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74e anniversaire de la Fête de la Police

Le Samedi 24/1/2026 

Le Président Al-Sissi assiste à la célébration du 74ᵉ anniversaire de la Fête de la Police

Le Président Abdel Fattah Al-Sissi a assisté à la célébration du 74e anniversaire de la Fête de la Police. À son arrivée au siège de la cérémonie, à l’Académie de police, Son Excellence a été accueilli par le général de division Mahmoud Tawfikq, Ministre de l’Intérieur.

Au début de la célébration, la garde d’honneur a rendu les honneurs militaires et que l’hymne national de la République arabe d’Égypte a été joué. Le Président s’est ensuite dirigé vers le Mémorial pour y déposer une gerbe de fleurs, ainsi que la l’hymne du martyr a été joué. Son Excellence a ensuite salué les hauts responsables de l’État ainsi que les membres du Conseil suprême de la police.

M. le Président a également tenu une réunion avec les membres du Conseil suprême de la police, en présence du Dr Mostafa Madbouly, Premier Ministre, et du général de division Mahmoud Tawfiq, Ministre de l’Intérieur.
À l’issue de la réunion, le Ministre de l’Intérieur a offert à SE M. le Président le Saint Coran, puis une photo de groupe a été prise avec les membres du Conseil suprême de la police.

Le programme de la célébration comprenait la présentation de l’opérette « L’Histoire d’une patrie », suivie d’une reconstitution de l’épopée du Martyr, le colonel Rami Hilal, dans un segment spécial, qui s’est conclu par la salutation de M. le Président à la famille du martyr et à son fils. La cérémonie s’est poursuivie par une séquence musicale consacrée aux martyrs de la police, un film documentaire illustrant le déploiement des forces et des équipements de l’Autorité de la police, puis un autre film retraçant les entraînements des forces de police.

Pour sa part, le général de division Mahmoud Tawfiq, Ministre de l’Intérieur, a prononcé une allocution à cette occasion, qu’il a conclue par la remise d’un cadeau commémoratif à M. le Président, consistant en une maquette incarnant des monuments historiques et modernes de la République arabe d’Égypte, surmontée de l’aigle de la police et du chiffre (74), à l’occasion de la Fête de la Police 2026, en tant que symbole de la Nouvelle République.

À l’issue de la cérémonie, SE M. le Président a décerné quatre décorations aux familles des martyrs de la police, et a également attribué des médailles à douze officiers en reconnaissance de leurs efforts sincères au service de la patrie.

De plus, SE M. le Président a prononcé une allocution à l’occasion du soixante-quatorzième anniversaire de la Fête de la Police égyptienne.

Ensuite, M. le Président a participé à un déjeuner en présence de hauts responsables de l’État et d’un groupe de journalistes, au cours duquel s’est tenu un dialogue interactif portant sur l’évolution de la situation intérieure ainsi que sur les développements régionaux et internationaux.
À cet égard, il a été souligné la nécessité de s’attacher à rectifier le discours médiatique, de poursuivre les efforts de réforme des institutions et des appareils de l’État, et de veiller à l’application de critères strictement objectifs et impartiaux dans les nominations au sein des structures de l’État. L’accent a également été mise sur l’importance de poursuivre la réforme du système éducatif et de faire face aux problématiques qui y sont liées, ainsi que de continuer à déployer des efforts soutenus pour le développement du système de santé en Égypte.

SE M. le Président a, en outre, souligné la nécessité de garantir la bonne gouvernance et la rationalité dans la gestion des institutions et des appareils de l’État, réaffirmant l’attachement de l’Égypte à une politique étrangère fondée sur le respect du droit international, des relations pacifiques entre les États, et la recherche de la stabilité et de la paix.

