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Communiqué conjoint lors de la visite du Président de la République au Royaume d'Espagne

jeudi, 20 février 2025 / 01:44

Communiqué conjoint sur les questions internationales et régionales lors de la visite du Président de la République arabe d’Égypte au Royaume d’Espagne le 19 février 2025

À l’occasion de la visite officielle du Président de la République arabe d’Égypte à Madrid le 19 février 2025, le Président de la République arabe d’Égypte et le Président du Gouvernement du Royaume d’Espagne (ci-après dénommés "les deux parties") sont convenus de ce qui suit :

1 . Les relations euro-méditerranéennes

1.2. Alors que la région méditerranéenne fait face à des défis sans précédent, et à l’approche du trentième anniversaire du processus de Barcelone, les Parties réaffirment leur engagement à soutenir la région afin qu’elle devienne un espace de paix, de stabilité et de prospérité partagée. À cette fin, elles s’engagent à renforcer le partenariat régional et ses institutions, à promouvoir le dialogue politique et à développer la coopération dans des domaines d’intérêt commun, notamment le commerce, l’investissement, les transports, l’énergie, l’immigration, l’agriculture, la pêche, la justice, et la sécurité et à renforcer le dialogue interculturel.

2 . Le processus de paix au Moyen-Orient

3.1. Les deux parties expriment leur profonde préoccupation quant aux conflits en cours au Moyen-Orient et aux risques qu’ils représentent pour l’ensemble de la région et au-delà. Dans ce contexte, elles saluent le cessez-le-feu à Gaza ainsi que la libération des otages et des détenus. L’Espagne apprécie le rôle de médiateur et de garant joué par l’Égypte dans la conclusion de l’accord de cessez-le-feu.

3.2. Les deux parties insistent sur la nécessité de rendre le cessez-le-feu permanent, afin de permettre une distribution des aides humanitaires à grande échelle et la libération des otages restants. Elles s’engagent à soutenir l’Autorité Palestinienne dans la fourniture des services essentiels dans la Bande de Gaza et le rétablissement de la sécurité, en vue de la reconstruction, en tant que gouvernement unifié responsable de la phase de stabilisation de Gaza et du reste des territoires palestiniens. L’Espagne salue les efforts de l’Égypte pour faciliter la réconciliation entre les factions palestiniennes.

3.3. Les deux parties affirment le droit du peuple palestinien à rester sur sa terre et rejettent toute tentative de déplacement forcé des Palestiniens vers les pays voisins. Elles soulignent l’importance des efforts concertés internationaux pour alléger les souffrances du peuple gazaoui par l’augmentation des aides humanitaires et l’engagement en faveur de la reconstruction, sans déplacer les Palestiniens hors de leur territoire, en tenant compte des conséquences de la guerre à Gaza, qui a entraîné à l’une des pires tragédies humaines de l’histoire contemporaine. Dans ce contexte, les deux parties appellent les donateurs internationaux à s’impliquer activement dans la Conférence de reconstruction qui sera accueillie par l’Égypte.

3.4. Les deux parties réitèrent leur engagement à soutenir l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA), dont le rôle est central et irremplaçable en tant que pilier de l’action humaine à Gaza et source vitale pour des millions de réfugiés palestiniens en Palestine et dans la région. L’Égypte reconnaît le soutien constant de l’Espagne à l’UNRWA et salue le rôle de la présidence espagnole du Comité consultatif de l’UNRWA dans le renforcement du statut international de l’agence et la garantie de sa mission durant la phase de stabilisation.

3.5. L’Espagne reconnaît le rôle crucial de l’Égypte sur le plan humain, ainsi, l’Égypte exprime sa gratitude pour le soutien espagnol au système de santé égyptien dans le contexte de la guerre à Gaza. Ce qui a été traduit par la fourniture de matériel médical aux hôpitaux égyptiens afin de répondre aux besoins des civils.

3.6. Les deux parties réaffirment leur condamnation de tous les actes de violence contre les civils, tout en affirmant leur engagement en faveur de la mise en œuvre de la solution à deux États, et en appelant à la création d’un État palestinien indépendant et souverain sur la base des lignes du 4 juin 1967, vivant côte à côte avec Israël en paix et sécurité comme base de la stabilité à long terme dans la région. L’Égypte a salué la décision de l’Espagne de reconnaître l’État de Palestine comme une contribution importante à la paix et à la stabilité régionales.

3.7. L’Égypte et l’Espagne affirment leur engagement en faveur du dialogue euro-arabe en cours, notamment dans le cadre de la coalition internationale pour la mise en œuvre de la solution à deux États, et dans le contexte de la préparation de la conférence des Nations Unies sur la paix, prévue à New York en juin prochain.

