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mercredi, 14 octobre 2026 / 07:05
Son Excellence M. Abdel Fattah Al-Sissi, Président de la République et Commandant Suprême des Forces Armées, a assisté aujourd’hui au 44e Symposium intitulé « Une patrie de héros », organisé à l’occasion du 53e anniversaire des glorieuses victoires du 6 Octobre, au Centre Al-Safwa des conférences internationales de l’Académie Militaire Égyptienne, dans la Nouvelle Capitale.
Le porte-parole officiel de la Présidence de la République a indiqué qu’à son arrivée, le Président Al-Sissi été accueilli par Dr. Moustafa Madbouly, Premier Ministre, le général de corps d’armée Achraf Salem Zaher, Commandant en Chef des Forces Armées et Ministre de la Défense et de la Production militaire, ainsi que par le général de corps d’armée Ahmed Khalifa, Chef d’état-major des Forces Armées. SE M. le Président a également été accueilli par le conseiller Hicham Badawy, président de la Chambre des représentants, le conseiller Essam Al-Dine Farid, président du Sénat Égyptien, le Dr Hussein Eissa, vice-Premier ministre chargé des Affaires économiques, plusieurs ministres et de hauts commandants des Forces Armées.
Le porte-parole officiel a précisé que la cérémonie a débuté par la récitation de versets du Saint Coran, suivie d’une séquence intitulée « La machine à remonter le temps », sous le titre « L’histoire de mon grand-père, le héros », ponctuée de la projection d’un film documentaire intitulé « Un voyage à travers le temps ».
Le programme a également compris une séquence consacrée au « Rôle de la diplomatie égyptienne pendant la guerre d’Octobre 1973 », suivie de la chanson « En voix et en images », interprétée avec la participation du chœur du ministère de la Jeunesse et des Sports.
La cérémonie a également comporté la projection d’un film documentaire intitulé « L’Égypte parle d’elle-même », suivie d’une séquence intitulée « Le sol de l’Égypte vaut plus que l’or ». Cette séquence s’est achevée par la remise au Président de la République, par un groupe d’enfants, d’un bouclier portant le nom « Le sol de la patrie ». Le Président Al-Sissi a ensuite salué plusieurs héros de la guerre d’Octobre et a pris une photo commémorative avec eux. Le programme a compris en outre une séquence intitulée « Les héros », suivie de la chanson « Les Égyptiens », avec la participation du chœur du ministère de la Jeunesse et des Sports. M. Ziad Abdel-Tawab, expert en transformation numérique et en sécurité de l’information et membre du Conseil supérieur de la culture, a ensuite prononcé une allocution consacrée à « L’influence des réseaux sociaux dans la diffusion d’idées erronées et la désinformation de la société ». La cérémonie s’est poursuivie avec la présentation de l’opérette musicale « L’Égypte, l’Histoire ».
Le porte-parole officiel a indiqué que le Président avait ensuite honoré plusieurs héros des glorieuses victoires de la guerre d’Octobre, avant de prendre la parole à cette occasion. Voici la teneur de son intervention :
Le Président Al-Sissi a commencé son intervention en indiquant qu’il a choisi de reprendre le contenu d’un discours qu’il avait prononcé plusieurs années auparavant. Il a souligné que le message véhiculé par ce discours demeure pertinent au regard des événements actuels, compte tenu de l’absence de changement fondamental dans la nature des défis auxquels l’État est confronté, ce qui impose de rester constamment vigilant et prudent.
Le Président Al-Sissi a ajouté que M. Ahmed Aboul Gheit, fort de sa vaste expérience politique et en tant que témoin de nombreuses phases importantes de l’histoire nationale, a comparé entre les défis auxquels l’État égyptien avait été confronté en 1973 et ceux qu’il avait connus en 2013. Le Président Al-Sissi a expliqué que le principal défi de 2013 consistait à rétablir l’État égyptien et à préserver son identité nationale, après une tentative de prise de contrôle de l’État et de détournement de sa trajectoire. SE a souligné que, dans les deux cas, les Égyptiens et leurs Forces Armées s’étaient unis pour défendre la patrie et ses ressources.
