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dimanche, 04 octobre 2026 / 10:20
Au nom d’Allah, le Tout Clément, le Très Miséricordieux,
Mon frère, Son Excellence M. Évariste Ndayishimiye, Président de la République sœur du Burundi et Président de l’Union africaine,
Excellences,
Chefs d’État des pays frères de l’Union africaine,
Mon frère, Son Excellence M. Mahmoud Ali Youssouf, Président de la Commission de l’Union africaine,
Mesdames et Messieurs les Ministres,
Mesdames, Messieurs,
Je suis heureux de vous souhaiter la bienvenue dans votre deuxième patrie, l’Égypte, et de vous retrouver aujourd’hui dans la ville d’Al-Alamein à l’occasion de l’ouverture des travaux de la 8ᵉ Réunion de coordination semestrielle de l’Union africaine. Celle-ci nous offre l’opportunité d’examiner les moyens de renforcer la coordination existante entre l’Union africaine, les communautés économiques régionales et les mécanismes régionaux.
Je voudrais, tout d’abord, souligner le caractère central de la coordination entre les États membres, la Commission de l’Union africaine, ainsi que les différentes communautés économiques et les mécanismes régionaux, de manière à contribuer au renforcement des efforts en faveur du développement durable dans les pays du continent. La coordination n’est pas une fin en soi, mais un moyen indispensable pour passer de la multiplicité des efforts à leur complémentarité, et des ambitions communes à des projets et programmes concrets et réalisables, ayant un impact tangible sur la vie de nos peuples.
La ville d’Al-Alamein, où nous nous réunissons aujourd’hui, est un exemple qui porte ce message. Cette terre, autrefois le théâtre de l’une des batailles les plus acharnées de la Seconde Guerre mondiale, a longtemps souffert des séquelles de la guerre, des mines et des vestiges d'un conflit auquel notre continent n’avait pas pris part. Elle est aujourd’hui, comme vous pouvez le constater, un modèle de ce que la volonté peut accomplir : permettre au développement de triompher des traumatismes passés et transformer un territoire, autrefois champ de bataille, en un pôle d’investissement, de travail et de construction.
Le continent africain est capable de transformer les séquelles des conflits en opportunités de développement, de faire de ses défis des moteurs de croissance et de passer de la simple gestion de ses crises au renforcement de ses propres capacités de reconstruction et de relèvement post-conflit.
Excellences, Mesdames et Messieurs les Ministres,
Nous nous réunissons aujourd’hui à un moment délicat que traversent notre monde et notre continent africain. Les tensions géopolitiques, les conflits, les ingérences extérieures, le terrorisme, l’extrémisme, la criminalité organisée transnationale, ainsi que les perturbations des chaînes d’approvisionnement et la hausse du coût de l’énergie, des denrées alimentaires et du financement, imposent à nos États des pressions qui dépassent les capacités de tout État à y faire face individuellement.
Notre message aujourd’hui doit donc être clair : « Il ne suffit plus de coordonner nos positions ; il nous appartient désormais de mettre en synergie nos capacités et de construire notre avenir grâce à nos efforts communs. »
Mesdames, Messieurs,
L’Égypte réaffirme sa position constante, qui rejette toute ingérence extérieure dans les affaires intérieures des États africains et appelle au respect de leur souveraineté, ainsi que de leur unité et de leur intégrité territoriale — principes fondamentaux indispensables à la stabilité de notre continent.
L’Égypte réaffirme également que les relations entre nos États doivent être fondées sur le respect mutuel, le bon voisinage, le dialogue et la concertation, à l’écart des politiques unilatérales ou des intérêts étroits.
Nous soulignons à cet égard l’importance de traiter les questions transfrontalières comme des sujets appelant à la coopération et non à la concurrence, au dialogue et non à la confrontation, notamment en ce qui concerne la gestion et l’utilisation des ressources naturelles et des cours d’eau transfrontaliers, conformément au droit international.