3 . Le Liban

4.1. Les deux parties sont pleinement déterminées à contribuer à réduire les tensions et à parvenir à une cessation permanente des hostilités au Liban, en appellant toutes les parties à se conformer complètement à leurs obligations en vertu de l’Accord de cessez-le-feu, y compris le retrait des forces israéliennes et le redéploiement de l’armée libanaise, en exhortant la communauté internationale à soutenir les efforts de reconstruction. Les deux parties appellent également à la mise en œuvre intégrale de la résolution 1701 du Conseil de sécurité sans sélectivité, ainsi que d’autres résolutions internationales pertinentes, pour rétablir la sécurité et la stabilité permanentes au Liban et assurer le respect de sa souveraineté et de son intégrité territoriale conformément à ses frontières internationalement reconnues.

4.2. L'Égypte apprécie l'engagement de l'Espagne en faveur de la stabilité au Liban et dans la région à travers sa participation continue à la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) depuis 2006. Les deux parties soulignent l'importance du soutien de la communauté internationale au redéploiement des forces armées libanaises dans le sud du Liban.

4.3. Les deux parties saluent l’élection du Président libanais, Son Excellence M. Joseph Aoun, et la nomination de Son Excellence M. Nawaf Salam au poste du Premier ministre, ce qui constituent des étapes nécessaires pour permettre aux institutions de l’Etat libanais de jouer leur rôle et de répondre aux aspirations du peuple libanais.

5 . La Syrie

5.1. Les deux parties soulignent l’importance que le processus de transition politique en Syrie soit pacifique et inclusif, conformément à la résolution 2254 du Conseil de sécurité.

5.2. Les deux parties s’engagent à soutenir le peuple syrien, surtout ceux qui ont besoin des aides humanitaires, et à maintenir les efforts internationaux de la lutte contre le terrorisme. Les deux pays affirment la nécessité de créer les conditions pour le retour volontaire, sûr et digne des réfugiés syriens, tel que défini par le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés.

5.3. L’Égypte et l’Espagne exigent le plein respect de l’unité, de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la Syrie par toutes les parties, condamnant toute violation du droit international, en appellant toutes les parties à respecter leurs engagements, y compris la mise en œuvre de toutes les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité.

5.4. Les deux parties soulignent l’importance de préserver les acquis obtenus durant la guerre contre Daesh, qui constitue toujours une grave menace pour la paix et la sécurité internationales. Elles ont souligné que la Syrie ne devrait pas être un refuge pour les terroristes et les groupes terroristes, et ne devrait pas représenter une menace pour les pays voisins ou la région.

6. La Libye

6.1. Les deux parties saluent les efforts déployés par la Commission militaire mixte 5+5 en vue d’unifier les institutions militaires et sécuritaires libyennes. Elles soulignent la nécessité de réaliser des progrès sur les plans politique et sécuritaire, y compris le retrait de toutes les forces étrangères et des mercenaires.

6.2. Les deux parties soulignent la nécessité d’établir une nouvelle autorité exécutive unifiée en Libye et d’organiser simultanément des élections présidentielles et parlementaires, dans le cadre d’une appropriation et d’un leadership libyens purs et simples du processus politique.

7 . La sécurité en Afrique et en Mer Rouge

7.1. L’Égypte et l’Espagne affirment leur engagement à poursuivre la coopération existante sur les questions de sécurité alimentaire et hydrique et ont souligné la grande importance de la coopération dans le domaine des eaux transfrontières, conformément au droit international.

7.2. Les deux parties soulignent l’importance de la stabilité en Afrique, en particulier dans les régions du Sahel et de la Corne de l’Afrique, qui sont deux régions d’importance stratégique pour les deux pays.

7.3. Les deux parties conviennent de l’importance de maintenir la sécurité de la navigation internationale dans la mer Rouge en tant que passage vital pour le commerce mondial, et dans le cadre de son impact direct sur le canal de Suez, ainsi que sur les chaînes d’approvisionnement vitales.

8 . Le Soudan

8.1. L’Espagne apprécie les efforts déployés par l’Égypte pour instaurer la stabilité au Soudan et les deux parties signalent la nécessité de respecter l’unité et l’intégrité territoriale du Soudan et de préserver ses institutions nationales. Elles ont également souligné l’importance d’œuvrer au lancement d’un processus politique global, détenu et dirigé par les forces politiques et civiles soudanaises sans diktats extérieurs, d’une manière qui conduise à la réalisation des aspirations démocratiques du peuple soudanais.

8.2. Les deux parties exhortent les pays et les organisations donateurs à remplir leurs engagements lors des conférences des donateurs de Genève (juin 2023) et de Paris (avril 2024), dans le but de soutenir le Soudan et les pays voisins qui accueillent les personnes fuyantes de la guerre. Elles ont souligné l’importance de partager les charges et les responsabilités pour s’efforcer de combler le déficit de financement, qui représente environ 70 % du total des engagements.