SE M. le Président a affirmé qu’il existe un lien entre les événements de 1973 et ceux de 2013, soulignant que l’ancien Président Anwar Al-Sadate était un homme de vision et de réflexion, qui avait entrepris de mettre en œuvre un programme de réforme économique à partir de 1976. Toutefois, certaines mesures adoptées à l’époque, notamment l’augmentation des prix de certains produits, avaient suscité des protestations et des manifestations, poussant l’État à renoncer à poursuivre cette voie, malgré la grande popularité dont jouissait le Président Al-Sadate après la victoire d’Octobre.
Dans ce contexte, le Président Al-Sissi a insisté sur l’importance de préserver la conscience nationale. SE a mis en garde contre les tentatives visant à déformer la mémoire nationale et à effacer les vérités historiques, soulignant que la construction de l’État constitue un effort continu qui ne devait jamais s’interrompre. Il a toutefois rappelé que les moyens dont disposait l’État en 1977 ne permettaient pas de poursuivre cette démarche, alors même que la population égyptienne ne dépassait pas, à l’époque, quarante millions d’habitants.
Le Président Al-Sissi a souligné que les tentatives visant à influencer la conscience des citoyens et à falsifier les faits se poursuivaient encore aujourd’hui. Il a notamment cité les efforts visant à remettre en question la glorieuse victoire d’Octobre ou à en minimiser l’importance, au moyen d’outils médiatiques et de technologies modernes, en particulier les réseaux sociaux.
Le Président Al-Sissi a affirmé que la mémoire nationale constitue la première ligne de défense de toute nation et que toute manipulation ou déformation de cette mémoire finissait par affaiblir la capacité des peuples à appréhender les faits et à distinguer le vrai du faux, portant ainsi directement atteinte à l’avenir et à la stabilité des patries.
SE M. le Président a ajouté que l’État égyptien a engagé des tentatives de réforme économique dès 1976 et qu’il poursuit aujourd’hui la mise en œuvre d’un programme de réforme économique visant à renforcer ses capacités et à réaliser le développement. SE a expliqué qu’un homme politique avait conseillé à l’ancien Président Anwar Al-Sadate de libérer de prison des membres du courant religieux afin de contrer un autre courant politique qui jouait alors un rôle actif sur la scène égyptienne. Cette décision avait finalement conduit à l’assassinat du Président Al-Sadate.
Le Président Al-Sissi a affirmé que les tentatives visant à porter atteinte à la conscience nationale, à détruire la mémoire collective et à affaiblir la volonté des citoyens se poursuivaient, soulignant que les difficultés économiques peuvent être surmontées et que l’essentiel est de préserver l’État, d’assurer sa pérennité et de garantir sa continuité, d’autant que les défis demeurent inhérents au parcours des États, quel que soit leur stade de développement.
Dans ce cadre, M. le Président a indiqué qu’en 2013, le peuple égyptien considèrent le maréchal Al-Sissi comme un héros, ajoutant que, durant les quatorze dernières années, l’Égypte a mené une guerre acharnée contre le terrorisme, au cours de laquelle l’État a engagé un coût dépassant 120 milliards de dollars, sans compter les sacrifices consentis par les fils de la patrie et les martyrs tombés au cours de cette lutte. SE a souligné que, grâce à Allah le Tout-Puissant, cette bataille avait abouti au rétablissement de la sécurité et de la stabilité.
Le Président Al-Sissi a affirmé que le principal danger qui subsistait résidait dans les tentatives visant à cibler la conscience nationale et à manipuler la mémoire collective des Égyptiens. Il a souligné qu’Allah le Tout-Puissant avait sauvé l’Égypte et son peuple de la situation à laquelle le pays était confronté avant 2013. SE a insisté sur la nécessité pour chacun d’assumer ses responsabilités, à la place qui est la sienne, afin de renforcer la conscience publique et de mettre en évidence les dangers des tentatives visant à faire tomber les États de l’intérieur, notamment dans le contexte des campagnes systématiques dirigées contre l’État égyptien et cherchant à nuire à sa stabilité et à sa cohésion.
