ces discussions, j'ai souligné l'importance de consolider les liens économiques, d'activer les échanges commerciaux entre les deux pays et de renforcer la coopération d'investissement, en soutenant la présence des entreprises égyptiennes sur les marchés kenyans, en particulier dans les secteurs d'intérêt commun, ayant une priorité chez le côté kenyan, et dans lequel les entreprises égyptiennes bénéficient d'avantages comparatifs et d’expériences accumulées, dont les plus importants sont l'infrastructure, la santé, l’agriculture et l’irrigation, en plus de la poursuite du travail conjoint visant à former des cadres kenyans dans divers domaines.
Mon frère, Sa Majesté le Président "Ruto", et moi sommes également convenus de continuer à resserrer les liens du dialogue politique et de coordination sur les questions prioritaires, que ce soit au niveau régional ou en ce qui concerne l'action africaine commune, sous l'égide de l'Union africaine, notamment dans les domaines de l’intégration régionale, du renforcement de la paix et de la sécurité régionales et de la mise en œuvre des objectifs de développement de l’Agenda 2063, de la réforme institutionnelle et de la promotion des priorités du continent africain sur l’agenda international.
Distingués invités,
J'ai abordé avec Sa Majesté le Président "Ruto" les derniers développements liés à la Corne de l'Afrique et à la région de la mer Rouge, où nous sommes convenus de la gravité des menaces sécuritaires auxquelles est confrontée la région de la mer Rouge, ce qui étend le conflit et affecte le rôle principal et effectif de ses États riverains à gérer leurs affaires, cette situation ne peut être dissociée de l’agression israélienne contre Gaza, puisqu'elle constitue une cause majeure de ces menaces sécuritaires. D'où, la nécessité de mettre pleinement en œuvre l'accord de cessez-le-feu dans la bande de Gaza, qui a été conclu après des efforts égyptiens acharnés, en partenariat avec nos partenaires du Qatar et des États-Unis d'Amérique, ainsi que la nécessité de permettre la reprise d'un accès humanitaire complet pour les Palestiniens à Gaza, pour mettre fin à la situation humanitaire catastrophique, et lancer un véritable processus politique pour trouver un règlement durable de la cause palestinienne, en établissant l'État palestinien, sur les lignes du 4 juin 1967, avec Jérusalem-Est comme capitale.
Permettez-moi de souligner qu'il y a des constantes de la position historique égyptienne à l'égard de la cause palestinienne et qu'il n'est jamais possible de neutraliser ni de renoncer, sous n'importe quelle forme, à ces constantes. Et lorsque je mentionne ces constantes, je signale les bases essentielles sur lesquelles la position est fondée, incluant certainement l'établissement de l'État palestinien, et la préservation des composantes de ce pays, en particulier son peuple et sa région.
Je le dis à l’occasion de ce qu'on entend à propos du déplacement des Palestiniens, et je voudrais rassurer le peuple égyptien : "que la sécurité nationale égyptienne ne peut jamais être tolérée ni copromise" Je vous assure que nous sommes déterminés à travailler avec le président "Trump", qui veut parvenir à la paix, pour atteindre cet objectif souhaité reposant sur la solution à deux États, et nous pensons que le président "Trump" est en mesure de réaliser cet objectif tant attendu pour établir une paix juste et durable au Moyen-Orient.
