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dimanche, 16 octobre 2022 / 07:20
Au nom d'Allah le Miséricordieux
Honorables Ministres,
Honorables chefs de délégation,
Mesdames et Messieurs,
Honorables invités,
Je suis heureux de vous parler aujourd'hui à l'ouverture de la cinquième session, de la semaine de l’eau au Caire, organisé par l'Égypte, afin de devenir une plateforme régionale et internationale efficace, pour soutenir le dialogue sur les questions de l'eau, qui deviennent de plus en plus importantes, dans le cadre des efforts visant à renforcer la paix internationale et le développement durable.
L'actuelle Semaine de l'eau du Caire est intitulée "L'eau au cœur de l'action climatique", au milieu de discussions internationales visant à intensifier l'action internationale sur les questions de l'eau et du climat, menant à la tenue du Sommet mondial sur le climat à Charm Al-Cheikh, au mois prochain.
Mesdames et messieurs,
L'eau a toujours été, dès le début de la création, une source de vie sur la planète Terre et le principal pilier du développement de la civilisation. Cependant, le développement rapide de la civilisation moderne a accru les pressions sur les ressources en eau disponibles.
Tant que l'humanité n'aura pas atteint un stade critique où de nombreux pays sont confrontés à des défis croissants, pour subvenir aux besoins de base en eau.
L'alimentation est restée la principale source d'utilisation de l'eau à l'échelle mondiale et compte tenu de ce qui est attendu, des besoins alimentaires accrus, de "60%" d'ici 2050, il est devenu clair qu'il n'y a pas de séparation entre les enjeux de l'eau et de la sécurité alimentaire.
Le changement climatique a également exacerbé ce double défi, en particulier dans les pays qui souffrent de pénurie d'eau, ce qui peut avoir de graves répercussions négatives sur la paix et la sécurité, aux niveaux régional et international.
Mesdames et messieurs,
C'était le destin de l'Égypte de tomber au cœur de ces trois défis imbriqués : les défis de la sécurité hydrique, alimentaire et le changement climatique.
L'Égypte est l'un des pays les plus secs du monde et dépend du Nil, presque exclusivement, pour ses ressources en eau renouvelables, dont environ "80 %" vont au secteur agricole, source de subsistance de plus de "60" millions de personnes, constituant la moitié de la population égyptienne.
À la lumière de cette rareté de l'eau, de son genre, les ressources en eau de l'Égypte, sont devenues incapables de subvenir aux besoins de ses habitants, malgré l'adoption d'une politique de rationalisation de la consommation, grâce à la réutilisation fréquente de l'eau d'irrigation agricole d'une manière qui fait du taux d'efficacité global de son utilisation en Égypte, l'un des taux les plus élevés en Afrique.
Les répercussions du changement climatique aggravent les effets de la rareté de l'eau sur la zone agricole en Égypte, qui est affectée par les conséquences négatives du changement climatique, qui se produisent à l'intérieur de ses frontières, ainsi que dans d'autres pays du bassin du Nil, puisque l'Égypte est le pays le plus bas en aval.
Sur la base de ces données, il était nécessaire pour l'Égypte d'adopter une approche globale, afin de faire face avec succès aux défis de la sécurité hydrique et alimentaire, et aux défis climatiques connexes, en tant que question de sécurité nationale pour l'Égypte. Au niveau national, le pays a adopté la "Stratégie nationale de gestion des ressources en eau", qui vise à fournir de l'eau potable, améliorer sa qualité, rationaliser et développer les ressources en eau par tous les moyens possibles.
L'Égypte a également adopté une politique de sécurité alimentaire qui équilibre la production intérieure et les importations alimentaires. C’est pour cela, que l'Égypte a pu maintenir sa sécurité hydrique et alimentaire, face aux crises mondiales et régionales.
Au niveau régional, l'Égypte a toujours, dans ses relations avec le Nil, été pionnière dans la promotion des règles et principes du droit international relatifs aux fleuves partagés, au premier rang desquels la coopération et la consultation, afin d'éviter de causer des dommages, dans le cadre de gérer les ressources en eau transfrontalières.
Ce sont les règles et les principes incontournables, pour assurer l'utilisation commune équitable de ces ressources.
La position de l'Égypte découle de sa conviction que l'adhésion à l'esprit de coopération et de consensus sur les domaines d'intérêt commun est le seul moyen d'éviter les effets négatifs pouvant résulter de mesures unilatérales dans les bassins fluviaux, ce qui est prouvé par les meilleures pratiques internationales, y compris l’Afrique.