Le Président Al-Sissi a également affirmé que la lutte contre ces défis ne relevait pas de la seule responsabilité des institutions de l’État, mais constitue une responsabilité nationale commune exigeant la mobilisation conjointe de l’État et de l’ensemble de la société.
Le Président Al-Sissi a expliqué que, lorsqu’il était chargé de la direction des Renseignements militaires, il avait tenu à communiquer et à rencontrer différents courants politiques ainsi que les candidats à la présidence, afin d’évaluer leurs visions et leur capacité à faire face aux défis auxquels l’État égyptien était confronté et à proposer des solutions concrètes. Il a ajouté qu’il posait à certains représentants des courants religieux de nombreuses questions concernant la manière de gérer les affaires de l’État et de relever les défis existants, afin d’évaluer leur aptitude à assumer les responsabilités du pouvoir.
Le Président Al-Sissi a souligné qu’il était difficile d’imaginer qu’une personne ou une organisation puisse diriger l’État tout en appelant les citoyens à manifester continuellement pendant un an et demi. Une telle situation avait entraîné un épuisement considérable des ressources et des capacités de l’État, notamment l’érosion des réserves de change de la Banque centrale et le recul du secteur touristique, sans compter ses répercussions négatives sur l’ensemble de la situation économique et des investissements dans le pays.
Dans ce contexte, le Président Al-Sissi a indiqué que le maréchal Mohamed Hussein Tantawy, que Allah lui accorde sa miséricorde, lui demandait s’il était possible de remettre le pouvoir aux Frères musulmans. Le Président Al-Sissi avait alors répondu, lors d’une réunion du Conseil suprême des Forces Armées, que si le peuple les élisait, le pouvoir pouvait leur être remis.
SE a ajouté qu’il estimait à l’époque que la préservation de l’État et la continuité de ses institutions constituaient une priorité absolue. Il valait mieux, selon lui, qu’un groupe ou un courant politique assume la responsabilité du pouvoir conformément à la volonté populaire plutôt que de voir l’État exposé au risque de disparition ou d’effondrement. Il a souligné que le critère le plus important pour toute personne fidèle à sa patrie était la préservation et la continuité de l’État, indépendamment de ceux qui en assuraient la direction.
Le Président Al-Sissi a expliqué que l’ambassadrice des États-Unis au Caire à l’époque l’interrogeait, alors qu’il dirigeait les Renseignements militaires, sur ses prévisions quant à la personne ou au groupe qui accéderait au pouvoir en Égypte. Il estimait que les Frères musulmans arriveraient au pouvoir. Il s’attendait toutefois à ce qu’ils ne s’y maintiennent pas longtemps, convaincu que les défis auxquels l’État égyptien était confronté dépassaient les capacités de tout courant politique, de tout président ou de tout groupe, mais qu’ils ne dépassaient pas celles du peuple égyptien ni sa volonté. Il a affirmé que le maréchal Tantawy, qu’Allah lui accorde Sa miséricorde, était un homme sage.
Dans le même contexte, le Président Al-Sissi a indiqué que le plus grand défi auquel l’État égyptien était confronté nécessitait, au maximum, dix ans pour être surmonté et que l’État doit faire face à un défi après l’autre. SE a ajouté qu’avant la guerre de 1973, le devoir national consistait à travailler et que les Forces Armées œuvraient jour et nuit en préparation de la bataille, soulignant qu’aujourd’hui également, le devoir national est de travailler.
À cet égard, M. le Président a rappelé qu’en 2014, lors d’une rencontre avec les journalistes Ibrahim Issa et Lamis Al-Hadidi, il a affirmé que le travail et la patience étaient les seules voies possibles. SE a souligné que la valeur du travail était reconnue par tous et que cette responsabilité ne concernait pas uniquement les responsables.
Revenant sur la question des réseaux sociaux, le Président a indiqué que le Dr Ziad Abdel-Tawab a abordé dans son intervention le thème de la guerre psychologique. Il a expliqué que, dès les années 1960 et 1970, une guerre psychologique existait déjà, quoique menée au moyen d’outils différents, et qu’elle se poursuivrait. Il a souligné qu’elle vise la volonté des Égyptiens et a mis en garde le peuple égyptien contre les campagnes de désinformation.