Excellences, Mesdames et Messieurs les Ministres,
L’intégration que nous appelons de nos vœux ne se limite pas à sa dimension économique. La gestion durable des ressources partagées, au premier rang desquelles l’eau, constitue un véritable test de notre capacité à réaliser l’intégration et à transformer l’interdépendance de nos intérêts en opportunités de coopération.
À cet égard, l’Égypte salue le choix du thème « Garantir une eau durable et des systèmes d’assainissement sûrs » comme thème de l’Union africaine pour l’année 2026. Nous saluons également l’adoption du document « Vision et politique africaines de l’eau à l’horizon 2063 ». Nous sommes déterminés à œuvrer avec nos frères du continent à l’élaboration et à l’adoption, dans les meilleurs délais, du premier plan d’action pour la mise en œuvre de ce document, de manière à contribuer à la réalisation de la sécurité hydrique à l’échelle du continent, au renforcement de la stabilité et à la promotion du développement durable de nos peuples.
Compte tenu de sa situation géographique et des besoins de son peuple, l’Égypte est pleinement consciente de l’importance de la question de l’eau. Elle souligne que la coopération dans la gestion des cours d’eau transfrontaliers doit être fondée sur les règles pertinentes du droit international, ainsi que sur la concertation, la coordination, les principes de bon voisinage et de non-préjudice.
Il ne fait aucun doute que chaque État a le droit de se développer et de tirer parti de ses ressources naturelles. Toutefois, l’exercice de ce droit doit s’effectuer de manière responsable, sans porter préjudice aux autres États. Nos intérêts communs sont plus grands que nos différends, et nous pouvons assurer le bien-être et la prospérité de nos peuples dès lors que les intentions sont sincères, que le dialogue prévaut et que nous adhérons au principe d’un bénéfice mutuel.
Excellences, Mesdames et Messieurs les Ministres,
Si la paix est une condition du développement, l’intégration économique constitue l’un des principaux instruments de consolidation de la paix. Plus les économies de nos États seront interconnectées, plus les intérêts de nos peuples seront étroitement liés et plus les frontières deviendront des passerelles pour les échanges commerciaux et les investissements, plus nous serons en mesure de construire un avenir stable et prospère.
À cet égard, l’Égypte appelle à la pleine mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine, entrée en vigueur en 2019 sous la présidence égyptienne de l’Union africaine, afin d’ouvrir la voie à la construction d’un véritable marché africain permettant de tirer parti des immenses capacités productives de notre continent, d’accroître le volume des échanges intra-africains, de soutenir l’industrialisation et le transfert de technologies, et de multiplier les opportunités d’emploi.
Un continent qui dispose de telles ressources, richesses et potentialités humaines ne saurait demeurer un simple fournisseur de matières premières destinées à être réimportées sous forme de produits finis. Il nous appartient, au contraire, de construire en Afrique des chaînes de valeur intégrées, de renforcer notre capacité de production et d’industrialisation et de faire de l’intégration économique africaine un véritable moteur de croissance.
Dans ce cadre, et consciente du rôle central du secteur privé africain, l’Égypte a tenu à lancer le Forum d'Affaires Alamein Africa, afin d’en faire une plateforme périodique réunissant les dirigeants et décideurs avec les investisseurs et institutions de financement du continent.
Nous avons eu le plaisir, hier, d’accueillir plusieurs de Leurs Excellences à l’ouverture de sa première édition, et nous nous réjouissons à la perspective de votre participation à sa deuxième édition, qui sera accueillie par l’Égypte en 2028.
Excellences, Mesdames et Messieurs les Ministres,
Nous ne pouvons parler de paix et de développement sans évoquer les États qui ont souffert des conflits.
C’est dans cet esprit et en ma qualité de Champion de l’Union africaine pour la reconstruction et le développement post-conflit que j’affirme que la reconstruction des États après les conflits ne constitue pas seulement une action humanitaire ou économique, mais représente une composante essentielle de l’architecture africaine de paix et de sécurité.
Alors que nous célébrons cette année le vingtième anniversaire du lancement de la politique de l’Union africaine en matière de reconstruction et de développement post-conflit, nous appelons à saisir cette occasion pour faire le bilan des réalisations accomplies, identifier les insuffisances et renouveler notre engagement à traduire cette politique en programmes et projets concrets sur le terrain.
