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lundi, 26 octobre 2026 / 12:01
Le Président Abdel Fattah Al-Sissi a reçu, ce matin, au Palais “Al-Ittihadiya”, les Ministres et les Chefs des délégations participants à la 9e édition de la Semaine du Caire de l’eau 2026, en présence du Dr Hani Sewilam, Ministre des Ressources en eau et de l’Irrigation, et du Dr Badr Abd Al-Aaty, Ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et des Égyptiens à l’étranger.
Le porte-parole officiel de la Présidence de la République a déclaré que le Président Al-Sissi a prononcé une allocution lors de la réunion, dont voici le texte :
« Mesdames et Messieurs les Ministres et les Chefs des délégations participants à la 9e édition de la Semaine du Caire de l’eau,
Je vous souhaite la bienvenue au Caire et tiens à vous exprimer ma reconnaissance pour votre participation à cette édition de la Semaine du Caire de l’eau, devenue une importante plateforme internationale de dialogue, d’échange d’expertises et de développement de partenariats.
Je voudrais souligner que les questions liées à l’eau occupent une place prioritaire dans la politique étrangère égyptienne, dans la mesure où l’eau constitue un pilier de la coopération, du développement et de la prospérité partagée, et non une cause de conflits ou de différends.
Je tiens à affirmer que l’Égypte n’est pas seule face aux défis liés à l’eau. La plupart des pays du monde souffrent de la rareté des ressources hydriques, des risques de sécheresse et d’inondations, ainsi que de l’augmentation de la demande en eau, en denrées alimentaires et en énergie. Dès lors, la sécurité hydrique est devenue une responsabilité commune qui exige une coopération internationale efficace, des financements suffisants, des transferts de technologie et le renforcement des capacités.
Je souligne à cet égard que l’Égypte est convaincue de l’importance de renforcer la coopération dans le domaine de l’eau sur la base du respect des règles du droit international. Elle veille à favoriser les échanges d’expertises ainsi que la mise en place de partenariats et de projets servant les intérêts des peuples.
Je tiens à rappeler que l’Égypte dépend du Nil pour plus de 98 % de ses ressources en eau renouvelables, lesquelles proviennent intégralement de l’extérieur de ses frontières. Elle figure également parmi les pays les plus arides au monde, avec une pluviométrie moyenne qui ne dépasse pas 18 millimètres par an. La disponibilité en eau par habitant est tombée à environ 473 mètres cubes par an. C’est pourquoi l’Égypte réutilise chaque année près de 23 milliards de mètres cubes d’eau, chaque goutte d’eau ayant désormais une valeur considérable.
Nos efforts ne se sont pas limités à la gestion de la rareté de l’eau. Nous avons lancé la deuxième génération du système de gestion de l’eau en Égypte, fondée sur une gestion intelligente de l’eau, la transformation numérique, le développement des infrastructures et le renforcement de la capacité d’adaptation aux changements climatiques. Nous sommes disposés à partager cette expérience avec nos partenaires.
Dans ce contexte, je tiens à réaffirmer que l’Égypte respecte et soutient le droit de tous les pays du bassin du Nil au développement. Cet engagement s’est concrétisé par notre coopération dans le cadre des projets de développement proposés au titre des programmes d’investissement des pays du bassin méridional du Nil.
L’expérience a également démontré que la notification préalable, l’échange d’études et la concertation constituent des outils importants pour instaurer la confiance et faciliter le financement des projets. Ils ne sauraient être considérés comme des moyens d’entraver le développement ou d’imposer une tutelle à quelque État que ce soit. À cet égard, nous aspirons à consolider la même approche dans le bassin oriental du Nil, de manière à servir les intérêts de l’Égypte, du Soudan et de l’Éthiopie.
Le bassin du Nil ne manque pas de ressources : il reçoit environ 2 050 milliards de mètres cubes de précipitations par an, dont seulement quelque 84 milliards de mètres cubes atteignent Assouan en moyenne, soit à peine 4 à 5 %.
J’appelle à optimiser l’utilisation des ressources disponibles dans les pays du bassin, qu’il s’agisse des précipitations, des terres ou des sources d’énergie renouvelable, afin de les transformer en opportunités de développement et de prospérité partagée. Je souligne également l’importance de disposer d’un cadre fédérateur réunissant tous les pays du bassin. À ce jour, quatre d’entre eux ne sont toujours pas parties à l’accord-cadre. Pour parvenir à réunir l’ensemble des pays, il convient de répondre à leurs préoccupations, au moyen d’un amendement convenu d’un commun accord ou d’un protocole additionnel, dans le cadre du processus de concertation du Conseil des ministres de l’Eau.
