Tous droits réservés à la présidence ©2020
mercredi, 29 janvier 2025 / 06:06
Communiqué conjoint
À propos du partenariat stratégique global
Entre la République Arabe d’Égypte
Et la République du Kenya
À l'invitation de Sa Majesté le Président Abdel Fattah Al-Sissi, Président de la République Arabe d'Égypte, Sa Majesté le Président William Samoei Ruto, Président de la République du Kenya, a effectué une visite d'État au Caire du 29 au 31 janvier 2025, où les deux chefs d'État ont tenu des entretiens bilatéraux.
La République arabe d’Égypte et la République du Kenya sont convenus d'hisser leurs relations au niveau d'un partenariat stratégique global, fondé sur les valeurs partagées et le respect mutuel. Reconnaissant les liens historiques qui les ont rapprochés à travers la géographie, la culture, la politique et les relations entre les deux peuples, les deux pays ont affirmé leur engagement à approfondir la stabilité, la paix et la prospérité commune.
Dans le but de renforcer leurs relations, d'une manière tangible, les deux pays ont signé douze (12) accords de coopération dans les domaines de consultations politiques, de la formation diplomatique, de la facilitation des investissements, de la coopération en ce qui concerne les ports, la jeunesse, l'espace, les communications, les technologies de l'information, l'enseignement supérieur, l'égalité des sexes, l'autonomisation des femmes et le logement et le développement urbain. Les deux parties ont affirmé leur attachement aux principes prescrits dans la Charte des Nations Unies et l’Acte constitutif de l’Union africaine. En conséquence, l'Égypte et le Kenya sont convenus de formuler et de signer un document de partenariat stratégique global qui précise les domaines de coopération qui sont : les relations politiques, la coopération économique, commerciale et d'investissement, la coopération dans le domaine de la sécurité et de la lutte contre le terrorisme, les questions relatives à l'eau, la coopération régionale et multilatérale, le changement climatique, la coopération culturelle et éducative et la coopération en matière de renforcement des capacités. La mise en œuvre de ces domaines permettra de réaliser le potentiel maximal des relations entre l’Égypte et le Kenya.
En ce qui concerne les relations politiques:
L’Égypte et le Kenya reconnaissent les défis croissants auxquels le continent africain est confronté dans un ordre mondial en mutation rapide, caractérisé par une polarisation et une concurrence croissantes entre les grandes puissances, outre, les opportunités dont bénéficie le continent grâce à ses richesses naturelles, sa population jeune et ses indicateurs de développement prometteurs.
Dans ce contexte, l’Égypte et le Kenya sont convenus d’intensifier la coordination et la consultation sur les questions régionales et internationales d’intérêt commun. Ils ont souligné la nécessité de redoubler les efforts pour renforcer le rôle et la performance de l’Union africaine dans le but d’accroître sa capacité à faire face aux défis auxquels le continent est confronté et à promouvoir la coopération et l’intégration en Afrique. À cet égard, les deux pays ont renouvelé leur ferme engagement à une action conjointe, et avec les États membres de l’Union africaine ayant les mêmes visions, pour renforcer la réforme de l’organisation.
Les deux parties sont également convenus de tenir des consultations régulières au niveau approprié pour discuter des questions d’intérêt commun conformément à la présente déclaration conjointe, et d’évaluer périodiquement l’état de mise en œuvre du partenariat stratégique.
En ce qui concerne la coopération économique, commerciale et d’investissement:
L’Égypte et le Kenya reconnaissent les grandes opportunités qui s’offrent à eux pour renforcer leurs relations bilatérales en matière économique, commerciale et d’investissement. Les deux parties sont convenues de déployer des efforts supplémentaires au niveau gouvernemental, d'encourager un rôle et une contribution de leadership accrus du secteur privé pour accroître le volume des échanges, diversifier les domaines de coopération et explorer de nouvelles opportunités d'investissement dans les secteurs de l'agriculture, de l'irrigation, de la gestion de l'eau et de l'énergie, des communications, des technologies de l’information et des infrastructures vitales, en tant que secteurs clés qui stimulent la création d’emplois, la réduction de la pauvreté et la réalisation du développement durable.