‏Discours du Président Al-Sissi au 74e anniversaire de la Fête de la Police

Au nom d’Allah, le Tout Clément, le Très Miséricordieux,

Louange à Allah, Seigneur de l’univers,
Mesdames et Messieurs les membres de la Police,
Distingués invités,
À l’occasion du soixante-quatorzième anniversaire de la Fête de la Police égyptienne, il m’est particulièrement agréable d’adresser mes plus sincères félicitations et ma profonde reconnaissance aux femmes et aux hommes courageux de la Police, qui se tiennent en permanence à l’avant-garde du front intérieur, en gardiens de la sécurité, rempart de la stabilité et bouclier protecteur, défendant la terre bénie d’Égypte et son peuple authentique contre toute menace ou danger.
À cette occasion, nous renouvelons notre engagement et notre fidélité envers les martyrs vertueux de la Police, qui ont sacrifié leurs vies pures pour la patrie, inscrivant par leur sang et leurs sacrifices éternels les plus nobles pages de bravoure et de dévouement.
Si la dette envers les martyrs est trop grande pour être pleinement acquittée, nous resterons néanmoins fidèles à leur mémoire et résolus à assumer notre devoir envers leurs familles et leurs proches, qui méritent de notre part tout le soutien, l’attention et la considération.

( En vérité, alors que nous sommes réunis aujourd’hui en présence des familles des martyrs et des blessés, nous rappelons à chaque rencontre que les sacrifices ne s’éteignent jamais. Chaque fois que nous rencontrons les familles des martyrs, nous renouvelons notre engagement empreint de gratitude à leur égard, et je réaffirme que les institutions de l’État sont pleinement engagées à leur apporter tout le soutien nécessaire.
À cet égard, il est impératif d’organiser, tout au long de l’année, les diverses activités dédiées à la rencontre des familles des martyrs et des blessés, à travers des programmes spécialement conçus à l’Académie de police et à l’Académie militaire. J’adresse ici tous mes hommages, mon estime, mon respect et ma fierté à ceux qui ont sacrifié leur vie…

Sans m’attarder sur les mesures prises en faveur des familles des martyrs, je tiens toutefois à souligner que, depuis environ huit à neuf ans, un Fonds pour les martyrs et les blessés a été créé. Ce Fonds englobe les martyrs et les blessés de toutes les guerres, y compris ceux des conflits de 1948, 1956 et 1967, de la guerre d’usure, ainsi que les civils ayant participé à la construction du mur de missiles, de la guerre d’Octobre 1973, et jusqu’aux conflits ultérieurs menés dans la lutte contre le terrorisme, parmi les membres des Forces Armées, de la police, du corps judiciaire, du ministère des Affaires étrangères et d’autres institutions de l’État.

Je tiens également à évoquer l’initiative élaborée en faveur des enfants des familles des martyrs, à travers ce Fonds, en coordination avec la Banque centrale et la Compagnie nationale d’assurances, visant au versement d’un montant financier aux enfants des martyrs et des blessés à l’âge de 21 ans, conformément aux données disponibles.

Je réaffirme, encore une fois, notre soutien indéfectible aux familles des martyrs. Hommage aux martyrs de la patrie : ils demeurent à jamais dans nos cœurs.)

