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Discours du Président Al-Sissi lors de la séance plénière du 3e Sommet Russie-Afrique à Moscou

jeudi, 29 octobre 2026 / 01:13

Au nom d’Allah, le Tout Clément, le Très Miséricordieux,
Excellence Monsieur Vladimir Poutine, Président de la Fédération de Russie,
Excellence Monsieur Évariste Ndayishimiye, Président de la République sœur du Burundi et Président de l’Union africaine,
Excellences, Chefs d’État et de Gouvernement,
Mesdames et Messieurs,
Je tiens à exprimer mes sincères remerciements et ma profonde gratitude à Son Excellence le Président Vladimir Poutine, ainsi qu’au Gouvernement et au peuple de la Fédération de Russie, pour l'organisation et l'accueil du troisième Sommet Russie-Afrique. Je saisis également cette occasion pour saluer le leadership éclairé de mon frère, le Président Évariste Ndayishimiye, Président de l’Union africaine.
Excellences, Mesdames et Messieurs,
Notre Sommet d’aujourd’hui s’inscrit dans l’élan impulsé par le premier Sommet tenu à Sotchi en 2019, sous la coprésidence égypto-russe, et poursuivi jusqu’à la deuxième réunion ministérielle, tenue au Caire en décembre 2025. Ce Sommet nous offre l’occasion de passer de l’évaluation des acquis à l’élaboration d’une vision opérationnelle plus ambitieuse et plus efficace pour l’avenir de notre partenariat, fondée sur le respect des priorités africaines, la réalisation des intérêts mutuels et la traduction de l’entente politique en projets concrets.
Mesdames et Messieurs,
L’Égypte considère le partenariat Russie-Afrique comme un cadre visant à élargir les perspectives de la coopération internationale et à permettre aux économies de notre continent de passer de l’exportation de matières premières à la mise en place de bases productives diversifiées.
À cet égard, la coopération entre l’Égypte et la Russie constitue un modèle réussi de partenariat entre la Russie et le continent africain. Le partenariat stratégique global entre l’Égypte et la Russie, ainsi que les grands projets qui en découlent — au premier rang desquels figurent la centrale nucléaire d’Al-Dabaa et le projet de zone industrielle russe au sein de la zone économique du canal de Suez —, constituent une base solide sur laquelle nous pouvons nous appuyer pour élargir la coopération dans les domaines de l’énergie, de l’industrie et de l’investissement, tant en Égypte que sur l’ensemble du continent africain.
Excellences, Mesdames et Messieurs,
Dans cette perspective, la vision égyptienne du développement en Afrique repose sur les cinq axes suivants :
* Premièrement : Soutenir la mise en place de corridors stratégiques et de zones logistiques.
* Deuxièmement : Accroître le commerce intra-africain.
* Troisièmement : Renforcer la coopération dans le domaine de l’énergie et de l’interconnexion électrique.
* Quatrièmement : Assurer la sécurité hydrique et alimentaire, et soutenir le développement agricole.
* Cinquièmement : Renforcer la coopération dans les domaines des télécommunications, des technologies de l’information et de l’intelligence artificielle.
Ces axes reposent sur la conviction profonde de l’Égypte que son avenir est étroitement lié à celui du continent africain, et que la réalisation du développement durable exige une complémentarité des efforts ainsi qu’un renforcement de l’appropriation africaine des priorités de développement.
Mesdames et Messieurs,
Il est impossible de réaliser le développement durable à grande échelle sans un système international plus juste et plus représentatif, garantissant que les institutions internationales reflètent le véritable pluralisme de l’ordre mondial.
Dans ce contexte, la voix de notre continent doit être présente et influente dans l’élaboration des grandes décisions internationales, notamment au sein des institutions financières et du Conseil de sécurité de l'ONU, dont la réforme doit être menée conformément au Consensus d’Ezulwini et à la Déclaration de Syrte.
Excellences, Mesdames et Messieurs,
La sécurité et la stabilité de l’Afrique demeurent une condition essentielle à la réalisation des aspirations de ses peuples. À cet égard, nous sommes vivement préoccupés par l’escalade des tensions dans la Corne de l’Afrique. Nous rejetons fermement toute menace portant atteinte à la souveraineté des États de la région, toute ingérence dans leurs affaires intérieures, ainsi que toute initiative susceptible d’exploiter la fragilité de la situation régionale pour militariser la mer Rouge et imposer, sur ses côtes, une présence militaire d’États non riverains.
L’Égypte réaffirme également son rejet catégorique de toute tentative visant à saper l’unité du Soudan ou à porter atteinte à sa souveraineté, à son intégrité territoriale et à ses institutions nationales. Nous appelons à unir les efforts pour mettre fin à la guerre et soutenir un processus politique inclusif, devant aboutir à un dialogue intersoudanais exclusivement conduit par les Soudanais eux-mêmes.
Excellences, Mesdames et Messieurs,
Face à une grave pénurie de ressources hydriques et compte tenu de sa dépendance vitale à l’égard du Nil, l’Égypte accorde une importance particulière au renforcement de la coopération en matière de gouvernance des cours d’eau transfrontaliers, conformément aux règles du droit international — notamment aux principes de non-préjudice, de notification préalable, de consultation et de consensus.
Les eaux transfrontalières doivent constituer un pont de coopération et d’entente entre les peuples, et non une source de tensions ou de conflits. Telle est la politique constante de l’Égypte dans ses relations avec ses pays frères du bassin du Nil, dans le cadre de la Vision africaine de l’eau à l’horizon 2063.
Mesdames et Messieurs,
La réussite du partenariat Russie-Afrique se mesure à notre capacité à traduire les ententes politiques et économiques en résultats concrets et en projets durables. À cet égard, nous saluons le Plan d’action du partenariat pour la période 2027-2029, qui constitue un cadre structurant pour renforcer le partenariat stratégique entre la Russie et les pays africains et développer les domaines de coopération commune.
En conclusion, je renouvelle mes remerciements à Son Excellence le Président Vladimir Poutine et à la Fédération de Russie pour l’accueil de cet important Sommet. Je souhaite le plein succès à ses travaux, afin de répondre aux aspirations de nos peuples à un avenir plus sûr, plus juste et plus prospère.
Je vous remercie.
Que la paix, la miséricorde et les bénédictions d’Allah soient sur vous.