Le Président Al-Sissi a rappelé que l’État dispose d’une Constitution, une Constitution que les citoyens ont approuvée, et a affirmé à plusieurs reprises que personne n’y portera atteinte. SE a ainsi insisté sur la nécessité de ne laisser personne manipuler les esprits des Égyptiens.
Le Président a expliqué que les rumeurs et les tentatives délibérées de manipulation de la conscience publique et d’exacerbation de l’opinion publique observées au cours des derniers mois s’inscrivaient dans le cadre d’efforts visant à déstabiliser le pays et à provoquer des troubles au sein de l’État égyptien. Il a affirmé que la responsabilité de faire face à ces manœuvres incombait à tous, notamment en renforçant la conscience publique et en exposant les faits à l’opinion publique. Il a mis en garde contre les conséquences graves que pourrait entraîner une nouvelle période de troubles comparables à ceux de 2011, qui menaceraient la stabilité de l’État et sa capacité à perdurer.
Le Président Al-Sissi a souligné qu’Allah le Tout-Puissant a préservé l’Égypte lors des tournants difficiles en 2011 et 2013, accordant à son peuple une nouvelle chance de préserver son État et de rétablir sa trajectoire. Dans ce contexte, le Président Al-Sissi a lancé un appel à tous les Égyptiens, jeunes et moins jeunes, hommes et femmes, les exhortant à rester attachés à leur patrie, à renforcer leur conscience et à protéger leur pays contre les tentatives visant à le prendre pour cible et à conspirer contre lui. Il a affirmé que la préservation de l’État constituait la première responsabilité nationale de chacun. Il a ajouté, à ce propos : « Protégez votre pays contre ce complot… Je ne vous dis pas de protéger le Président. »
Commentant les récentes déclarations d’un responsable israélien au sujet du Sinaï, le Président Al-Sissi a affirmé que l’Égypte a mené une guerre pour défendre son territoire et qu’elle a recouvré l’intégralité de ses terres. Il s’est demandé si certains milieux en Israël nourrissent des perceptions ou des inquiétudes injustifiées quant à d’éventuelles ambitions égyptiennes à leur égard. SE a souligné que l’objectif premier et ultime de l’Égypte est de préserver sa sécurité, sa stabilité et les ressources de son peuple, affirmant que l’État égyptien ne poursuit aucun agenda caché et que sa priorité fondamentale consiste à protéger ses frontières et sa sécurité nationale dans un cadre de paix et de stabilité.
Le Président a ajouté que le traité de paix signé entre l’Égypte et Israël constitue le cadre régissant les relations entre les deux parties et a affirmé que l’Égypte n’a aucune ambition territoriale à l’égard de quiconque. SE a également expliqué que le soutien de l’Égypte à la solution à deux États repose sur une vision constante et une conviction profonde : cette voie constitue le moyen réaliste de parvenir à une paix juste et durable dans la région, à travers l’établissement d’un État palestinien digne et d’un État israélien digne.SE a souligné qu’il ne s’agit pas d’une proposition nouvelle, mais de la vision égyptienne visant à assurer la stabilité pour les générations futures.
SE M. le Président a ajouté que l’Égypte œuvre à la désescalade dans la région, à la recherche d’une solution à la crise dans le Golfe et au renforcement de la sécurité et de la stabilité des pays frères du Golfe, soulignant que la sécurité nationale des pays du Golfe faisait partie intégrante de la sécurité nationale égyptienne, tout comme la sécurité nationale de l’Égypte constituait un prolongement de celle du Golfe. SE a également affirmé que, dans cette perspective, l’Égypte soutient ses frères des pays du Golfe et se tient prête à prendre toutes les mesures nécessaires pour réduire l’escalade, sécuriser la navigation maritime et rétablir la stabilité dans la région.