L’Égypte a assuré la présidence du Conseil des ministres africains de l’Eau pour la période 2023-2025 et a contribué à l’élaboration de la Vision africaine de l’eau 2063. Elle a également créé le Centre africain de l’eau et de l’adaptation au changement climatique afin de former les cadres africains. Par ailleurs, elle assure la présidence du Conseil de gouvernance de la Facilité africaine de l’eau pour la période 2025-2027. Sa nouvelle stratégie pour 2026-2030 a été adoptée au Caire, et l’Égypte œuvre avec ses partenaires à la mobilisation de financements en faveur des projets liés à l’eau en Afrique.
Au niveau arabe, l’Égypte prend la présidence du Conseil ministériel arabe de l’eau lors de sa 17e session, accueillie cette semaine au Caire, parallèlement à la tenue de la 7e Conférence arabe de l’eau dans la capitale égyptienne, contribuant ainsi au renforcement de la coopération arabe dans ce domaine.
À l’échelle internationale, l’Égypte a eu l’honneur de co-présider avec le Japon, pour la deuxième fois consécutive, le troisième dialogue interactif intitulé “L’eau pour la planète”, ce qui témoigne de la confiance internationale dans son rôle en matière de questions liées à l’eau.
Nous aspirons à élargir la coopération avec nos partenaires internationaux dans les domaines du financement, du transfert de technologie et du renforcement des capacités, afin de soutenir les projets liés à l’eau et de réaliser les objectifs de développement.
Je tiens à affirmer que le développement et la sécurité hydrique sont des droits pour tous et que l’Égypte tend la main à une coopération fondée sur le droit international, la concertation, la coordination, le bon voisinage et le principe de ne pas causer de préjudice.
Le Nil nous rassemble et nos intérêts communs dépassent tout différend. Nous renouvelons notre appel à faire de l’eau un instrument de paix et de prospérité partagée, à passer de la gestion des crises à l’élaboration de solutions, et des engagements à leur mise en œuvre. »
Le porte-parole officiel a indiqué que les ministres ont, de leur côté, souligné le rôle vital et central de l’Égypte dans la gestion des questions liées à l’eau et le renforcement de la coopération régionale et internationale. Ils ont salué le statut de la « Semaine du Caire de l’eau », devenue une importante plateforme mondiale de dialogue et d’échange d’expertises. Ils ont également mis en avant la capacité des solutions scientifiques à répondre aux défis liés à l’eau, l’importance du partage des expériences et des connaissances dans ce domaine, ainsi que la nécessité d’une action commune pour faire face aux défis connexes.
Pour sa part, le Dr Hani Sewilam, ministre des Ressources en eau et de l’Irrigation, a souligné que le monde est confronté à des défis hydriques sans précédent en raison des changements climatiques. Il a affirmé que leur prise en charge exige la mise en place de systèmes hydriques plus résilients et le passage d’une gestion des crises à une gestion anticipative. Le Dr Sewilam a présenté les spécificités de la situation hydrique en Égypte, qui figure parmi les pays les plus touchés par la rareté de l’eau et dépend presque entièrement du Nil. Il a réaffirmé que la gestion des cours d’eau internationaux devait reposer sur la coopération, la transparence et le respect des règles du droit international, de manière à garantir les intérêts de tous les États riverains.
Le porte-parole officiel a ajouté qu’à la clôture de la rencontre, le Président Al-Sissi a souligné que l’Égypte souffrait de la rareté de l’eau et qu’il est important que chacun comprenne la position de l’Égypte et son point de vue sur les questions hydriques, d’autant plus que le Nil constitue pratiquement sa seule ressource en eau.
Le Président Al-Sissi a ajouté que l’État égyptien a déployé des efforts considérables et réalisé des projets d’envergure afin d’optimiser l’utilisation de l’eau et de la recycler, compte tenu du fait que la population de l’Égypte atteint désormais 110 millions d’habitants, auxquels s’ajoutent 10 millions d’étrangers résidant dans le pays. SE a précisé que la seule demande de l’Égypte était que sa quote-part des eaux du Nil ne soit pas compromise, soulignant que « l’eau est un droit exclusif de tous et ne peut être exploitée à des fins politiques ».
Dans ce contexte, M. le Président a indiqué que les volumes d’eau et les précipitations dans le bassin du Nil étaient suffisants pour répondre aux besoins de tous, ajoutant qu’une coopération permettant la réalisation des projets concernés sera bénéfique à l’ensemble des parties. Il a également affirmé qu’il existe des modèles de coopération à suivre entre des pays partageant des cours d’eau internationaux transfrontaliers, conformément au droit international.