La position de l'Égypte découle également du fait qu'elle partage le même processus développemental avec divers pays en développement et croit en la nécessité d'éviter toute répercussion négative pouvant y résulter d'un projet qui peut affecter un autre pays et lui porte préjudice d'une manière qui ne peut être contenu. Nous rêvons d'un effort commun pour maximiser la richesse du bassin du Nil, et pour que tous ses pays en profitent, au lieu de se déplacer individuellement, en concurrence de manière non coopérative, entraînant un développement limité dans sa taille et sa portée, d'une manière qui les déstabilise.
Notre vision ferme est de travailler ensemble, dans le but de perpétuer et de partager la prospérité plutôt que la concurrence et la rivalité, ce qui conduit au partage de la pauvreté et de l'instabilité.
Conscient du danger de cette question, compte tenu de son importance existentielle, l'Égypte renouvelle son engagement à déployer tous ses efforts pour régler la question du "Barrage de la Renaissance" d'une manière qui serve les intérêts de toutes les parties, en appellant la communauté internationale à maximiser et à conjuguer ses efforts pour atteindre ce juste objectif.
Mesdames et messieurs,
Au niveau international, l'Égypte a tenu à s'engager activement dans tous les forums connexes, en insistant sur la nécessité d'efforts concertés pour mettre en œuvre le sixième objectif de ceux du développement durable de manière intégrée.
À cet égard, l'Égypte attend avec beaucoup d'intérêt la Conférence des Nations Unies pour l'examen à mi-parcours de la Décennie internationale de l'eau, qui se tiendra à Mars 2023, où cette session de la Semaine de l'eau du Caire, est considérée en tant que l'un des principaux événements en préparation.
Mesdames et messieurs,
En conclusion, je tiens à vous remercier, vous souhaiter la bienvenue en Égypte, en exprimant mon aspiration à attiendre le succès de la Semaine de l'eau du Caire, en proposant des recommandations efficaces capables de faire avancer l'agenda international de l'eau, notamment en renforçant nos aspirations de développement, ainsi que la prospérité et la stabilité du monde.
Qu’Allah vous accorde le succès et couronne vos efforts de la réussite.
Merci pour votre attention.
Que la paix, la miséricorde et les bénédictions d’Allah soient sur vous.
dimanche, 16 octobre 2022 / 07:20
Au nom d'Allah le Miséricordieux
Honorables Ministres,
Honorables chefs de délégation,
Mesdames et Messieurs,
Honorables invités,
Je suis heureux de vous parler aujourd'hui à l'ouverture de la cinquième session, de la semaine de l’eau au Caire, organisé par l'Égypte, afin de devenir une plateforme régionale et internationale efficace, pour soutenir le dialogue sur les questions de l'eau, qui deviennent de plus en plus importantes, dans le cadre des efforts visant à renforcer la paix internationale et le développement durable.
L'actuelle Semaine de l'eau du Caire est intitulée "L'eau au cœur de l'action climatique", au milieu de discussions internationales visant à intensifier l'action internationale sur les questions de l'eau et du climat, menant à la tenue du Sommet mondial sur le climat à Charm Al-Cheikh, au mois prochain.
Mesdames et messieurs,
L'eau a toujours été, dès le début de la création, une source de vie sur la planète Terre et le principal pilier du développement de la civilisation. Cependant, le développement rapide de la civilisation moderne a accru les pressions sur les ressources en eau disponibles.
Tant que l'humanité n'aura pas atteint un stade critique où de nombreux pays sont confrontés à des défis croissants, pour subvenir aux besoins de base en eau.
L'alimentation est restée la principale source d'utilisation de l'eau à l'échelle mondiale et compte tenu de ce qui est attendu, des besoins alimentaires accrus, de "60%" d'ici 2050, il est devenu clair qu'il n'y a pas de séparation entre les enjeux de l'eau et de la sécurité alimentaire.
Le changement climatique a également exacerbé ce double défi, en particulier dans les pays qui souffrent de pénurie d'eau, ce qui peut avoir de graves répercussions négatives sur la paix et la sécurité, aux niveaux régional et international.
Mesdames et messieurs,
C'était le destin de l'Égypte de tomber au cœur de ces trois défis imbriqués : les défis de la sécurité hydrique, alimentaire et le changement climatique.
L'Égypte est l'un des pays les plus secs du monde et dépend du Nil, presque exclusivement, pour ses ressources en eau renouvelables, dont environ "80 %" vont au secteur agricole, source de subsistance de plus de "60" millions de personnes, constituant la moitié de la population égyptienne.