Le Président Al-Sissi a conclu son intervention en adressant un message aux Égyptiens : « Veillez sur l’Égypte… Veillez sur votre pays. »
mercredi, 14 octobre 2026 / 07:05
Son Excellence M. Abdel Fattah Al-Sissi, Président de la République et Commandant Suprême des Forces Armées, a assisté aujourd’hui au 44e Symposium intitulé « Une patrie de héros », organisé à l’occasion du 53e anniversaire des glorieuses victoires du 6 Octobre, au Centre Al-Safwa des conférences internationales de l’Académie Militaire Égyptienne, dans la Nouvelle Capitale.
Le porte-parole officiel de la Présidence de la République a indiqué qu’à son arrivée, le Président Al-Sissi été accueilli par Dr. Moustafa Madbouly, Premier Ministre, le général de corps d’armée Achraf Salem Zaher, Commandant en Chef des Forces Armées et Ministre de la Défense et de la Production militaire, ainsi que par le général de corps d’armée Ahmed Khalifa, Chef d’état-major des Forces Armées. SE M. le Président a également été accueilli par le conseiller Hicham Badawy, président de la Chambre des représentants, le conseiller Essam Al-Dine Farid, président du Sénat Égyptien, le Dr Hussein Eissa, vice-Premier ministre chargé des Affaires économiques, plusieurs ministres et de hauts commandants des Forces Armées.
Le porte-parole officiel a précisé que la cérémonie a débuté par la récitation de versets du Saint Coran, suivie d’une séquence intitulée « La machine à remonter le temps », sous le titre « L’histoire de mon grand-père, le héros », ponctuée de la projection d’un film documentaire intitulé « Un voyage à travers le temps ».
Le programme a également compris une séquence consacrée au « Rôle de la diplomatie égyptienne pendant la guerre d’Octobre 1973 », suivie de la chanson « En voix et en images », interprétée avec la participation du chœur du ministère de la Jeunesse et des Sports.
La cérémonie a également comporté la projection d’un film documentaire intitulé « L’Égypte parle d’elle-même », suivie d’une séquence intitulée « Le sol de l’Égypte vaut plus que l’or ». Cette séquence s’est achevée par la remise au Président de la République, par un groupe d’enfants, d’un bouclier portant le nom « Le sol de la patrie ». Le Président Al-Sissi a ensuite salué plusieurs héros de la guerre d’Octobre et a pris une photo commémorative avec eux. Le programme a compris en outre une séquence intitulée « Les héros », suivie de la chanson « Les Égyptiens », avec la participation du chœur du ministère de la Jeunesse et des Sports. M. Ziad Abdel-Tawab, expert en transformation numérique et en sécurité de l’information et membre du Conseil supérieur de la culture, a ensuite prononcé une allocution consacrée à « L’influence des réseaux sociaux dans la diffusion d’idées erronées et la désinformation de la société ». La cérémonie s’est poursuivie avec la présentation de l’opérette musicale « L’Égypte, l’Histoire ».
Le porte-parole officiel a indiqué que le Président avait ensuite honoré plusieurs héros des glorieuses victoires de la guerre d’Octobre, avant de prendre la parole à cette occasion. Voici la teneur de son intervention :
Le Président Al-Sissi a commencé son intervention en indiquant qu’il a choisi de reprendre le contenu d’un discours qu’il avait prononcé plusieurs années auparavant. Il a souligné que le message véhiculé par ce discours demeure pertinent au regard des événements actuels, compte tenu de l’absence de changement fondamental dans la nature des défis auxquels l’État est confronté, ce qui impose de rester constamment vigilant et prudent.
Le Président Al-Sissi a ajouté que M. Ahmed Aboul Gheit, fort de sa vaste expérience politique et en tant que témoin de nombreuses phases importantes de l’histoire nationale, a comparé entre les défis auxquels l’État égyptien avait été confronté en 1973 et ceux qu’il avait connus en 2013. Le Président Al-Sissi a expliqué que le principal défi de 2013 consistait à rétablir l’État égyptien et à préserver son identité nationale, après une tentative de prise de contrôle de l’État et de détournement de sa trajectoire. SE a souligné que, dans les deux cas, les Égyptiens et leurs Forces Armées s’étaient unis pour défendre la patrie et ses ressources.