Le Président Al-Sissi a affirmé qu’il comptait parmi ceux qui croient en la paix, la stabilité et le développement, tout en soulignant la nécessité d'exploiter les ressources disponibles. Il a ainsi insisté sur le rôle primordial de la stabilité dans la réalisation du développement.
lundi, 26 octobre 2026 / 12:01
Le Président Abdel Fattah Al-Sissi a reçu, ce matin, au Palais “Al-Ittihadiya”, les Ministres et les Chefs des délégations participants à la 9e édition de la Semaine du Caire de l’eau 2026, en présence du Dr Hani Sewilam, Ministre des Ressources en eau et de l’Irrigation, et du Dr Badr Abd Al-Aaty, Ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et des Égyptiens à l’étranger.
Le porte-parole officiel de la Présidence de la République a déclaré que le Président Al-Sissi a prononcé une allocution lors de la réunion, dont voici le texte :
« Mesdames et Messieurs les Ministres et les Chefs des délégations participants à la 9e édition de la Semaine du Caire de l’eau,
Je vous souhaite la bienvenue au Caire et tiens à vous exprimer ma reconnaissance pour votre participation à cette édition de la Semaine du Caire de l’eau, devenue une importante plateforme internationale de dialogue, d’échange d’expertises et de développement de partenariats.
Je voudrais souligner que les questions liées à l’eau occupent une place prioritaire dans la politique étrangère égyptienne, dans la mesure où l’eau constitue un pilier de la coopération, du développement et de la prospérité partagée, et non une cause de conflits ou de différends.
Je tiens à affirmer que l’Égypte n’est pas seule face aux défis liés à l’eau. La plupart des pays du monde souffrent de la rareté des ressources hydriques, des risques de sécheresse et d’inondations, ainsi que de l’augmentation de la demande en eau, en denrées alimentaires et en énergie. Dès lors, la sécurité hydrique est devenue une responsabilité commune qui exige une coopération internationale efficace, des financements suffisants, des transferts de technologie et le renforcement des capacités.
Je souligne à cet égard que l’Égypte est convaincue de l’importance de renforcer la coopération dans le domaine de l’eau sur la base du respect des règles du droit international. Elle veille à favoriser les échanges d’expertises ainsi que la mise en place de partenariats et de projets servant les intérêts des peuples.
Je tiens à rappeler que l’Égypte dépend du Nil pour plus de 98 % de ses ressources en eau renouvelables, lesquelles proviennent intégralement de l’extérieur de ses frontières. Elle figure également parmi les pays les plus arides au monde, avec une pluviométrie moyenne qui ne dépasse pas 18 millimètres par an. La disponibilité en eau par habitant est tombée à environ 473 mètres cubes par an. C’est pourquoi l’Égypte réutilise chaque année près de 23 milliards de mètres cubes d’eau, chaque goutte d’eau ayant désormais une valeur considérable.
Nos efforts ne se sont pas limités à la gestion de la rareté de l’eau. Nous avons lancé la deuxième génération du système de gestion de l’eau en Égypte, fondée sur une gestion intelligente de l’eau, la transformation numérique, le développement des infrastructures et le renforcement de la capacité d’adaptation aux changements climatiques. Nous sommes disposés à partager cette expérience avec nos partenaires.
Dans ce contexte, je tiens à réaffirmer que l’Égypte respecte et soutient le droit de tous les pays du bassin du Nil au développement. Cet engagement s’est concrétisé par notre coopération dans le cadre des projets de développement proposés au titre des programmes d’investissement des pays du bassin méridional du Nil.
L’expérience a également démontré que la notification préalable, l’échange d’études et la concertation constituent des outils importants pour instaurer la confiance et faciliter le financement des projets. Ils ne sauraient être considérés comme des moyens d’entraver le développement ou d’imposer une tutelle à quelque État que ce soit. À cet égard, nous aspirons à consolider la même approche dans le bassin oriental du Nil, de manière à servir les intérêts de l’Égypte, du Soudan et de l’Éthiopie.
Le bassin du Nil ne manque pas de ressources : il reçoit environ 2 050 milliards de mètres cubes de précipitations par an, dont seulement quelque 84 milliards de mètres cubes atteignent Assouan en moyenne, soit à peine 4 à 5 %.
J’appelle à optimiser l’utilisation des ressources disponibles dans les pays du bassin, qu’il s’agisse des précipitations, des terres ou des sources d’énergie renouvelable, afin de les transformer en opportunités de développement et de prospérité partagée. Je souligne également l’importance de disposer d’un cadre fédérateur réunissant tous les pays du bassin. À ce jour, quatre d’entre eux ne sont toujours pas parties à l’accord-cadre. Pour parvenir à réunir l’ensemble des pays, il convient de répondre à leurs préoccupations, au moyen d’un amendement convenu d’un commun accord ou d’un protocole additionnel, dans le cadre du processus de concertation du Conseil des ministres de l’Eau.