Chers frères, chères sœurs
Notre célébration de cette année intervient alors que le monde est secoué par des conflits autour des territoires, des ressources et des sphères d’influence, et connaît des affrontements idéologiques et économiques ainsi que des défis sans précédent, ébranlant les fondements des États et dilapidant les richesses des peuples, de l’Est à l’Ouest, du Nord au Sud.
Face à cette réalité, je réaffirme que la Terre est suffisamment vaste pour tous, et que les religions célestes ainsi que les valeurs humaines rejettent les pratiques odieuses dont le monde est aujourd’hui témoin, et dont la poursuite menace de provoquer l’effondrement du système du droit international et de saper l’ordre mondial établi à l’issue de la Seconde Guerre mondiale.
Grâce à Allah, à la la force de ses Forces Armées et de sa Police civile, aux efforts de l’ensemble de ses institutions et à la conscience éclairée de son peuple authentique, l’Égypte demeurera une forteresse imprenable face aux troubles et un havre de sécurité et de stabilité.
Elle est devenue, comme elle l’a toujours été à travers les âges, un refuge sûr pour des millions de ressortissants d’autres pays.
Ainsi, l’Égypte reste un rempart fort face aux vagues de l’immigration clandestine, sans jamais transformer cette question en instrument de marchandage ou en moyen de pression, au détriment des valeurs humaines.
L’Égypte poursuit son rôle historique, tant au niveau régional qu’international, fidèle à ses principes constants de rejet de la violence, d’appel à la paix, d’attachement aux politiques de construction et de prospérité, et de refus de toute spoliation des ressources d’autrui.
L’« Accord de Charm Al-Cheikh » pour le cessez-le-feu dans la bande de Gaza constitue un témoignage vivant des efforts déployés par l’Égypte, en coordination avec ses partenaires, en vue d’instaurer la paix et la stabilité.
Je tiens à souligner que nous œuvrons avec la plus grande détermination à la mise en œuvre intégrale de cet accord et à faire échec à toute tentative de le contourner, notamment au regard des efforts considérables déployés par le Président américain, Donald Trump, pour parvenir à cet accord.
Depuis cette tribune, je réitère la nécessité de ne pas entraver l’acheminement de l’aide humanitaire destinée à nos frères à Gaza, l’obligation de mettre pleinement en œuvre la deuxième phase de l’accord, et d’engager sans délai le processus de reconstruction de la bande de Gaza afin qu’elle redevienne apte à offrir une vie digne.
Je réaffirme également l’importance de mettre fin aux pratiques systématiques à l’encontre du peuple palestinien sur ses terres occupées, et rejette catégoriquement toute tentative ou manœuvre visant à le déplacer de sa patrie.
Je mets en garde contre le déplacement de près de deux millions et demi de Palestiniens hors de la bande de Gaza, ce qui équivaudrait à une liquidation de la cause palestinienne et conduirait à des mouvements de populations massifs vers l’Europe et les pays occidentaux, avec des répercussions sécuritaires, économiques et sociales graves, que nul ne serait en mesure de supporter.
Dans le même contexte, et au regard des tentatives observées dans certains pays — devenues un schéma récurrent — l’Égypte affirme son rejet absolu et sans équivoque de toute démarche visant à diviser les États de la région, à amputer leurs territoires ou à créer des milices et des entités parallèles aux armées et aux institutions nationales légitimes.
L’Égypte considère que de telles pratiques dans les pays voisins constituent une ligne rouge qu’elle ne permettra pas de franchir, en raison de leur impact direct sur la sécurité nationale égyptienne.

(Je tiens ici à vous réaffirmer que les institutions de l’État constituent un pilier de stabilité et de sécurité pour l’État. Les milices ne protègent pas les États ; les pays qui ont cru que la création de milices pouvait contribuer à la protection des régimes ont vu ces milices se transformer en instruments de destruction des États. Ceux qui ont emprunté cette voie ont disparu, et c’est Allah, le Tout-Puissant, qui a préservé cet État.)

(Je souligne également que nous sommes appelés à prémunir la jeunesse égyptienne — en particulier ceux qui n’ont pas été conscients de la phase de l’année 2011 — face aux risques liés à l’utilisation inappropriée des réseaux sociaux, notamment à la lumière de l’intelligence artificielle IA, qui peut créer des contextes artificiels et trompeurs. Je réaffirme que la protection de l’État ne repose pas uniquement sur des mesures sécuritaires, mais aussi sur des actions menées par les différentes institutions de l’État, notamment les mosquées, les églises, les universités et les écoles.