Dans ce contexte, les deux pays reconnaissent aussi la nécessité de s’attaquer aux barrières commerciales et d’investissement qui entravent les efforts visant à renforcer l'intégration économique la plus grande en Afrique. À cette fin, ils sont convenus d’intensifier les efforts pour assurer la mise en œuvre rapide et complète de la Zone de libre-échange continentale africaine.
Les deux parties sont convenues de créer un Conseil d'affaires égypto-kenyan, dans le but de renforcer les liens bilatéraux et de traiter de nouvelles opportunités commerciales et d'investissement dans les secteurs d'intérêt commun, à condition que le Conseil d'affaires se réunira au plus tard fin 2025.
En ce qui concerne la coopération en matière de sécurité et de lutte contre le terrorisme:
L’Égypte et le Kenya affirment que la coopération en matière de sécurité est un pilier fondamental de leur partenariat stratégique. Les deux pays reconnaissent avoir réalisé des progrès significatifs dans le renforcement du niveau de coopération en matière de sécurité, reflétant leur engagement à soutenir la paix et la stabilité dans leurs zones régionales.
Les deux pays soulignent, en particulier, la nécessité de faire face à la menace posée par le terrorisme et l’extrémisme. Dans ce contexte, ils sont convenus d’échanger et de partager leurs expertises dans les approches globales, incluant les dimensions militaires, sécuritaires, intellectuelles, environnementales et développementales. Ils sont convenus aussi d’explorer les moyens d’élargir la coopération dans le domaine de la lutte contre le terrorisme, afin de renforcer les efforts régionaux dans ce domaine.
Les deux parties s’engagent à travailler ensemble pour résoudre les conflits en Afrique, en promouvant une approche globale pour s’attaquer aux racines de ces conflits à travers des initiatives régionales et internationales, visant à construire et à maintenir la paix et le développement.
En ce qui concerne les questions liées à l’eau:
Sur la base de la vision commune de la gestion durable des ressources en eau et de la réponse aux défis posés par la gestion de l’eau à la lumière de la croissance démographique, de la demande croissante en eau et du changement climatique, l’Égypte et le Kenya sont convenus d’une coopération bilatérale et régionale dans les domaines de coopération du secteur de l’eau. Les deux pays ont décidé de travailler ensemble pour répondre aux besoins humains et vitaux, ainsi que garantir un approvisionnement durable en eau pour la vie, l’agriculture, la production alimentaire et les services écosystémiques.
Dans ce contexte, les deux parties sont convenues de se consulter régulièrement sur les questions relatives aux eaux du Nil, afin de promouvoir et d'approfondir le consensus pour un bénéfice mutuel et une coopération dans le bassin du Nil, conformément au droit international et aux meilleures pratiques, afin de garantir que tous les pays du bassin du Nil parviennent à la sécurité de l'eau et à la durabilité environnementale et le développement social et économique, dans le respect du principe de "non-discrimination".
En ce qui concerne la coopération régionale:
Les deux pays ont exprimé la nécessité de continuer à promouvoir les valeurs fondamentales de l’Union africaine, qui reposent sur les principes de l’unité africaine. Ils ont également souligné la nécessité urgente de maintenir l’accent sur les objectifs de l’Agenda 2063, afin de réaliser "l’Afrique que nous voulons", en faisant progresser l’agenda de l’Afrique. Nous avons souligné la nécessité de renforcer les structures de gestion et de gouvernance de la Commission de l’Union africaine pour la rendre plus souple et plus efficace pour relever les défis auxquels notre continent est confronté.
En ce qui concerne la coopération multilatérale:
Au niveau multilatéral, les deux pays ont signalé la nécessité de préserver l’agenda des pays du Sud. Ils sont convenus de la nécessité de réformes au sein des Nations Unies et d’autres organisations multilatérales pour les rendre plus représentatives, responsables, efficaces et réactives aux réalités géopolitiques, aux menaces, aux défis et aux opportunités de notre époque. Ils ont affirmé leur attachement à la position africaine commune sur la réforme du Conseil de sécurité des Nations Unies, telle que stipulée dans le Consensus d’Ezulwini et la Déclaration de Syrte.