Pendant près de 15 mois, nous avons confirmé que ce que nous avons vu depuis le 7 octobre jusqu'à maintenant est le résultat de longues années pendant lesquelles on n'a trouvé aucune solution à la cause palestinienne, par conséquent, les racines du problème n'ont pas été traitées. Chaque plusieurs années la situation explose et ce que nous voyons ou ce que nous avons vu se passe dans la bande de Gaza, c'est alors que la solution à cette cause est celle à deux États, l'établissement d'un État palestinien, ce sont des droits historiques infranchissables, et ce n'est pas mon avis, nous devons prendre en considération l'opinion publique, non pas l'arabe ni l'égyptienne, l'opinion publique mondiale qui voit qu'une injustice historique a été infligée au peuple palestinien au cours des soixante-dix dernières années, et il croit que la solution n'est pas de déplacer le peuple palestinien de sa place, mais plutôt celle à deux États côte à côte, la sécurité et la paix pour le citoyen israélien, et la sécurité et la sûreté pour le citoyen palestinien. D'autre part, c'est ce qu'on a vu il y a deux jours, durant le retour des Palestiniens après plus de 14 mois de destruction... Les milliers qui sont revenus, pourquoi sont-ils retournés? Où ils sont retournés? Ils sont retournés aux décombres qui ont été détruits au cours de 14 mois. Et nous, en Égypte, avons averti au début de la crise que ce qui se passait était une tentative de rendre la vie impossible dans la bande de Gaza, afin que les Palestiniens soient déplacés, et nous avons dit à l'époque, au cours de cette période en octobre et les mois qui l'ont suivi, avec tous les responsables que nous avons rencontrés, que cette crise résulte non seulement de l'agression et de la violence mutuelle entre les deux parties, mais aussi de la perte d'espoir à trouver une solution pour l'État et le peuple palestiniens. Que dirai-je à l’opinion publique égyptienne ? Je ne parlerai pas de l’opinion publique arabe, islamique ou mondiale. Que dirais-je si on me demandait ce qui se dit à propos du déplacement des Palestiniens vers l’Égypte ? J’imagine, théoriquement, que ce déplacement signifie l’instabilité de la sécurité nationale égyptienne et de la sécurité nationale arabe dans notre région. C'est très important que les gens qui nous écoutent savent qu'il y a une nation qui prend une position sur cette question, je suis à ma place ou non, il y a une nation qui prend une position sur cette question. L'injustice historique qui a été infligée aux Palestiniens et leur déplacement dans le passé, et ils ne sont pas retournés dans leurs régions, il leur a été confirmé auparavant qu'ils pourraient y retourner une fois qu'elles seront construites. Est-ce que cela se reproduira ? Je ne pense pas. Et si je le demande au peuple égyptien, il sortira dans la rue égyptienne et il dira "non, ne participez pas à l'injustice". Je le dis clairement que le déplacement du peuple palestinien de sa place est une injustice à laquelle nous ne pouvons participer.
Mesdames et Messieurs,
Le Président "Ruto" et moi avons discuté de la situation au Soudan frère, où nous avons échangé nos points de vue sur les moyens de mettre fin au conflit en cours. Nous avons souligné l'importance de poursuivre le travail conjoint entre l'Égypte et le Kenya afin de parvenir à des solutions sérieuses à la crise, pour mettre fin à la souffrance humaine que subissent les citoyens soudanais et ouvrir la voie à un dialogue politique qui répond aux aspirations et aux espoirs du peuple soudanais frère en matière de sécurité et de stabilité. J'ai également discuté avec mon frère, Sa Majesté M. le Président, des derniers développements du dossier du Nil, où j'ai mis l'accent sur la situation délicate de l'Égypte, qui souffre d'une grave pénurie d'eau, et j'ai affirmé notre plein soutien aux besoins développementaux et légitimes des pays du bassin du Nil, ce qui nécessite une coordination positive entre nous, afin de garantir qu’aucune partie ne soit lésée. Nos visions sont convenues que le Nil est porteur de bienfaits et de nombreuses opportunités de développement prometteuses pour tous les pays qui le bordent, tant qu'il y a une compatibilité entre eux pour se coopérer avec des intentions sincères, conformément aux règles pertinentes du droit international.
Mon frère, Sa Majesté le Président/ William Ruto, j'ai été heureux de vous rencontrer aujourd'hui et j'aspire à plus de coopération étroite entre nos deux pays, au profit des intérêts de nos deux peuples frères, en souhaitant au peuple kenyan frère tout le meilleur et la stabilité sous votre sage direction et je renouvelle ma bienvenue dans votre deuxième pays "l’Égypte".
Merci pour vous.