Il existe un coût considérable à l’instabilité : toute perturbation survenant dans un pays a un prix qui affecte à la fois le présent et l’avenir. Il est donc impératif d’agir à la source, au sein des universités, des lieux de culte et des foyers. Dans ce contexte, la question de la sensibilisation est essentielle. Nous avons définitivement vaincu la vague terroriste en 2022, et il incombe désormais aux institutions de l’État de poursuivre les efforts de sensibilisation des citoyens. L’objectif n’est pas la protection d’un régime, mais la préservation de l’État ; il convient d’adopter toutes les mesures nécessaires, notamment la diffusion de la conscience et de la vigilance. Je souligne enfin que les parlements ont adopté des législations visant à encadrer l’utilisation des téléphones portables jusqu’à un certain âge.)


Le Grand peuple d’Égypte,
L’extrémisme, sous ses formes odieuses et à travers ses idées destructrices, ne trouvera ni terre ni refuge en Égypte.
L’unité nationale demeure notre bouclier protecteur, ( Je réaffirme que tous les citoyens sont égaux dans ce pays ; nous avons pris des mesures et ancré des pratiques visant à consacrer le respect mutuel. J’en appelle à ce que nous soyons les gardiens de la liberté, d’autant plus que les idées extrémistes trouvent leur origine dans l’ignorance d’Allah, le Tout-Puissant.)

Je réaffirme que la vigilance de nos Forces Armées, de notre Police et la conscience de notre peuple constituent le mur contre lequel se brisent toutes les conspirations, intrigues et rumeurs malveillantes.
Quelles que soient les tentatives des ennemis pour semer le poison des idées subversives ou diffuser des rumeurs fallacieuses, elles sont vouées à l’échec et à la disparition.
L’Égypte, avec l’aide d’Allah, restera à l’abri des discordes, protégée contre les complots et résolument engagée sur la voie de la construction et de la prospérité, sans jamais se laisser détourner par la malveillance des malintentionnés ni par les manœuvres des conspirateurs.

(Je vous le dis : soyez fiers de votre pays, qui ne s’est jamais impliqué dans des complots, ni dans la destruction ou l’assassinat de quiconque dans la région.)

À l’occasion de cette célébration, je renouvelle mon engagement envers notre peuple fier : l’État égyptien avance avec des pas fermes et réfléchis, une volonté inébranlable et une détermination sans faille sur la bonne voie, en direction de nouvelles réformes économiques, du renforcement du rôle du secteur privé et de l’exploitation optimale de nos ressources et de nos richesses, afin d’améliorer le niveau de vie du citoyen égyptien et de lui assurer la vie digne qu’il mérite.
Nous déployons tous les efforts nécessaires pour bâtir des générations prometteuses et former des cadres jeunes dans tous les domaines, afin qu’ils soient la locomotive qui propulse l’État vers de nouveaux horizons de développement et de progrès, et place l’Égypte à la position éminente qui lui sied parmi les nations.

(Je tiens à souligner ici que les problèmes survenus en 2010 et auparavant constituaient des prémices de la situation que connaissait l’Égypte, les institutions de l’État étant alors en difficulté. Il était donc indispensable de procéder à la réforme des institutions de l’État avec calme, selon une vision planifiée et progressive, en déployant le maximum d’efforts.
Des programmes sont mis en œuvre pour le développement de l’ensemble des institutions de l’État ; la durée du processus de réforme est longue. Il existe des programmes avancés et crédibles ciblant la modernisation, alors chaque institution se doit d’exercer une autocritique honnête. En effet, le passage du retard au progrès requiert un temps considérable.)

Enfin, je renouvelle mes félicitations à la vénérable Institution policière, en affirmant que l’Égypte restera fière du rôle essentiel que vous assumez dans la préservation de la sécurité, la protection de l’État de droit et la défense de tous ceux qui vivent sur sa terre bénie.
Qu’Allah vous accorde le succès et guide vos pas.
Bonne fête à vous tous,
Et pour toujours et à jamais:
Vive l’Égypte… Vive l’Égypte… Vive l’Égypte.
Que la paix, la miséricorde et les bénédictions d’Allah soient sur vous.