SE M. le Président a affirmé qu’il existe un lien entre les événements de 1973 et ceux de 2013, soulignant que l’ancien Président Anwar Al-Sadate était un homme de vision et de réflexion, qui avait entrepris de mettre en œuvre un programme de réforme économique à partir de 1976. Toutefois, certaines mesures adoptées à l’époque, notamment l’augmentation des prix de certains produits, avaient suscité des protestations et des manifestations, poussant l’État à renoncer à poursuivre cette voie, malgré la grande popularité dont jouissait le Président Al-Sadate après la victoire d’Octobre.
Dans ce contexte, le Président Al-Sissi a insisté sur l’importance de préserver la conscience nationale. SE a mis en garde contre les tentatives visant à déformer la mémoire nationale et à effacer les vérités historiques, soulignant que la construction de l’État constitue un effort continu qui ne devait jamais s’interrompre. Il a toutefois rappelé que les moyens dont disposait l’État en 1977 ne permettaient pas de poursuivre cette démarche, alors même que la population égyptienne ne dépassait pas, à l’époque, quarante millions d’habitants.
Le Président Al-Sissi a souligné que les tentatives visant à influencer la conscience des citoyens et à falsifier les faits se poursuivaient encore aujourd’hui. Il a notamment cité les efforts visant à remettre en question la glorieuse victoire d’Octobre ou à en minimiser l’importance, au moyen d’outils médiatiques et de technologies modernes, en particulier les réseaux sociaux.
Le Président Al-Sissi a affirmé que la mémoire nationale constitue la première ligne de défense de toute nation et que toute manipulation ou déformation de cette mémoire finissait par affaiblir la capacité des peuples à appréhender les faits et à distinguer le vrai du faux, portant ainsi directement atteinte à l’avenir et à la stabilité des patries.
SE M. le Président a ajouté que l’État égyptien a engagé des tentatives de réforme économique dès 1976 et qu’il poursuit aujourd’hui la mise en œuvre d’un programme de réforme économique visant à renforcer ses capacités et à réaliser le développement. SE a expliqué qu’un homme politique avait conseillé à l’ancien Président Anwar Al-Sadate de libérer de prison des membres du courant religieux afin de contrer un autre courant politique qui jouait alors un rôle actif sur la scène égyptienne. Cette décision avait finalement conduit à l’assassinat du Président Al-Sadate.
Le Président Al-Sissi a affirmé que les tentatives visant à porter atteinte à la conscience nationale, à détruire la mémoire collective et à affaiblir la volonté des citoyens se poursuivaient, soulignant que les difficultés économiques peuvent être surmontées et que l’essentiel est de préserver l’État, d’assurer sa pérennité et de garantir sa continuité, d’autant que les défis demeurent inhérents au parcours des États, quel que soit leur stade de développement.
Dans ce cadre, M. le Président a indiqué qu’en 2013, le peuple égyptien considèrent le maréchal Al-Sissi comme un héros, ajoutant que, durant les quatorze dernières années, l’Égypte a mené une guerre acharnée contre le terrorisme, au cours de laquelle l’État a engagé un coût dépassant 120 milliards de dollars, sans compter les sacrifices consentis par les fils de la patrie et les martyrs tombés au cours de cette lutte. SE a souligné que, grâce à Allah le Tout-Puissant, cette bataille avait abouti au rétablissement de la sécurité et de la stabilité.
Le Président Al-Sissi a affirmé que le principal danger qui subsistait résidait dans les tentatives visant à cibler la conscience nationale et à manipuler la mémoire collective des Égyptiens. Il a souligné qu’Allah le Tout-Puissant avait sauvé l’Égypte et son peuple de la situation à laquelle le pays était confronté avant 2013. SE a insisté sur la nécessité pour chacun d’assumer ses responsabilités, à la place qui est la sienne, afin de renforcer la conscience publique et de mettre en évidence les dangers des tentatives visant à faire tomber les États de l’intérieur, notamment dans le contexte des campagnes systématiques dirigées contre l’État égyptien et cherchant à nuire à sa stabilité et à sa cohésion.