En ce qui concerne le changement climatique:
Les deux pays ont souligné que le changement climatique est un problème universel qui nécessite des solutions mondiales, mais que l’Afrique est la plus touchée par cette crise. Dans ce contexte, les deux pays reconnaissent la nécessité urgente d’intensifier les efforts coordonnés pour relever les défis posés par cette crise, notamment dans les domaines de l’agriculture et de la sécurité alimentaire. L’écosystème actuel du financement climatique nécessite également une réforme structurelle et transformationnelle. Ce système doit devenir plus réactif, plus juste et plus innovant pour répondre efficacement aux défis urgents, en particulier le lourd fardeau du service de la dette supporté par les pays en développement.
En matière de coopération culturelle et éducative:
L’Égypte et le Kenya ont souligné l’échange culturel de longue date qui a rapproché leurs peuples à travers l’histoire. Ils ont également reconnu que l’éducation et la recherche scientifique sont des facteurs essentiels pour leur partenariat croissant. À cet égard, les deux pays ont renouvelé leur engagement à continuer de relancer et de renforcer la coopération et l’échange d’expertise dans les domaines du développement des manifestations artistiques et culturelles et de la préservation du patrimoine. Les deux pays se sont également engagés à continuer d’explorer les possibilités de coopération dans l’enseignement supérieur, notamment par le biais de bourses, d’échanges d’expertises entre les institutions d’enseignement et le développement des programmes d’études.
En ce qui concerne la coopération dans le domaine du renforcement des capacités:
L’Égypte et le Kenya reconnaissent l’importance de renforcer leurs capacités humaines et institutionnelles pour le développement social, économique et politique durable. À cet égard, ils se sont engagés à améliorer l’accès du Kenya aux programmes offerts par l’Agence égyptienne de partenariat pour le développement et le Centre international du Caire pour le règlement des conflits, le maintien et la préservation de la paix.
Conclusion
La République Arabe d’Égypte et la République du Kenya affirment leur engagement indéfectible envers ce partenariat stratégique et global, qui constituera la pierre angulaire d’une coopération plus approfondie et d’une prospérité mutuelle, et ouvrira un nouveau chapitre dans les relations bilatérales.
Abdel Fattah Al-Sissi
Dr. William Samoei Ruto
Président de la République arabe d'Égypte
Président de la République du Kenya
Le Caire, 29 janvier 2025
mercredi, 29 janvier 2025 / 06:06
Communiqué conjoint
À propos du partenariat stratégique global
Entre la République Arabe d’Égypte
Et la République du Kenya
À l'invitation de Sa Majesté le Président Abdel Fattah Al-Sissi, Président de la République Arabe d'Égypte, Sa Majesté le Président William Samoei Ruto, Président de la République du Kenya, a effectué une visite d'État au Caire du 29 au 31 janvier 2025, où les deux chefs d'État ont tenu des entretiens bilatéraux.
La République arabe d’Égypte et la République du Kenya sont convenus d'hisser leurs relations au niveau d'un partenariat stratégique global, fondé sur les valeurs partagées et le respect mutuel. Reconnaissant les liens historiques qui les ont rapprochés à travers la géographie, la culture, la politique et les relations entre les deux peuples, les deux pays ont affirmé leur engagement à approfondir la stabilité, la paix et la prospérité commune.
Dans le but de renforcer leurs relations, d'une manière tangible, les deux pays ont signé douze (12) accords de coopération dans les domaines de consultations politiques, de la formation diplomatique, de la facilitation des investissements, de la coopération en ce qui concerne les ports, la jeunesse, l'espace, les communications, les technologies de l'information, l'enseignement supérieur, l'égalité des sexes, l'autonomisation des femmes et le logement et le développement urbain. Les deux parties ont affirmé leur attachement aux principes prescrits dans la Charte des Nations Unies et l’Acte constitutif de l’Union africaine. En conséquence, l'Égypte et le Kenya sont convenus de formuler et de signer un document de partenariat stratégique global qui précise les domaines de coopération qui sont : les relations politiques, la coopération économique, commerciale et d'investissement, la coopération dans le domaine de la sécurité et de la lutte contre le terrorisme, les questions relatives à l'eau, la coopération régionale et multilatérale, le changement climatique, la coopération culturelle et éducative et la coopération en matière de renforcement des capacités. La mise en œuvre de ces domaines permettra de réaliser le potentiel maximal des relations entre l’Égypte et le Kenya.