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24 / 01 / 2026 - 24 / 01 / 2026

74e anniversaire de la Fête de la Police

Le Samedi 24/1/2026 

Le Président Al-Sissi assiste à la célébration du 74ᵉ anniversaire de la Fête de la Police

Le Président Abdel Fattah Al-Sissi a assisté à la célébration du 74e anniversaire de la Fête de la Police. À son arrivée au siège de la cérémonie, à l’Académie de police, Son Excellence a été accueilli par le général de division Mahmoud Tawfikq, Ministre de l’Intérieur.

Au début de la célébration, la garde d’honneur a rendu les honneurs militaires et que l’hymne national de la République arabe d’Égypte a été joué. Le Président s’est ensuite dirigé vers le Mémorial pour y déposer une gerbe de fleurs, ainsi que la l’hymne du martyr a été joué. Son Excellence a ensuite salué les hauts responsables de l’État ainsi que les membres du Conseil suprême de la police.

M. le Président a également tenu une réunion avec les membres du Conseil suprême de la police, en présence du Dr Mostafa Madbouly, Premier Ministre, et du général de division Mahmoud Tawfiq, Ministre de l’Intérieur.
À l’issue de la réunion, le Ministre de l’Intérieur a offert à SE M. le Président le Saint Coran, puis une photo de groupe a été prise avec les membres du Conseil suprême de la police.

Le programme de la célébration comprenait la présentation de l’opérette « L’Histoire d’une patrie », suivie d’une reconstitution de l’épopée du Martyr, le colonel Rami Hilal, dans un segment spécial, qui s’est conclu par la salutation de M. le Président à la famille du martyr et à son fils. La cérémonie s’est poursuivie par une séquence musicale consacrée aux martyrs de la police, un film documentaire illustrant le déploiement des forces et des équipements de l’Autorité de la police, puis un autre film retraçant les entraînements des forces de police.

Pour sa part, le général de division Mahmoud Tawfiq, Ministre de l’Intérieur, a prononcé une allocution à cette occasion, qu’il a conclue par la remise d’un cadeau commémoratif à M. le Président, consistant en une maquette incarnant des monuments historiques et modernes de la République arabe d’Égypte, surmontée de l’aigle de la police et du chiffre (74), à l’occasion de la Fête de la Police 2026, en tant que symbole de la Nouvelle République.

À l’issue de la cérémonie, SE M. le Président a décerné quatre décorations aux familles des martyrs de la police, et a également attribué des médailles à douze officiers en reconnaissance de leurs efforts sincères au service de la patrie.

De plus, SE M. le Président a prononcé une allocution à l’occasion du soixante-quatorzième anniversaire de la Fête de la Police égyptienne.

Ensuite, M. le Président a participé à un déjeuner en présence de hauts responsables de l’État et d’un groupe de journalistes, au cours duquel s’est tenu un dialogue interactif portant sur l’évolution de la situation intérieure ainsi que sur les développements régionaux et internationaux.
À cet égard, il a été souligné la nécessité de s’attacher à rectifier le discours médiatique, de poursuivre les efforts de réforme des institutions et des appareils de l’État, et de veiller à l’application de critères strictement objectifs et impartiaux dans les nominations au sein des structures de l’État. L’accent a également été mise sur l’importance de poursuivre la réforme du système éducatif et de faire face aux problématiques qui y sont liées, ainsi que de continuer à déployer des efforts soutenus pour le développement du système de santé en Égypte.

SE M. le Président a, en outre, souligné la nécessité de garantir la bonne gouvernance et la rationalité dans la gestion des institutions et des appareils de l’État, réaffirmant l’attachement de l’Égypte à une politique étrangère fondée sur le respect du droit international, des relations pacifiques entre les États, et la recherche de la stabilité et de la paix.