L’Égypte a assuré la présidence du Conseil des ministres africains de l’Eau pour la période 2023-2025 et a contribué à l’élaboration de la Vision africaine de l’eau 2063. Elle a également créé le Centre africain de l’eau et de l’adaptation au changement climatique afin de former les cadres africains. Par ailleurs, elle assure la présidence du Conseil de gouvernance de la Facilité africaine de l’eau pour la période 2025-2027. Sa nouvelle stratégie pour 2026-2030 a été adoptée au Caire, et l’Égypte œuvre avec ses partenaires à la mobilisation de financements en faveur des projets liés à l’eau en Afrique.
Au niveau arabe, l’Égypte prend la présidence du Conseil ministériel arabe de l’eau lors de sa 17e session, accueillie cette semaine au Caire, parallèlement à la tenue de la 7e Conférence arabe de l’eau dans la capitale égyptienne, contribuant ainsi au renforcement de la coopération arabe dans ce domaine.
À l’échelle internationale, l’Égypte a eu l’honneur de co-présider avec le Japon, pour la deuxième fois consécutive, le troisième dialogue interactif intitulé “L’eau pour la planète”, ce qui témoigne de la confiance internationale dans son rôle en matière de questions liées à l’eau.
Nous aspirons à élargir la coopération avec nos partenaires internationaux dans les domaines du financement, du transfert de technologie et du renforcement des capacités, afin de soutenir les projets liés à l’eau et de réaliser les objectifs de développement.
Je tiens à affirmer que le développement et la sécurité hydrique sont des droits pour tous et que l’Égypte tend la main à une coopération fondée sur le droit international, la concertation, la coordination, le bon voisinage et le principe de ne pas causer de préjudice.
Le Nil nous rassemble et nos intérêts communs dépassent tout différend. Nous renouvelons notre appel à faire de l’eau un instrument de paix et de prospérité partagée, à passer de la gestion des crises à l’élaboration de solutions, et des engagements à leur mise en œuvre. »
Le porte-parole officiel a indiqué que les ministres ont, de leur côté, souligné le rôle vital et central de l’Égypte dans la gestion des questions liées à l’eau et le renforcement de la coopération régionale et internationale. Ils ont salué le statut de la « Semaine du Caire de l’eau », devenue une importante plateforme mondiale de dialogue et d’échange d’expertises. Ils ont également mis en avant la capacité des solutions scientifiques à répondre aux défis liés à l’eau, l’importance du partage des expériences et des connaissances dans ce domaine, ainsi que la nécessité d’une action commune pour faire face aux défis connexes.
Pour sa part, le Dr Hani Sewilam, ministre des Ressources en eau et de l’Irrigation, a souligné que le monde est confronté à des défis hydriques sans précédent en raison des changements climatiques. Il a affirmé que leur prise en charge exige la mise en place de systèmes hydriques plus résilients et le passage d’une gestion des crises à une gestion anticipative. Le Dr Sewilam a présenté les spécificités de la situation hydrique en Égypte, qui figure parmi les pays les plus touchés par la rareté de l’eau et dépend presque entièrement du Nil. Il a réaffirmé que la gestion des cours d’eau internationaux devait reposer sur la coopération, la transparence et le respect des règles du droit international, de manière à garantir les intérêts de tous les États riverains.
Le porte-parole officiel a ajouté qu’à la clôture de la rencontre, le Président Al-Sissi a souligné que l’Égypte souffrait de la rareté de l’eau et qu’il est important que chacun comprenne la position de l’Égypte et son point de vue sur les questions hydriques, d’autant plus que le Nil constitue pratiquement sa seule ressource en eau.
Le Président Al-Sissi a ajouté que l’État égyptien a déployé des efforts considérables et réalisé des projets d’envergure afin d’optimiser l’utilisation de l’eau et de la recycler, compte tenu du fait que la population de l’Égypte atteint désormais 110 millions d’habitants, auxquels s’ajoutent 10 millions d’étrangers résidant dans le pays. SE a précisé que la seule demande de l’Égypte était que sa quote-part des eaux du Nil ne soit pas compromise, soulignant que « l’eau est un droit exclusif de tous et ne peut être exploitée à des fins politiques ».
Dans ce contexte, M. le Président a indiqué que les volumes d’eau et les précipitations dans le bassin du Nil étaient suffisants pour répondre aux besoins de tous, ajoutant qu’une coopération permettant la réalisation des projets concernés sera bénéfique à l’ensemble des parties. Il a également affirmé qu’il existe des modèles de coopération à suivre entre des pays partageant des cours d’eau internationaux transfrontaliers, conformément au droit international.
Le Président Al-Sissi a affirmé qu’il comptait parmi ceux qui croient en la paix, la stabilité et le développement, tout en soulignant la nécessité d'exploiter les ressources disponibles. Il a ainsi insisté sur le rôle primordial de la stabilité dans la réalisation du développement.