Le Président Al-Sissi a également affirmé que la lutte contre ces défis ne relevait pas de la seule responsabilité des institutions de l’État, mais constitue une responsabilité nationale commune exigeant la mobilisation conjointe de l’État et de l’ensemble de la société.
Le Président Al-Sissi a expliqué que, lorsqu’il était chargé de la direction des Renseignements militaires, il avait tenu à communiquer et à rencontrer différents courants politiques ainsi que les candidats à la présidence, afin d’évaluer leurs visions et leur capacité à faire face aux défis auxquels l’État égyptien était confronté et à proposer des solutions concrètes. Il a ajouté qu’il posait à certains représentants des courants religieux de nombreuses questions concernant la manière de gérer les affaires de l’État et de relever les défis existants, afin d’évaluer leur aptitude à assumer les responsabilités du pouvoir.
Le Président Al-Sissi a souligné qu’il était difficile d’imaginer qu’une personne ou une organisation puisse diriger l’État tout en appelant les citoyens à manifester continuellement pendant un an et demi. Une telle situation avait entraîné un épuisement considérable des ressources et des capacités de l’État, notamment l’érosion des réserves de change de la Banque centrale et le recul du secteur touristique, sans compter ses répercussions négatives sur l’ensemble de la situation économique et des investissements dans le pays.
Dans ce contexte, le Président Al-Sissi a indiqué que le maréchal Mohamed Hussein Tantawy, que Allah lui accorde sa miséricorde, lui demandait s’il était possible de remettre le pouvoir aux Frères musulmans. Le Président Al-Sissi avait alors répondu, lors d’une réunion du Conseil suprême des Forces Armées, que si le peuple les élisait, le pouvoir pouvait leur être remis.
SE a ajouté qu’il estimait à l’époque que la préservation de l’État et la continuité de ses institutions constituaient une priorité absolue. Il valait mieux, selon lui, qu’un groupe ou un courant politique assume la responsabilité du pouvoir conformément à la volonté populaire plutôt que de voir l’État exposé au risque de disparition ou d’effondrement. Il a souligné que le critère le plus important pour toute personne fidèle à sa patrie était la préservation et la continuité de l’État, indépendamment de ceux qui en assuraient la direction.
Le Président Al-Sissi a expliqué que l’ambassadrice des États-Unis au Caire à l’époque l’interrogeait, alors qu’il dirigeait les Renseignements militaires, sur ses prévisions quant à la personne ou au groupe qui accéderait au pouvoir en Égypte. Il estimait que les Frères musulmans arriveraient au pouvoir. Il s’attendait toutefois à ce qu’ils ne s’y maintiennent pas longtemps, convaincu que les défis auxquels l’État égyptien était confronté dépassaient les capacités de tout courant politique, de tout président ou de tout groupe, mais qu’ils ne dépassaient pas celles du peuple égyptien ni sa volonté. Il a affirmé que le maréchal Tantawy, qu’Allah lui accorde Sa miséricorde, était un homme sage.
Dans le même contexte, le Président Al-Sissi a indiqué que le plus grand défi auquel l’État égyptien était confronté nécessitait, au maximum, dix ans pour être surmonté et que l’État doit faire face à un défi après l’autre. SE a ajouté qu’avant la guerre de 1973, le devoir national consistait à travailler et que les Forces Armées œuvraient jour et nuit en préparation de la bataille, soulignant qu’aujourd’hui également, le devoir national est de travailler.
À cet égard, M. le Président a rappelé qu’en 2014, lors d’une rencontre avec les journalistes Ibrahim Issa et Lamis Al-Hadidi, il a affirmé que le travail et la patience étaient les seules voies possibles. SE a souligné que la valeur du travail était reconnue par tous et que cette responsabilité ne concernait pas uniquement les responsables.
Revenant sur la question des réseaux sociaux, le Président a indiqué que le Dr Ziad Abdel-Tawab a abordé dans son intervention le thème de la guerre psychologique. Il a expliqué que, dès les années 1960 et 1970, une guerre psychologique existait déjà, quoique menée au moyen d’outils différents, et qu’elle se poursuivrait. Il a souligné qu’elle vise la volonté des Égyptiens et a mis en garde le peuple égyptien contre les campagnes de désinformation.