‏Discours du Président Al-Sissi au 74e anniversaire de la Fête de la Police

Au nom d’Allah, le Tout Clément, le Très Miséricordieux,

Louange à Allah, Seigneur de l’univers,
Mesdames et Messieurs les membres de la Police,
Distingués invités,
À l’occasion du soixante-quatorzième anniversaire de la Fête de la Police égyptienne, il m’est particulièrement agréable d’adresser mes plus sincères félicitations et ma profonde reconnaissance aux femmes et aux hommes courageux de la Police, qui se tiennent en permanence à l’avant-garde du front intérieur, en gardiens de la sécurité, rempart de la stabilité et bouclier protecteur, défendant la terre bénie d’Égypte et son peuple authentique contre toute menace ou danger.
À cette occasion, nous renouvelons notre engagement et notre fidélité envers les martyrs vertueux de la Police, qui ont sacrifié leurs vies pures pour la patrie, inscrivant par leur sang et leurs sacrifices éternels les plus nobles pages de bravoure et de dévouement.
Si la dette envers les martyrs est trop grande pour être pleinement acquittée, nous resterons néanmoins fidèles à leur mémoire et résolus à assumer notre devoir envers leurs familles et leurs proches, qui méritent de notre part tout le soutien, l’attention et la considération.

( En vérité, alors que nous sommes réunis aujourd’hui en présence des familles des martyrs et des blessés, nous rappelons à chaque rencontre que les sacrifices ne s’éteignent jamais. Chaque fois que nous rencontrons les familles des martyrs, nous renouvelons notre engagement empreint de gratitude à leur égard, et je réaffirme que les institutions de l’État sont pleinement engagées à leur apporter tout le soutien nécessaire.
À cet égard, il est impératif d’organiser, tout au long de l’année, les diverses activités dédiées à la rencontre des familles des martyrs et des blessés, à travers des programmes spécialement conçus à l’Académie de police et à l’Académie militaire. J’adresse ici tous mes hommages, mon estime, mon respect et ma fierté à ceux qui ont sacrifié leur vie…

Sans m’attarder sur les mesures prises en faveur des familles des martyrs, je tiens toutefois à souligner que, depuis environ huit à neuf ans, un Fonds pour les martyrs et les blessés a été créé. Ce Fonds englobe les martyrs et les blessés de toutes les guerres, y compris ceux des conflits de 1948, 1956 et 1967, de la guerre d’usure, ainsi que les civils ayant participé à la construction du mur de missiles, de la guerre d’Octobre 1973, et jusqu’aux conflits ultérieurs menés dans la lutte contre le terrorisme, parmi les membres des Forces Armées, de la police, du corps judiciaire, du ministère des Affaires étrangères et d’autres institutions de l’État.

Je tiens également à évoquer l’initiative élaborée en faveur des enfants des familles des martyrs, à travers ce Fonds, en coordination avec la Banque centrale et la Compagnie nationale d’assurances, visant au versement d’un montant financier aux enfants des martyrs et des blessés à l’âge de 21 ans, conformément aux données disponibles.

Je réaffirme, encore une fois, notre soutien indéfectible aux familles des martyrs. Hommage aux martyrs de la patrie : ils demeurent à jamais dans nos cœurs.)