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Affaires extérieures 20 février 2025

Communiqué conjoint lors de la visite du Président de la République au Royaume d'Espagne

jeudi, 20 février 2025 / 01:44

Communiqué conjoint sur les questions internationales et régionales lors de la visite du Président de la République arabe d’Égypte au Royaume d’Espagne le 19 février 2025

À l’occasion de la visite officielle du Président de la République arabe d’Égypte à Madrid le 19 février 2025, le Président de la République arabe d’Égypte et le Président du Gouvernement du Royaume d’Espagne (ci-après dénommés "les deux parties") sont convenus de ce qui suit :

1 . Les relations euro-méditerranéennes

1.2. Alors que la région méditerranéenne fait face à des défis sans précédent, et à l’approche du trentième anniversaire du processus de Barcelone, les Parties réaffirment leur engagement à soutenir la région afin qu’elle devienne un espace de paix, de stabilité et de prospérité partagée. À cette fin, elles s’engagent à renforcer le partenariat régional et ses institutions, à promouvoir le dialogue politique et à développer la coopération dans des domaines d’intérêt commun, notamment le commerce, l’investissement, les transports, l’énergie, l’immigration, l’agriculture, la pêche, la justice, et la sécurité et à renforcer le dialogue interculturel.

2 . Le processus de paix au Moyen-Orient

3.1. Les deux parties expriment leur profonde préoccupation quant aux conflits en cours au Moyen-Orient et aux risques qu’ils représentent pour l’ensemble de la région et au-delà. Dans ce contexte, elles saluent le cessez-le-feu à Gaza ainsi que la libération des otages et des détenus. L’Espagne apprécie le rôle de médiateur et de garant joué par l’Égypte dans la conclusion de l’accord de cessez-le-feu.

3.2. Les deux parties insistent sur la nécessité de rendre le cessez-le-feu permanent, afin de permettre une distribution des aides humanitaires à grande échelle et la libération des otages restants. Elles s’engagent à soutenir l’Autorité Palestinienne dans la fourniture des services essentiels dans la Bande de Gaza et le rétablissement de la sécurité, en vue de la reconstruction, en tant que gouvernement unifié responsable de la phase de stabilisation de Gaza et du reste des territoires palestiniens. L’Espagne salue les efforts de l’Égypte pour faciliter la réconciliation entre les factions palestiniennes.

3.3. Les deux parties affirment le droit du peuple palestinien à rester sur sa terre et rejettent toute tentative de déplacement forcé des Palestiniens vers les pays voisins. Elles soulignent l’importance des efforts concertés internationaux pour alléger les souffrances du peuple gazaoui par l’augmentation des aides humanitaires et l’engagement en faveur de la reconstruction, sans déplacer les Palestiniens hors de leur territoire, en tenant compte des conséquences de la guerre à Gaza, qui a entraîné à l’une des pires tragédies humaines de l’histoire contemporaine. Dans ce contexte, les deux parties appellent les donateurs internationaux à s’impliquer activement dans la Conférence de reconstruction qui sera accueillie par l’Égypte.

3.4. Les deux parties réitèrent leur engagement à soutenir l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA), dont le rôle est central et irremplaçable en tant que pilier de l’action humaine à Gaza et source vitale pour des millions de réfugiés palestiniens en Palestine et dans la région. L’Égypte reconnaît le soutien constant de l’Espagne à l’UNRWA et salue le rôle de la présidence espagnole du Comité consultatif de l’UNRWA dans le renforcement du statut international de l’agence et la garantie de sa mission durant la phase de stabilisation.

3.5. L’Espagne reconnaît le rôle crucial de l’Égypte sur le plan humain, ainsi, l’Égypte exprime sa gratitude pour le soutien espagnol au système de santé égyptien dans le contexte de la guerre à Gaza. Ce qui a été traduit par la fourniture de matériel médical aux hôpitaux égyptiens afin de répondre aux besoins des civils.

3.6. Les deux parties réaffirment leur condamnation de tous les actes de violence contre les civils, tout en affirmant leur engagement en faveur de la mise en œuvre de la solution à deux États, et en appelant à la création d’un État palestinien indépendant et souverain sur la base des lignes du 4 juin 1967, vivant côte à côte avec Israël en paix et sécurité comme base de la stabilité à long terme dans la région. L’Égypte a salué la décision de l’Espagne de reconnaître l’État de Palestine comme une contribution importante à la paix et à la stabilité régionales.

3.7. L’Égypte et l’Espagne affirment leur engagement en faveur du dialogue euro-arabe en cours, notamment dans le cadre de la coalition internationale pour la mise en œuvre de la solution à deux États, et dans le contexte de la préparation de la conférence des Nations Unies sur la paix, prévue à New York en juin prochain.