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Allocutions du Président de la République 29 octobre 2026

Discours du Président Al-Sissi lors de la séance plénière du 3e Sommet Russie-Afrique à Moscou

jeudi, 29 octobre 2026 / 01:13

Au nom d’Allah, le Tout Clément, le Très Miséricordieux,
Excellence Monsieur Vladimir Poutine, Président de la Fédération de Russie,
Excellence Monsieur Évariste Ndayishimiye, Président de la République sœur du Burundi et Président de l’Union africaine,
Excellences, Chefs d’État et de Gouvernement,
Mesdames et Messieurs,
Je tiens à exprimer mes sincères remerciements et ma profonde gratitude à Son Excellence le Président Vladimir Poutine, ainsi qu’au Gouvernement et au peuple de la Fédération de Russie, pour l'organisation et l'accueil du troisième Sommet Russie-Afrique. Je saisis également cette occasion pour saluer le leadership éclairé de mon frère, le Président Évariste Ndayishimiye, Président de l’Union africaine.
Excellences, Mesdames et Messieurs,
Notre Sommet d’aujourd’hui s’inscrit dans l’élan impulsé par le premier Sommet tenu à Sotchi en 2019, sous la coprésidence égypto-russe, et poursuivi jusqu’à la deuxième réunion ministérielle, tenue au Caire en décembre 2025. Ce Sommet nous offre l’occasion de passer de l’évaluation des acquis à l’élaboration d’une vision opérationnelle plus ambitieuse et plus efficace pour l’avenir de notre partenariat, fondée sur le respect des priorités africaines, la réalisation des intérêts mutuels et la traduction de l’entente politique en projets concrets.
Mesdames et Messieurs,
L’Égypte considère le partenariat Russie-Afrique comme un cadre visant à élargir les perspectives de la coopération internationale et à permettre aux économies de notre continent de passer de l’exportation de matières premières à la mise en place de bases productives diversifiées.
À cet égard, la coopération entre l’Égypte et la Russie constitue un modèle réussi de partenariat entre la Russie et le continent africain. Le partenariat stratégique global entre l’Égypte et la Russie, ainsi que les grands projets qui en découlent — au premier rang desquels figurent la centrale nucléaire d’Al-Dabaa et le projet de zone industrielle russe au sein de la zone économique du canal de Suez —, constituent une base solide sur laquelle nous pouvons nous appuyer pour élargir la coopération dans les domaines de l’énergie, de l’industrie et de l’investissement, tant en Égypte que sur l’ensemble du continent africain.
Excellences, Mesdames et Messieurs,
Dans cette perspective, la vision égyptienne du développement en Afrique repose sur les cinq axes suivants :
* Premièrement : Soutenir la mise en place de corridors stratégiques et de zones logistiques.
* Deuxièmement : Accroître le commerce intra-africain.
* Troisièmement : Renforcer la coopération dans le domaine de l’énergie et de l’interconnexion électrique.
* Quatrièmement : Assurer la sécurité hydrique et alimentaire, et soutenir le développement agricole.
* Cinquièmement : Renforcer la coopération dans les domaines des télécommunications, des technologies de l’information et de l’intelligence artificielle.
Ces axes reposent sur la conviction profonde de l’Égypte que son avenir est étroitement lié à celui du continent africain, et que la réalisation du développement durable exige une complémentarité des efforts ainsi qu’un renforcement de l’appropriation africaine des priorités de développement.