En ce qui concerne les relations politiques:
L’Égypte et le Kenya reconnaissent les défis croissants auxquels le continent africain est confronté dans un ordre mondial en mutation rapide, caractérisé par une polarisation et une concurrence croissantes entre les grandes puissances, outre, les opportunités dont bénéficie le continent grâce à ses richesses naturelles, sa population jeune et ses indicateurs de développement prometteurs.
Dans ce contexte, l’Égypte et le Kenya sont convenus d’intensifier la coordination et la consultation sur les questions régionales et internationales d’intérêt commun. Ils ont souligné la nécessité de redoubler les efforts pour renforcer le rôle et la performance de l’Union africaine dans le but d’accroître sa capacité à faire face aux défis auxquels le continent est confronté et à promouvoir la coopération et l’intégration en Afrique. À cet égard, les deux pays ont renouvelé leur ferme engagement à une action conjointe, et avec les États membres de l’Union africaine ayant les mêmes visions, pour renforcer la réforme de l’organisation.
Les deux parties sont également convenus de tenir des consultations régulières au niveau approprié pour discuter des questions d’intérêt commun conformément à la présente déclaration conjointe, et d’évaluer périodiquement l’état de mise en œuvre du partenariat stratégique.
En ce qui concerne la coopération économique, commerciale et d’investissement:
L’Égypte et le Kenya reconnaissent les grandes opportunités qui s’offrent à eux pour renforcer leurs relations bilatérales en matière économique, commerciale et d’investissement. Les deux parties sont convenues de déployer des efforts supplémentaires au niveau gouvernemental, d'encourager un rôle et une contribution de leadership accrus du secteur privé pour accroître le volume des échanges, diversifier les domaines de coopération et explorer de nouvelles opportunités d'investissement dans les secteurs de l'agriculture, de l'irrigation, de la gestion de l'eau et de l'énergie, des communications, des technologies de l’information et des infrastructures vitales, en tant que secteurs clés qui stimulent la création d’emplois, la réduction de la pauvreté et la réalisation du développement durable.
Dans ce contexte, les deux pays reconnaissent aussi la nécessité de s’attaquer aux barrières commerciales et d’investissement qui entravent les efforts visant à renforcer l'intégration économique la plus grande en Afrique. À cette fin, ils sont convenus d’intensifier les efforts pour assurer la mise en œuvre rapide et complète de la Zone de libre-échange continentale africaine.
Les deux parties sont convenues de créer un Conseil d'affaires égypto-kenyan, dans le but de renforcer les liens bilatéraux et de traiter de nouvelles opportunités commerciales et d'investissement dans les secteurs d'intérêt commun, à condition que le Conseil d'affaires se réunira au plus tard fin 2025.
En ce qui concerne la coopération en matière de sécurité et de lutte contre le terrorisme:
L’Égypte et le Kenya affirment que la coopération en matière de sécurité est un pilier fondamental de leur partenariat stratégique. Les deux pays reconnaissent avoir réalisé des progrès significatifs dans le renforcement du niveau de coopération en matière de sécurité, reflétant leur engagement à soutenir la paix et la stabilité dans leurs zones régionales.
Les deux pays soulignent, en particulier, la nécessité de faire face à la menace posée par le terrorisme et l’extrémisme. Dans ce contexte, ils sont convenus d’échanger et de partager leurs expertises dans les approches globales, incluant les dimensions militaires, sécuritaires, intellectuelles, environnementales et développementales. Ils sont convenus aussi d’explorer les moyens d’élargir la coopération dans le domaine de la lutte contre le terrorisme, afin de renforcer les efforts régionaux dans ce domaine.
Les deux parties s’engagent à travailler ensemble pour résoudre les conflits en Afrique, en promouvant une approche globale pour s’attaquer aux racines de ces conflits à travers des initiatives régionales et internationales, visant à construire et à maintenir la paix et le développement.
En ce qui concerne les questions liées à l’eau:
Sur la base de la vision commune de la gestion durable des ressources en eau et de la réponse aux défis posés par la gestion de l’eau à la lumière de la croissance démographique, de la demande croissante en eau et du changement climatique, l’Égypte et le Kenya sont convenus d’une coopération bilatérale et régionale dans les domaines de coopération du secteur de l’eau. Les deux pays ont décidé de travailler ensemble pour répondre aux besoins humains et vitaux, ainsi que garantir un approvisionnement durable en eau pour la vie, l’agriculture, la production alimentaire et les services écosystémiques.