Dans ce cadre, je tiens à saluer les efforts déployés par la Commission de l’Union africaine et par le Centre de l’Union africaine pour la reconstruction et le développement post-conflit, basé au Caire, en faveur du soutien aux institutions nationales et du renforcement des capacités.
Je réaffirme l’engagement de l’Égypte à poursuivre son soutien à ces efforts, qui doivent être intensifiés, notamment par l’accroissement des financements, des programmes et des projets y afférents, en accordant la priorité aux initiatives ayant un impact rapide et direct sur la vie des citoyens.
C’est précisément ici que les différents volets de l’action africaine se rejoignent : une paix qui protège le développement, un développement qui renforce la stabilité, une intégration économique qui crée des opportunités, une coopération dans la gestion des ressources partagées qui prévient les conflits, et des institutions continentales et régionales qui transforment cette vision en action commune et en réalité sur le terrain.
Excellences, Mesdames et Messieurs les Ministres,
L’Égypte envisage l’avenir de l’Afrique avec une grande confiance. Notre continent ne manque ni de ressources, ni de potentialités humaines, ni d’opportunités. Plus que jamais, nous devons unir nos volontés afin de transformer les cadres de coopération mis en place au fil des décennies en instruments plus efficaces au service des intérêts de nos peuples.
C’est pourquoi notre réunion d’aujourd’hui doit constituer une nouvelle étape, permettant de passer de la coordination à l’intégration, de la gestion des crises au renforcement des capacités, et des ambitions aux réalisations.
Excellences, Mesdames et Messieurs les Ministres,
Je vous souhaite de nouveau la bienvenue en Égypte et forme le vœu que nos délibérations soient constructives et fructueuses, et que notre réunion débouche sur une vision concrète permettant de renforcer l'action africaine commune et de répondre aux aspirations à la paix, au développement et à la prospérité des peuples de notre cher continent.
Je vous remercie.
Que la paix, la miséricorde et les bénédictions d’Allah soient sur vous.
dimanche, 04 octobre 2026 / 10:20
Au nom d’Allah, le Tout Clément, le Très Miséricordieux,
Mon frère, Son Excellence M. Évariste Ndayishimiye, Président de la République sœur du Burundi et Président de l’Union africaine,
Excellences,
Chefs d’État des pays frères de l’Union africaine,
Mon frère, Son Excellence M. Mahmoud Ali Youssouf, Président de la Commission de l’Union africaine,
Mesdames et Messieurs les Ministres,
Mesdames, Messieurs,
Je suis heureux de vous souhaiter la bienvenue dans votre deuxième patrie, l’Égypte, et de vous retrouver aujourd’hui dans la ville d’Al-Alamein à l’occasion de l’ouverture des travaux de la 8ᵉ Réunion de coordination semestrielle de l’Union africaine. Celle-ci nous offre l’opportunité d’examiner les moyens de renforcer la coordination existante entre l’Union africaine, les communautés économiques régionales et les mécanismes régionaux.
Je voudrais, tout d’abord, souligner le caractère central de la coordination entre les États membres, la Commission de l’Union africaine, ainsi que les différentes communautés économiques et les mécanismes régionaux, de manière à contribuer au renforcement des efforts en faveur du développement durable dans les pays du continent. La coordination n’est pas une fin en soi, mais un moyen indispensable pour passer de la multiplicité des efforts à leur complémentarité, et des ambitions communes à des projets et programmes concrets et réalisables, ayant un impact tangible sur la vie de nos peuples.
La ville d’Al-Alamein, où nous nous réunissons aujourd’hui, est un exemple qui porte ce message. Cette terre, autrefois le théâtre de l’une des batailles les plus acharnées de la Seconde Guerre mondiale, a longtemps souffert des séquelles de la guerre, des mines et des vestiges d'un conflit auquel notre continent n’avait pas pris part. Elle est aujourd’hui, comme vous pouvez le constater, un modèle de ce que la volonté peut accomplir : permettre au développement de triompher des traumatismes passés et transformer un territoire, autrefois champ de bataille, en un pôle d’investissement, de travail et de construction.