Mesdames et Messieurs,
Il est impossible de réaliser le développement durable à grande échelle sans un système international plus juste et plus représentatif, garantissant que les institutions internationales reflètent le véritable pluralisme de l’ordre mondial.
Dans ce contexte, la voix de notre continent doit être présente et influente dans l’élaboration des grandes décisions internationales, notamment au sein des institutions financières et du Conseil de sécurité de l'ONU, dont la réforme doit être menée conformément au Consensus d’Ezulwini et à la Déclaration de Syrte.
Excellences, Mesdames et Messieurs,
La sécurité et la stabilité de l’Afrique demeurent une condition essentielle à la réalisation des aspirations de ses peuples. À cet égard, nous sommes vivement préoccupés par l’escalade des tensions dans la Corne de l’Afrique. Nous rejetons fermement toute menace portant atteinte à la souveraineté des États de la région, toute ingérence dans leurs affaires intérieures, ainsi que toute initiative susceptible d’exploiter la fragilité de la situation régionale pour militariser la mer Rouge et imposer, sur ses côtes, une présence militaire d’États non riverains.
L’Égypte réaffirme également son rejet catégorique de toute tentative visant à saper l’unité du Soudan ou à porter atteinte à sa souveraineté, à son intégrité territoriale et à ses institutions nationales. Nous appelons à unir les efforts pour mettre fin à la guerre et soutenir un processus politique inclusif, devant aboutir à un dialogue intersoudanais exclusivement conduit par les Soudanais eux-mêmes.
Excellences, Mesdames et Messieurs,
Face à une grave pénurie de ressources hydriques et compte tenu de sa dépendance vitale à l’égard du Nil, l’Égypte accorde une importance particulière au renforcement de la coopération en matière de gouvernance des cours d’eau transfrontaliers, conformément aux règles du droit international — notamment aux principes de non-préjudice, de notification préalable, de consultation et de consensus.
Les eaux transfrontalières doivent constituer un pont de coopération et d’entente entre les peuples, et non une source de tensions ou de conflits. Telle est la politique constante de l’Égypte dans ses relations avec ses pays frères du bassin du Nil, dans le cadre de la Vision africaine de l’eau à l’horizon 2063.
Mesdames et Messieurs,
La réussite du partenariat Russie-Afrique se mesure à notre capacité à traduire les ententes politiques et économiques en résultats concrets et en projets durables. À cet égard, nous saluons le Plan d’action du partenariat pour la période 2027-2029, qui constitue un cadre structurant pour renforcer le partenariat stratégique entre la Russie et les pays africains et développer les domaines de coopération commune.
En conclusion, je renouvelle mes remerciements à Son Excellence le Président Vladimir Poutine et à la Fédération de Russie pour l’accueil de cet important Sommet. Je souhaite le plein succès à ses travaux, afin de répondre aux aspirations de nos peuples à un avenir plus sûr, plus juste et plus prospère.
Je vous remercie.
Que la paix, la miséricorde et les bénédictions d’Allah soient sur vous.