Dans ce contexte, les deux parties sont convenues de se consulter régulièrement sur les questions relatives aux eaux du Nil, afin de promouvoir et d'approfondir le consensus pour un bénéfice mutuel et une coopération dans le bassin du Nil, conformément au droit international et aux meilleures pratiques, afin de garantir que tous les pays du bassin du Nil parviennent à la sécurité de l'eau et à la durabilité environnementale et le développement social et économique, dans le respect du principe de "non-discrimination".
En ce qui concerne la coopération régionale:
Les deux pays ont exprimé la nécessité de continuer à promouvoir les valeurs fondamentales de l’Union africaine, qui reposent sur les principes de l’unité africaine. Ils ont également souligné la nécessité urgente de maintenir l’accent sur les objectifs de l’Agenda 2063, afin de réaliser "l’Afrique que nous voulons", en faisant progresser l’agenda de l’Afrique. Nous avons souligné la nécessité de renforcer les structures de gestion et de gouvernance de la Commission de l’Union africaine pour la rendre plus souple et plus efficace pour relever les défis auxquels notre continent est confronté.
En ce qui concerne la coopération multilatérale:
Au niveau multilatéral, les deux pays ont signalé la nécessité de préserver l’agenda des pays du Sud. Ils sont convenus de la nécessité de réformes au sein des Nations Unies et d’autres organisations multilatérales pour les rendre plus représentatives, responsables, efficaces et réactives aux réalités géopolitiques, aux menaces, aux défis et aux opportunités de notre époque. Ils ont affirmé leur attachement à la position africaine commune sur la réforme du Conseil de sécurité des Nations Unies, telle que stipulée dans le Consensus d’Ezulwini et la Déclaration de Syrte.
En ce qui concerne le changement climatique:
Les deux pays ont souligné que le changement climatique est un problème universel qui nécessite des solutions mondiales, mais que l’Afrique est la plus touchée par cette crise. Dans ce contexte, les deux pays reconnaissent la nécessité urgente d’intensifier les efforts coordonnés pour relever les défis posés par cette crise, notamment dans les domaines de l’agriculture et de la sécurité alimentaire. L’écosystème actuel du financement climatique nécessite également une réforme structurelle et transformationnelle. Ce système doit devenir plus réactif, plus juste et plus innovant pour répondre efficacement aux défis urgents, en particulier le lourd fardeau du service de la dette supporté par les pays en développement.
En matière de coopération culturelle et éducative:
L’Égypte et le Kenya ont souligné l’échange culturel de longue date qui a rapproché leurs peuples à travers l’histoire. Ils ont également reconnu que l’éducation et la recherche scientifique sont des facteurs essentiels pour leur partenariat croissant. À cet égard, les deux pays ont renouvelé leur engagement à continuer de relancer et de renforcer la coopération et l’échange d’expertise dans les domaines du développement des manifestations artistiques et culturelles et de la préservation du patrimoine. Les deux pays se sont également engagés à continuer d’explorer les possibilités de coopération dans l’enseignement supérieur, notamment par le biais de bourses, d’échanges d’expertises entre les institutions d’enseignement et le développement des programmes d’études.
En ce qui concerne la coopération dans le domaine du renforcement des capacités:
L’Égypte et le Kenya reconnaissent l’importance de renforcer leurs capacités humaines et institutionnelles pour le développement social, économique et politique durable. À cet égard, ils se sont engagés à améliorer l’accès du Kenya aux programmes offerts par l’Agence égyptienne de partenariat pour le développement et le Centre international du Caire pour le règlement des conflits, le maintien et la préservation de la paix.
Conclusion
La République Arabe d’Égypte et la République du Kenya affirment leur engagement indéfectible envers ce partenariat stratégique et global, qui constituera la pierre angulaire d’une coopération plus approfondie et d’une prospérité mutuelle, et ouvrira un nouveau chapitre dans les relations bilatérales.
Abdel Fattah Al-Sissi
Dr. William Samoei Ruto
Président de la République arabe d'Égypte
Président de la République du Kenya
Le Caire, 29 janvier 2025