Chers frères, chères sœurs
Notre célébration de cette année intervient alors que le monde est secoué par des conflits autour des territoires, des ressources et des sphères d’influence, et connaît des affrontements idéologiques et économiques ainsi que des défis sans précédent, ébranlant les fondements des États et dilapidant les richesses des peuples, de l’Est à l’Ouest, du Nord au Sud.
Face à cette réalité, je réaffirme que la Terre est suffisamment vaste pour tous, et que les religions célestes ainsi que les valeurs humaines rejettent les pratiques odieuses dont le monde est aujourd’hui témoin, et dont la poursuite menace de provoquer l’effondrement du système du droit international et de saper l’ordre mondial établi à l’issue de la Seconde Guerre mondiale.
Grâce à Allah, à la la force de ses Forces Armées et de sa Police civile, aux efforts de l’ensemble de ses institutions et à la conscience éclairée de son peuple authentique, l’Égypte demeurera une forteresse imprenable face aux troubles et un havre de sécurité et de stabilité.
Elle est devenue, comme elle l’a toujours été à travers les âges, un refuge sûr pour des millions de ressortissants d’autres pays.
Ainsi, l’Égypte reste un rempart fort face aux vagues de l’immigration clandestine, sans jamais transformer cette question en instrument de marchandage ou en moyen de pression, au détriment des valeurs humaines.
L’Égypte poursuit son rôle historique, tant au niveau régional qu’international, fidèle à ses principes constants de rejet de la violence, d’appel à la paix, d’attachement aux politiques de construction et de prospérité, et de refus de toute spoliation des ressources d’autrui.
L’« Accord de Charm Al-Cheikh » pour le cessez-le-feu dans la bande de Gaza constitue un témoignage vivant des efforts déployés par l’Égypte, en coordination avec ses partenaires, en vue d’instaurer la paix et la stabilité.
Je tiens à souligner que nous œuvrons avec la plus grande détermination à la mise en œuvre intégrale de cet accord et à faire échec à toute tentative de le contourner, notamment au regard des efforts considérables déployés par le Président américain, Donald Trump, pour parvenir à cet accord.
Depuis cette tribune, je réitère la nécessité de ne pas entraver l’acheminement de l’aide humanitaire destinée à nos frères à Gaza, l’obligation de mettre pleinement en œuvre la deuxième phase de l’accord, et d’engager sans délai le processus de reconstruction de la bande de Gaza afin qu’elle redevienne apte à offrir une vie digne.
Je réaffirme également l’importance de mettre fin aux pratiques systématiques à l’encontre du peuple palestinien sur ses terres occupées, et rejette catégoriquement toute tentative ou manœuvre visant à le déplacer de sa patrie.
Je mets en garde contre le déplacement de près de deux millions et demi de Palestiniens hors de la bande de Gaza, ce qui équivaudrait à une liquidation de la cause palestinienne et conduirait à des mouvements de populations massifs vers l’Europe et les pays occidentaux, avec des répercussions sécuritaires, économiques et sociales graves, que nul ne serait en mesure de supporter.
Dans le même contexte, et au regard des tentatives observées dans certains pays — devenues un schéma récurrent — l’Égypte affirme son rejet absolu et sans équivoque de toute démarche visant à diviser les États de la région, à amputer leurs territoires ou à créer des milices et des entités parallèles aux armées et aux institutions nationales légitimes.
L’Égypte considère que de telles pratiques dans les pays voisins constituent une ligne rouge qu’elle ne permettra pas de franchir, en raison de leur impact direct sur la sécurité nationale égyptienne.

(Je tiens ici à vous réaffirmer que les institutions de l’État constituent un pilier de stabilité et de sécurité pour l’État. Les milices ne protègent pas les États ; les pays qui ont cru que la création de milices pouvait contribuer à la protection des régimes ont vu ces milices se transformer en instruments de destruction des États. Ceux qui ont emprunté cette voie ont disparu, et c’est Allah, le Tout-Puissant, qui a préservé cet État.)

(Je souligne également que nous sommes appelés à prémunir la jeunesse égyptienne — en particulier ceux qui n’ont pas été conscients de la phase de l’année 2011 — face aux risques liés à l’utilisation inappropriée des réseaux sociaux, notamment à la lumière de l’intelligence artificielle IA, qui peut créer des contextes artificiels et trompeurs. Je réaffirme que la protection de l’État ne repose pas uniquement sur des mesures sécuritaires, mais aussi sur des actions menées par les différentes institutions de l’État, notamment les mosquées, les églises, les universités et les écoles.