Le continent africain est capable de transformer les séquelles des conflits en opportunités de développement, de faire de ses défis des moteurs de croissance et de passer de la simple gestion de ses crises au renforcement de ses propres capacités de reconstruction et de relèvement post-conflit.
Excellences, Mesdames et Messieurs les Ministres,
Nous nous réunissons aujourd’hui à un moment délicat que traversent notre monde et notre continent africain. Les tensions géopolitiques, les conflits, les ingérences extérieures, le terrorisme, l’extrémisme, la criminalité organisée transnationale, ainsi que les perturbations des chaînes d’approvisionnement et la hausse du coût de l’énergie, des denrées alimentaires et du financement, imposent à nos États des pressions qui dépassent les capacités de tout État à y faire face individuellement.
Notre message aujourd’hui doit donc être clair : « Il ne suffit plus de coordonner nos positions ; il nous appartient désormais de mettre en synergie nos capacités et de construire notre avenir grâce à nos efforts communs. »
Mesdames, Messieurs,
L’Égypte réaffirme sa position constante, qui rejette toute ingérence extérieure dans les affaires intérieures des États africains et appelle au respect de leur souveraineté, ainsi que de leur unité et de leur intégrité territoriale — principes fondamentaux indispensables à la stabilité de notre continent.
L’Égypte réaffirme également que les relations entre nos États doivent être fondées sur le respect mutuel, le bon voisinage, le dialogue et la concertation, à l’écart des politiques unilatérales ou des intérêts étroits.
Nous soulignons à cet égard l’importance de traiter les questions transfrontalières comme des sujets appelant à la coopération et non à la concurrence, au dialogue et non à la confrontation, notamment en ce qui concerne la gestion et l’utilisation des ressources naturelles et des cours d’eau transfrontaliers, conformément au droit international.
Excellences, Mesdames et Messieurs les Ministres,
L’intégration que nous appelons de nos vœux ne se limite pas à sa dimension économique. La gestion durable des ressources partagées, au premier rang desquelles l’eau, constitue un véritable test de notre capacité à réaliser l’intégration et à transformer l’interdépendance de nos intérêts en opportunités de coopération.
À cet égard, l’Égypte salue le choix du thème « Garantir une eau durable et des systèmes d’assainissement sûrs » comme thème de l’Union africaine pour l’année 2026. Nous saluons également l’adoption du document « Vision et politique africaines de l’eau à l’horizon 2063 ». Nous sommes déterminés à œuvrer avec nos frères du continent à l’élaboration et à l’adoption, dans les meilleurs délais, du premier plan d’action pour la mise en œuvre de ce document, de manière à contribuer à la réalisation de la sécurité hydrique à l’échelle du continent, au renforcement de la stabilité et à la promotion du développement durable de nos peuples.
Compte tenu de sa situation géographique et des besoins de son peuple, l’Égypte est pleinement consciente de l’importance de la question de l’eau. Elle souligne que la coopération dans la gestion des cours d’eau transfrontaliers doit être fondée sur les règles pertinentes du droit international, ainsi que sur la concertation, la coordination, les principes de bon voisinage et de non-préjudice.
Il ne fait aucun doute que chaque État a le droit de se développer et de tirer parti de ses ressources naturelles. Toutefois, l’exercice de ce droit doit s’effectuer de manière responsable, sans porter préjudice aux autres États. Nos intérêts communs sont plus grands que nos différends, et nous pouvons assurer le bien-être et la prospérité de nos peuples dès lors que les intentions sont sincères, que le dialogue prévaut et que nous adhérons au principe d’un bénéfice mutuel.
Excellences, Mesdames et Messieurs les Ministres,
Si la paix est une condition du développement, l’intégration économique constitue l’un des principaux instruments de consolidation de la paix. Plus les économies de nos États seront interconnectées, plus les intérêts de nos peuples seront étroitement liés et plus les frontières deviendront des passerelles pour les échanges commerciaux et les investissements, plus nous serons en mesure de construire un avenir stable et prospère.