À la lumière de cette rareté de l'eau, de son genre, les ressources en eau de l'Égypte, sont devenues incapables de subvenir aux besoins de ses habitants, malgré l'adoption d'une politique de rationalisation de la consommation, grâce à la réutilisation fréquente de l'eau d'irrigation agricole d'une manière qui fait du taux d'efficacité global de son utilisation en Égypte, l'un des taux les plus élevés en Afrique.
Les répercussions du changement climatique aggravent les effets de la rareté de l'eau sur la zone agricole en Égypte, qui est affectée par les conséquences négatives du changement climatique, qui se produisent à l'intérieur de ses frontières, ainsi que dans d'autres pays du bassin du Nil, puisque l'Égypte est le pays le plus bas en aval.
Sur la base de ces données, il était nécessaire pour l'Égypte d'adopter une approche globale, afin de faire face avec succès aux défis de la sécurité hydrique et alimentaire, et aux défis climatiques connexes, en tant que question de sécurité nationale pour l'Égypte. Au niveau national, le pays a adopté la "Stratégie nationale de gestion des ressources en eau", qui vise à fournir de l'eau potable, améliorer sa qualité, rationaliser et développer les ressources en eau par tous les moyens possibles.
L'Égypte a également adopté une politique de sécurité alimentaire qui équilibre la production intérieure et les importations alimentaires. C’est pour cela, que l'Égypte a pu maintenir sa sécurité hydrique et alimentaire, face aux crises mondiales et régionales.
Au niveau régional, l'Égypte a toujours, dans ses relations avec le Nil, été pionnière dans la promotion des règles et principes du droit international relatifs aux fleuves partagés, au premier rang desquels la coopération et la consultation, afin d'éviter de causer des dommages, dans le cadre de gérer les ressources en eau transfrontalières.
Ce sont les règles et les principes incontournables, pour assurer l'utilisation commune équitable de ces ressources.
La position de l'Égypte découle de sa conviction que l'adhésion à l'esprit de coopération et de consensus sur les domaines d'intérêt commun est le seul moyen d'éviter les effets négatifs pouvant résulter de mesures unilatérales dans les bassins fluviaux, ce qui est prouvé par les meilleures pratiques internationales, y compris l’Afrique.
La position de l'Égypte découle également du fait qu'elle partage le même processus développemental avec divers pays en développement et croit en la nécessité d'éviter toute répercussion négative pouvant y résulter d'un projet qui peut affecter un autre pays et lui porte préjudice d'une manière qui ne peut être contenu. Nous rêvons d'un effort commun pour maximiser la richesse du bassin du Nil, et pour que tous ses pays en profitent, au lieu de se déplacer individuellement, en concurrence de manière non coopérative, entraînant un développement limité dans sa taille et sa portée, d'une manière qui les déstabilise.
Notre vision ferme est de travailler ensemble, dans le but de perpétuer et de partager la prospérité plutôt que la concurrence et la rivalité, ce qui conduit au partage de la pauvreté et de l'instabilité.
Conscient du danger de cette question, compte tenu de son importance existentielle, l'Égypte renouvelle son engagement à déployer tous ses efforts pour régler la question du "Barrage de la Renaissance" d'une manière qui serve les intérêts de toutes les parties, en appellant la communauté internationale à maximiser et à conjuguer ses efforts pour atteindre ce juste objectif.
Mesdames et messieurs,
Au niveau international, l'Égypte a tenu à s'engager activement dans tous les forums connexes, en insistant sur la nécessité d'efforts concertés pour mettre en œuvre le sixième objectif de ceux du développement durable de manière intégrée.
À cet égard, l'Égypte attend avec beaucoup d'intérêt la Conférence des Nations Unies pour l'examen à mi-parcours de la Décennie internationale de l'eau, qui se tiendra à Mars 2023, où cette session de la Semaine de l'eau du Caire, est considérée en tant que l'un des principaux événements en préparation.
Mesdames et messieurs,
En conclusion, je tiens à vous remercier, vous souhaiter la bienvenue en Égypte, en exprimant mon aspiration à attiendre le succès de la Semaine de l'eau du Caire, en proposant des recommandations efficaces capables de faire avancer l'agenda international de l'eau, notamment en renforçant nos aspirations de développement, ainsi que la prospérité et la stabilité du monde.
Qu’Allah vous accorde le succès et couronne vos efforts de la réussite.
Merci pour votre attention.
Que la paix, la miséricorde et les bénédictions d’Allah soient sur vous.