Le Président Al-Sissi a rappelé que l’État dispose d’une Constitution, une Constitution que les citoyens ont approuvée, et a affirmé à plusieurs reprises que personne n’y portera atteinte. SE a ainsi insisté sur la nécessité de ne laisser personne manipuler les esprits des Égyptiens.
Le Président a expliqué que les rumeurs et les tentatives délibérées de manipulation de la conscience publique et d’exacerbation de l’opinion publique observées au cours des derniers mois s’inscrivaient dans le cadre d’efforts visant à déstabiliser le pays et à provoquer des troubles au sein de l’État égyptien. Il a affirmé que la responsabilité de faire face à ces manœuvres incombait à tous, notamment en renforçant la conscience publique et en exposant les faits à l’opinion publique. Il a mis en garde contre les conséquences graves que pourrait entraîner une nouvelle période de troubles comparables à ceux de 2011, qui menaceraient la stabilité de l’État et sa capacité à perdurer.
Le Président Al-Sissi a souligné qu’Allah le Tout-Puissant a préservé l’Égypte lors des tournants difficiles en 2011 et 2013, accordant à son peuple une nouvelle chance de préserver son État et de rétablir sa trajectoire. Dans ce contexte, le Président Al-Sissi a lancé un appel à tous les Égyptiens, jeunes et moins jeunes, hommes et femmes, les exhortant à rester attachés à leur patrie, à renforcer leur conscience et à protéger leur pays contre les tentatives visant à le prendre pour cible et à conspirer contre lui. Il a affirmé que la préservation de l’État constituait la première responsabilité nationale de chacun. Il a ajouté, à ce propos : « Protégez votre pays contre ce complot… Je ne vous dis pas de protéger le Président. »
Commentant les récentes déclarations d’un responsable israélien au sujet du Sinaï, le Président Al-Sissi a affirmé que l’Égypte a mené une guerre pour défendre son territoire et qu’elle a recouvré l’intégralité de ses terres. Il s’est demandé si certains milieux en Israël nourrissent des perceptions ou des inquiétudes injustifiées quant à d’éventuelles ambitions égyptiennes à leur égard. SE a souligné que l’objectif premier et ultime de l’Égypte est de préserver sa sécurité, sa stabilité et les ressources de son peuple, affirmant que l’État égyptien ne poursuit aucun agenda caché et que sa priorité fondamentale consiste à protéger ses frontières et sa sécurité nationale dans un cadre de paix et de stabilité.
Le Président a ajouté que le traité de paix signé entre l’Égypte et Israël constitue le cadre régissant les relations entre les deux parties et a affirmé que l’Égypte n’a aucune ambition territoriale à l’égard de quiconque. SE a également expliqué que le soutien de l’Égypte à la solution à deux États repose sur une vision constante et une conviction profonde : cette voie constitue le moyen réaliste de parvenir à une paix juste et durable dans la région, à travers l’établissement d’un État palestinien digne et d’un État israélien digne.SE a souligné qu’il ne s’agit pas d’une proposition nouvelle, mais de la vision égyptienne visant à assurer la stabilité pour les générations futures.
SE M. le Président a ajouté que l’Égypte œuvre à la désescalade dans la région, à la recherche d’une solution à la crise dans le Golfe et au renforcement de la sécurité et de la stabilité des pays frères du Golfe, soulignant que la sécurité nationale des pays du Golfe faisait partie intégrante de la sécurité nationale égyptienne, tout comme la sécurité nationale de l’Égypte constituait un prolongement de celle du Golfe. SE a également affirmé que, dans cette perspective, l’Égypte soutient ses frères des pays du Golfe et se tient prête à prendre toutes les mesures nécessaires pour réduire l’escalade, sécuriser la navigation maritime et rétablir la stabilité dans la région.
Le Président Al-Sissi a conclu son intervention en adressant un message aux Égyptiens : « Veillez sur l’Égypte… Veillez sur votre pays. »