3 . Le Liban

4.1. Les deux parties sont pleinement déterminées à contribuer à réduire les tensions et à parvenir à une cessation permanente des hostilités au Liban, en appellant toutes les parties à se conformer complètement à leurs obligations en vertu de l’Accord de cessez-le-feu, y compris le retrait des forces israéliennes et le redéploiement de l’armée libanaise, en exhortant la communauté internationale à soutenir les efforts de reconstruction. Les deux parties appellent également à la mise en œuvre intégrale de la résolution 1701 du Conseil de sécurité sans sélectivité, ainsi que d’autres résolutions internationales pertinentes, pour rétablir la sécurité et la stabilité permanentes au Liban et assurer le respect de sa souveraineté et de son intégrité territoriale conformément à ses frontières internationalement reconnues.

4.2. L'Égypte apprécie l'engagement de l'Espagne en faveur de la stabilité au Liban et dans la région à travers sa participation continue à la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) depuis 2006. Les deux parties soulignent l'importance du soutien de la communauté internationale au redéploiement des forces armées libanaises dans le sud du Liban.

4.3. Les deux parties saluent l’élection du Président libanais, Son Excellence M. Joseph Aoun, et la nomination de Son Excellence M. Nawaf Salam au poste du Premier ministre, ce qui constituent des étapes nécessaires pour permettre aux institutions de l’Etat libanais de jouer leur rôle et de répondre aux aspirations du peuple libanais.

5 . La Syrie

5.1. Les deux parties soulignent l’importance que le processus de transition politique en Syrie soit pacifique et inclusif, conformément à la résolution 2254 du Conseil de sécurité.

5.2. Les deux parties s’engagent à soutenir le peuple syrien, surtout ceux qui ont besoin des aides humanitaires, et à maintenir les efforts internationaux de la lutte contre le terrorisme. Les deux pays affirment la nécessité de créer les conditions pour le retour volontaire, sûr et digne des réfugiés syriens, tel que défini par le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés.

5.3. L’Égypte et l’Espagne exigent le plein respect de l’unité, de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la Syrie par toutes les parties, condamnant toute violation du droit international, en appellant toutes les parties à respecter leurs engagements, y compris la mise en œuvre de toutes les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité.

5.4. Les deux parties soulignent l’importance de préserver les acquis obtenus durant la guerre contre Daesh, qui constitue toujours une grave menace pour la paix et la sécurité internationales. Elles ont souligné que la Syrie ne devrait pas être un refuge pour les terroristes et les groupes terroristes, et ne devrait pas représenter une menace pour les pays voisins ou la région.

6. La Libye

6.1. Les deux parties saluent les efforts déployés par la Commission militaire mixte 5+5 en vue d’unifier les institutions militaires et sécuritaires libyennes. Elles soulignent la nécessité de réaliser des progrès sur les plans politique et sécuritaire, y compris le retrait de toutes les forces étrangères et des mercenaires.

6.2. Les deux parties soulignent la nécessité d’établir une nouvelle autorité exécutive unifiée en Libye et d’organiser simultanément des élections présidentielles et parlementaires, dans le cadre d’une appropriation et d’un leadership libyens purs et simples du processus politique.

7 . La sécurité en Afrique et en Mer Rouge

7.1. L’Égypte et l’Espagne affirment leur engagement à poursuivre la coopération existante sur les questions de sécurité alimentaire et hydrique et ont souligné la grande importance de la coopération dans le domaine des eaux transfrontières, conformément au droit international.

7.2. Les deux parties soulignent l’importance de la stabilité en Afrique, en particulier dans les régions du Sahel et de la Corne de l’Afrique, qui sont deux régions d’importance stratégique pour les deux pays.

7.3. Les deux parties conviennent de l’importance de maintenir la sécurité de la navigation internationale dans la mer Rouge en tant que passage vital pour le commerce mondial, et dans le cadre de son impact direct sur le canal de Suez, ainsi que sur les chaînes d’approvisionnement vitales.

8 . Le Soudan

8.1. L’Espagne apprécie les efforts déployés par l’Égypte pour instaurer la stabilité au Soudan et les deux parties signalent la nécessité de respecter l’unité et l’intégrité territoriale du Soudan et de préserver ses institutions nationales. Elles ont également souligné l’importance d’œuvrer au lancement d’un processus politique global, détenu et dirigé par les forces politiques et civiles soudanaises sans diktats extérieurs, d’une manière qui conduise à la réalisation des aspirations démocratiques du peuple soudanais.

8.2. Les deux parties exhortent les pays et les organisations donateurs à remplir leurs engagements lors des conférences des donateurs de Genève (juin 2023) et de Paris (avril 2024), dans le but de soutenir le Soudan et les pays voisins qui accueillent les personnes fuyantes de la guerre. Elles ont souligné l’importance de partager les charges et les responsabilités pour s’efforcer de combler le déficit de financement, qui représente environ 70 % du total des engagements.