À cet égard, l’Égypte appelle à la pleine mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine, entrée en vigueur en 2019 sous la présidence égyptienne de l’Union africaine, afin d’ouvrir la voie à la construction d’un véritable marché africain permettant de tirer parti des immenses capacités productives de notre continent, d’accroître le volume des échanges intra-africains, de soutenir l’industrialisation et le transfert de technologies, et de multiplier les opportunités d’emploi.
Un continent qui dispose de telles ressources, richesses et potentialités humaines ne saurait demeurer un simple fournisseur de matières premières destinées à être réimportées sous forme de produits finis. Il nous appartient, au contraire, de construire en Afrique des chaînes de valeur intégrées, de renforcer notre capacité de production et d’industrialisation et de faire de l’intégration économique africaine un véritable moteur de croissance.
Dans ce cadre, et consciente du rôle central du secteur privé africain, l’Égypte a tenu à lancer le Forum d'Affaires Alamein Africa, afin d’en faire une plateforme périodique réunissant les dirigeants et décideurs avec les investisseurs et institutions de financement du continent.
Nous avons eu le plaisir, hier, d’accueillir plusieurs de Leurs Excellences à l’ouverture de sa première édition, et nous nous réjouissons à la perspective de votre participation à sa deuxième édition, qui sera accueillie par l’Égypte en 2028.
Excellences, Mesdames et Messieurs les Ministres,
Nous ne pouvons parler de paix et de développement sans évoquer les États qui ont souffert des conflits.
C’est dans cet esprit et en ma qualité de Champion de l’Union africaine pour la reconstruction et le développement post-conflit que j’affirme que la reconstruction des États après les conflits ne constitue pas seulement une action humanitaire ou économique, mais représente une composante essentielle de l’architecture africaine de paix et de sécurité.
Alors que nous célébrons cette année le vingtième anniversaire du lancement de la politique de l’Union africaine en matière de reconstruction et de développement post-conflit, nous appelons à saisir cette occasion pour faire le bilan des réalisations accomplies, identifier les insuffisances et renouveler notre engagement à traduire cette politique en programmes et projets concrets sur le terrain.
Dans ce cadre, je tiens à saluer les efforts déployés par la Commission de l’Union africaine et par le Centre de l’Union africaine pour la reconstruction et le développement post-conflit, basé au Caire, en faveur du soutien aux institutions nationales et du renforcement des capacités.
Je réaffirme l’engagement de l’Égypte à poursuivre son soutien à ces efforts, qui doivent être intensifiés, notamment par l’accroissement des financements, des programmes et des projets y afférents, en accordant la priorité aux initiatives ayant un impact rapide et direct sur la vie des citoyens.
C’est précisément ici que les différents volets de l’action africaine se rejoignent : une paix qui protège le développement, un développement qui renforce la stabilité, une intégration économique qui crée des opportunités, une coopération dans la gestion des ressources partagées qui prévient les conflits, et des institutions continentales et régionales qui transforment cette vision en action commune et en réalité sur le terrain.
Excellences, Mesdames et Messieurs les Ministres,
L’Égypte envisage l’avenir de l’Afrique avec une grande confiance. Notre continent ne manque ni de ressources, ni de potentialités humaines, ni d’opportunités. Plus que jamais, nous devons unir nos volontés afin de transformer les cadres de coopération mis en place au fil des décennies en instruments plus efficaces au service des intérêts de nos peuples.
C’est pourquoi notre réunion d’aujourd’hui doit constituer une nouvelle étape, permettant de passer de la coordination à l’intégration, de la gestion des crises au renforcement des capacités, et des ambitions aux réalisations.
Excellences, Mesdames et Messieurs les Ministres,
Je vous souhaite de nouveau la bienvenue en Égypte et forme le vœu que nos délibérations soient constructives et fructueuses, et que notre réunion débouche sur une vision concrète permettant de renforcer l'action africaine commune et de répondre aux aspirations à la paix, au développement et à la prospérité des peuples de notre cher continent.
Je vous remercie.
Que la paix, la miséricorde et les bénédictions d’Allah soient sur vous.