Il existe un coût considérable à l’instabilité : toute perturbation survenant dans un pays a un prix qui affecte à la fois le présent et l’avenir. Il est donc impératif d’agir à la source, au sein des universités, des lieux de culte et des foyers. Dans ce contexte, la question de la sensibilisation est essentielle. Nous avons définitivement vaincu la vague terroriste en 2022, et il incombe désormais aux institutions de l’État de poursuivre les efforts de sensibilisation des citoyens. L’objectif n’est pas la protection d’un régime, mais la préservation de l’État ; il convient d’adopter toutes les mesures nécessaires, notamment la diffusion de la conscience et de la vigilance. Je souligne enfin que les parlements ont adopté des législations visant à encadrer l’utilisation des téléphones portables jusqu’à un certain âge.)


Le Grand peuple d’Égypte,
L’extrémisme, sous ses formes odieuses et à travers ses idées destructrices, ne trouvera ni terre ni refuge en Égypte.
L’unité nationale demeure notre bouclier protecteur, ( Je réaffirme que tous les citoyens sont égaux dans ce pays ; nous avons pris des mesures et ancré des pratiques visant à consacrer le respect mutuel. J’en appelle à ce que nous soyons les gardiens de la liberté, d’autant plus que les idées extrémistes trouvent leur origine dans l’ignorance d’Allah, le Tout-Puissant.)

Je réaffirme que la vigilance de nos Forces Armées, de notre Police et la conscience de notre peuple constituent le mur contre lequel se brisent toutes les conspirations, intrigues et rumeurs malveillantes.
Quelles que soient les tentatives des ennemis pour semer le poison des idées subversives ou diffuser des rumeurs fallacieuses, elles sont vouées à l’échec et à la disparition.
L’Égypte, avec l’aide d’Allah, restera à l’abri des discordes, protégée contre les complots et résolument engagée sur la voie de la construction et de la prospérité, sans jamais se laisser détourner par la malveillance des malintentionnés ni par les manœuvres des conspirateurs.

(Je vous le dis : soyez fiers de votre pays, qui ne s’est jamais impliqué dans des complots, ni dans la destruction ou l’assassinat de quiconque dans la région.)

À l’occasion de cette célébration, je renouvelle mon engagement envers notre peuple fier : l’État égyptien avance avec des pas fermes et réfléchis, une volonté inébranlable et une détermination sans faille sur la bonne voie, en direction de nouvelles réformes économiques, du renforcement du rôle du secteur privé et de l’exploitation optimale de nos ressources et de nos richesses, afin d’améliorer le niveau de vie du citoyen égyptien et de lui assurer la vie digne qu’il mérite.
Nous déployons tous les efforts nécessaires pour bâtir des générations prometteuses et former des cadres jeunes dans tous les domaines, afin qu’ils soient la locomotive qui propulse l’État vers de nouveaux horizons de développement et de progrès, et place l’Égypte à la position éminente qui lui sied parmi les nations.

(Je tiens à souligner ici que les problèmes survenus en 2010 et auparavant constituaient des prémices de la situation que connaissait l’Égypte, les institutions de l’État étant alors en difficulté. Il était donc indispensable de procéder à la réforme des institutions de l’État avec calme, selon une vision planifiée et progressive, en déployant le maximum d’efforts.
Des programmes sont mis en œuvre pour le développement de l’ensemble des institutions de l’État ; la durée du processus de réforme est longue. Il existe des programmes avancés et crédibles ciblant la modernisation, alors chaque institution se doit d’exercer une autocritique honnête. En effet, le passage du retard au progrès requiert un temps considérable.)

Enfin, je renouvelle mes félicitations à la vénérable Institution policière, en affirmant que l’Égypte restera fière du rôle essentiel que vous assumez dans la préservation de la sécurité, la protection de l’État de droit et la défense de tous ceux qui vivent sur sa terre bénie.
Qu’Allah vous accorde le succès et guide vos pas.
Bonne fête à vous tous,
Et pour toujours et à jamais:
Vive l’Égypte… Vive l’Égypte… Vive l’Égypte.
Que la paix, la miséricorde et les bénédictions d’Allah soient sur vous.